Campagne Infolab.

Campagne Infolab.

Développer une "culture de la donnée" au service des entreprises et des acteurs du territoire.


Juillet 2013

  • Les données – et particulièrement les données ouvertes, ou personnelles - constituent des sujets de plus en plus médiatisés (=dont la presse parle).

    • C’est la 3e édition de l’ODW en France.
    • Chaque année, de nouvelles collectivités ouvrent leurs données, des collectifs citoyens émergent dans les villes de France,
    • Des ateliers hackathon, cartopartie, scrapathon, openbidouille, codinglunch, coding weekend se multiplient…

    Malgré cela, chaque année, nous faisons le constat que les datas sont un sujet de geeks qui restent entre les mains des geeks. Qu’est-ce que cela traduit ?

     

    1) Savoir manipuler des données reste un exercice difficile :

    /// Cela nécessite une certaine culture des données et de compétences techniques :

    • développement informatique (manipulation d’une base de données)
    • de connaissances statistiques (règles d’analyse de grosses quantités de données)
    • des connaissances algorithmiques
    • voire ensuite d’infographie.

    Notons aussi, que le plus souvent, les réutilisateurs de données travaillent en équipe, en collectifs : outre le besoin de compétences techniques, c’est le besoin de partager les points de vue, les analyses, de construire collectivement le sens à extraire des données.

     

    /// Cela nécessite aussi une conscience du « pouvoir » des données

    Conscience de l’existence de données (données personnelles, données publiques ouvertes, données crowdsourcées) et des enjeux sous-jacents (politiques, économiques) ; et conscience des connaissances nouvelles que leur traitement peut faire naître.

     

    2) les solutions

    La solution la plus simple serait que nous devenions rapidement « tous geeks ». Cela passe par le développement de l’enseignement du code, des mathématiques, de l’algorithmique, de la statistique à l’école. Ce type de réflexions gagne du terrain. La Ministre française Fleur Pellerin l’a évoqué récemment. Mais concédons que cela peut prendre un certain temps : une à deux générations.

    Une deuxième solution serait que l’accès à des ressources « outils » mais surtout « ressources humaines » soit facilité. Il existe aujourd’hui beaucoup d’outils en ligne – accessibles gratuitement (je vous renvoie au recensement que nous avons commencé dans le cadre de la campagne Infolab), mais qui sont tous d’un niveau d’usage difficile.

    En dehors de quelques start-up big data, et des moments collectifs de type hackathon, il n’existe pas de ressources humaines, de compétences accessibles. En France, 1, 2, peut-être 3 espaces publics numériques commencent à proposer des formations dans ce sens. Mais rien d’autre.

     

    3) La Campagne Infolab

    La FING a lancé en avril une « campagne » (like recherche-action / R&D) Infolab : en partenariat avec plusieurs collectivités territoriales (Région Paca, les agglomérations de Rennes et Bordeaux, le département de Gironde, la Ville de Paris), l’Etat (Etalab), l’INRIA – organisme de recherches, l’Université Paris 13, les groupes Alcatel-Lucent, la Poste, l’association OKFN

    Le terme Infolab reprend volontairement la métaphore des FabLab : est-ce qu’il est envisageable et « utile » de développer des espaces de bidouilles de la donnée ?

    Quelle autre forme de médiation / intermédiation faut-il développer pour sensibiliser et accompagner un plus grand nombre de public dans la manipulation de données ? entreprises, associations, organismes publiques, citoyens.

    C’est la question que l’on se pose au sein d’un groupe de travail inter-territorial, et à travers des expérimentations terrain.

    A ce stade des réflexions on ne sait pas encore au sein de quel type de structures des infolab pourraient voir le jour (ni comment cela pourrait être financé), mais nous identifions déjà plusieurs missions à remplir :

     

    • Développer des formations « techniques » aux outils existants, et pourquoi pas, de la sensibilisation aux sciences algorithmiques et statiques ;
    • Développer de l’« éducation populaire » (un terme consacré en France : il existe une tradition d’éducation populaire – centres culturels et sociaux, etc.), : sensibilisation et dialogue avec les citoyens autour des enjeux politiques et économiques des données ;
    • Développer des dispositifs d’incubation et d’accompagnement de projets à base de data à des coûts accessibles aux petites structures – entreprise, associations – ou aux petits collectifs ;
    • Stimuler les usages de co-production de données : de production collective de données, car les données publiques ouvertes ne suffiront pas. On le voit par exemple dans le domaine du développement durable ;
    • Proposer des espaces libres ouverts à la « bidouille », et équipés d’outils et de compétences adéquates ;
    • On peut même imaginer que des infolabs accompagnent des démarches de concertation publique (aménagement urbain), de démocratie participative.

     

    Cela commence à mettre en lumière le besoin de métier nouveau : data-scientist, data-artisan, data-community manager… ?

     

    Les Infolabs nous apparaissent utiles en particulier dans leur dimension collective :

    • les données en appellent au développement d’une culture de la collaboration (apprendre à faire avec : d’autres compétences, d’autres données que les siennes).
    • Elles en appellent aussi – paradoxalement - au développement d’un sens critique vis-à-vis de la quantification du monde : les données ne sont pas toujours synonyme d’objectivité, de rigueur et d’impartialité. Or c’est dans la mise en discussion des données que cela se révèle.

     

    Concevoir des espaces de co-élaboration du sens, favoriser les usages collectifs des données, développer une culture des données voilà la mission des Infolab. Les – futurs - Infolabs seront d’autant plus nécessaires que les usages prédictifs des données se développeront. L’avenir se construit à plusieurs. 

    Nous vous invitons à vous joindre aux deux ateliers Infolab qui se tiendront demain : le matin sur le thème des approches décisionnelles, l’après-midi sur le thème des compétences. 

     

     

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    Data – especially open or personal data – has become quite a hot topic in the media.

    • This is the third annual ODW here in France;
    • each year more and more local governments are opening up their data;
    • while, across France, citizen data collectives continue to emerge; and
    • the number of hackathons, data scrapathons, coding lunches, mapping weekends, coding weekends and open DIY workshops continues to grow.

     

    Despite this momentum, data remains ‘geek-specific’. What does this imply?

    1) Wrangling data is still challenging.

    >>  Data wrangling requires a specific technical skill set, and a certain degree of data-related knowledge:

    -       IT development skills (for database manipulation)

    -       Some understanding of statistics (the rules for large-scale data analysis)

    -       A basic familiarity with algorithms

    -       even some graphic design skills

    It is also interesting to note that, usually, data re-users work in teams or as collectives: so apart from the need to share technical expertise, viewpoints and analyses must also be shared, and the meaning extracted from the data is therefore also collectively constructed.

    >> This requires that data re-users have an informed sense of the “power” of data

    An awareness of the existence of data (personal data, open public data, crowdsourced data) and the underlying issues surrounding it (political, economic); plus an awareness of the range of new knowledge data manipulation may give rise to.

    2) Solutions

    The simplest solution would be for us all to become “geeks” as soon as possible.  This could be achieved by adding coding, maths, algorithm and statistics courses to school curricula: an idea that is gaining some traction. In fact, French Minister Fleur Pellerin actually mentioned this very notion recently.

     

    Realistically, this level of implementation would take 1-2 generations to bear fruit.

    Another solution would be to facilitate public access to the necessary tools and resources, and especially “human resources”. There are already many freely available, online tools (have a look at the overview published during our Infolab campaign), but these are all relatively difficult to use. Apart from a few big data startups, and collective efforts like hackathons, no actual human expertise is currently available. There are only maybe 3 public digital centres in France that have begun to offer training of this nature – but that is all.  

    3) The Infolab Campaign

    In April, FING initiated an Infolab action research campaign, in partnership with a number of local authorities (Region Paca agglomerations, Rennes and Bordeaux, the department of Gironde, the City of Paris), the State (Etalab), the INRIA - research organization, the University of Paris 13, Alcatel-Lucent, the French National Post office, and OKFN.

    The term Infolab intentionally adopts the FabLab metaphor: is it possible and is it "useful" to develop publicly accessible “DIY data” spaces?

    What other forms of mediation/intermediation should be developed to educate and support the data manipulation efforts of the general public?

    companies, civil society organisations, government agencies, citizens.

    We are investigating these questions within an inter-territorial workgroup, and through field experiments.

    At this stage, we have yet to identify the organisational structure that could best support the emergence of Infolabs (nor how they might be financed), but we have already identified several tasks they should perform:

    • Develop "technical" training for existing tools, and (why not?) teach the fundamentals of algorithms and statistics;
    • Develop France’s "popular education" (popular here means “of the people”, a notion that implies the education of the general population via social and cultural community centres): which means awareness-raising and dialogue with citizens about the political and economic issues surrounding data and its manipulation;
    • Develop platforms for the incubation and support of data-based projects led by smaller organisations–small businesses, civil society organisations– or small collectives;
    • Stimulate the development and use of co-produced data: especially the collective production of data, as public open data has its limitations. This approach has been adopted in the field of sustainable development, for example;
    • Offer free, open "hack" spaces, equipped with adequate tools and staffed with individuals holding the right sets of skills;
    • Infolabs could even act as vectors for public consultations (urban development), and a participatory democracy.

    These ideas highlight the need for a new class of professionals: call them data-scientists, data-artisans, community data managers… ?

    To us, Infolabs seem especially useful in terms of their collective aspect:

    • Data wrangling calls for the development of a collaborative culture (learning by doing, with “others”: other skills, data other than what is personal, other people).
    • It also – paradoxically – calls for the development of a critical perspective on the quantification of our world: data is not always synonymous with objectivity, thoroughness and impartiality. When data is discussed in a group setting, its ambiguous nature is revealed.

     

    The aim of the Infolabs campaign is to create spaces that foster the collaborative uses of data, where meaning can be co-created, and where data culture can be developed and expanded. The - future - Infolabs will be all the more necessary as more uses for predictive data are developed. The future will be built by many.

    We invite you to join us for the two Infolab workshops taking place tomorrow: the morning session deals with decision-making approaches, and during the afternoon session we will focus on skills.

     

     

     

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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