Campagne Infolab.

Campagne Infolab.

Développer une "culture de la donnée" au service des entreprises et des acteurs du territoire.


Blog de Campagne Infolab.

  • Le 31 janvier dernier la campagne Infolab de la Fing a fait le bilan de son programme Infolab Organisations 2016 : 4 productions inédites sur la culture de la data, réalisées collectivement avec 6 grandes organisations partenaires (l'ADEME, la MAIF, la Région PACA, la Poste, le SGMAP et le groupe UP).

    Retrouvez le résumé complet sur internetactu.net, ainsi que les 4 productions en ligne, soit 3 cahiers et une méthodologie documentée :

    Le poster des 10 commandements de l'expérimentation data fait en outre l'objet d'une publication particulière : http://infolabs.io/cd-xp

    En 2017, dans le cadre sa campagne Infolab, la Fing poursuit ses travaux à travers un nouveau programme intitulé “Parlez-vous data ?”. Ce dernier explorera le déploiement concret de la culture de la donnée dans les organisations, notamment à travers des phases de terrain in-situ : http://fing.org/?Infolab  Pour devenir une organisation partenaire, contactez-nous ! (charles.nepote@fing.org et cchristodoulou@fing.org).



    Article importé: http://infolabs.io/content/infolab-organisations-2016-4-productions-inedites-sur-la-culture-de-la-data
    Par: Charles Nepote
    Publié: February 8, 2017, 3:58 pm

  • La Fing, dans le cadre de sa campagne Mes Infos, publie une charte sur les données de santé : http://mesinfos.fing.org/mes-donnees-ma-sante/

    Le projet MesInfos Santé bénéficie de l'expertise de la Cnil et du parrainage du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

    La charte est dors et déjà signée par plusieurs signataires, vous en trouverez la liste page 2 du document.

     



    Article importé: http://infolabs.io/content/charte-mes-donnees-ma-sante-de-la-campagne-mes-infos-sante
    Par: Armelle Gilliard
    Publié: December 7, 2016, 11:46 am

  • Campagne Infolab.

    MA DATA AU CANADA !

    • Télécharger en PDF
    Par Campagne Infolab. le 7 décembre 2016

    À l'invitation du Consulat général de France à Québec, pour la FING et CIVITEO  retour sur plusieurs rencontres, conférences et débats avec nos cousins québécois. L'occasion de mesurer que de nombreuses questions se posent en termes identiques des deux côtés de l'Atlantique.

    Données ouvertes d'abord. Comme en France, l'Opendata du Quebec cherche un second souffle. Un haut niveau de standardisation, des données de qualité, des collectivités pionnières et exemplaires ne garantissent ni la généralisation de l'ouverture des données, ni surtout un bon niveau de réemploi. Qu'il s'agisse de renforcer la transparence des politiques publiques, de susciter l'appropriation citoyenne, de favoriser un usage pertinent des données, le chemin vers des changements profonds est long et délicat. Les hackathons ne suffisent pas à l'émergence d'une nouvelle culture. Le programme Infolab de la FING intéresse Outre-Atlantique ! Rendez-vous à Paris lors du sommet Opengov des 7, 8 et 9 décembre prochain !

    Algorithmes et Bigdata ensuite. Des échanges avec les chercheurs de l'école polytechnique de Montréal, je ressors avec deux certitudes. D'abord que l'algorithmie va nous conduire vers des modèles prédictifs de plus en plus puissants et performants, et que ces modèles pourront être utilisés au service de l'intérêt général. La prévention de catastrophes et d'accidents par l'analyse combinée de signaux très faibles est déjà techniquement possible. Encore faut-il collecter les données pertinentes. Deuxième conviction : l'avenir de l'algorithmie est open source. Les polémiques naissantes, et justifiées, sur l'opacité de certains processus de traitement de données individuelles disparaîtront lorsque la communauté scientifique et les développeurs généraliseront l'ouverture de leurs algorithmes. 

    Troisième sujet de ce périple quebecois : les données électorales. Sujet ô combien d'actualité chez nos cousins, qui assistent effarés aux derniers rebondissements de la campagne américaine. Répondant à l'invitation de Radio-Canada, j'ai pris part à une émission sur la mise à mal des travaux des politologues par le phénomène Trump. L'occasion d'évoquer les perspectives futures du "Bigdata électoral". Tests grandeur nature en France pour 2017 !

    Enfin, ce séjour intense a été clôturé, par une conférence à Québec sur le "Bigdata et les données personnelles". Quelques jours à peine après le début de la polémique sur le super fichier des identités en France, il a été facile de voir que nous partageons avec nos cousins des préoccupations similaires. Le programme MesInfos de la FING est l'une des pistes vers le "Safe data". À suivre !





    Article importé: http://infolabs.io/content/ma-data-au-canada
    Par: Jacques Priol
    Publié: November 15, 2016, 3:57 pm

  • Les dataviz tangibles (infographie physique) sont des installations participatives qui permettent de mettre en scène des données afin de faciliter leur collecte et leur compréhension. Au délà de l'aspect ludique de ces dispositifs, ce type d'approche dite low tech (basse technologie) et bottom-up (ascendante) permet une véritabe égalité de participation et d'appropriation.

    De quoi s’agit-il

    Cette animation permet lors d’un événement de réaliser une enquête de fréquentation interactive, participative et ludique.

    Les objectifs poursuivis sont les suivants :
    Collecter des données de fréquentation tout en favorisant le dialogue et l’interactivité avec le public. Pour cela,

    • Il s’agit dans un premier temps de préparer un dispositif physique de collecte de données.
    • Il s’agit ensuite d’animer et de filmer le dispositif.

    Comment ça se passe ?

    L’animation s’appuie sur un  dispositif de datavisualisation physique (tangible) qui repose sur l’utilisation de gommettes sur de grands panneaux et sur la participation des visiteurs.

    Préparation

    L'idéal est de préparer l'opération 3 ou 4 semaines avant l'événement pour :

    • Réaliser un pré-enquête avec les questions que vous allez poser lors de l'événement. Vous pourrez ainsi avoir une idée (même vague) des résultats et avoir une première projection visuelle des résultats. (exemple ici, avec une pré-enquête réalisé sur Facebook).
    • Prototyper la dataviz pour avoir un rendu aussi proche de la réalité.
    • Commander le matériel (gommettes, carton plume...)

    Installation et animation

    Il est préférable de pouvoir installer le dispositif la veille de l'événement afin d'avoir le temps de faire face à des impondérables (place disponible, positionnement de la caméra...).

    Le jour même, les animateurs proposent à l'ensemble de visiteurs de répondrent aux questions posées à l'aide des gommettes ou le font à leur place en cas de grosse affluence.

    L'opération est un bon pretexte pour entamer le dialogue avec les visiteurs afin d'expliquer le fonctionnement de l'événement, de discuter autour de la demande des visiteurs et de commenter les résultats de la dataviz.

    Réalisation de la Timelapse

    Afin de réaliser une timelapse (vidéo réalisé image par image sur des durées longues), une caméra sur pied doit être installé devant la dataviz afin de capter l'ensemble de sa réalisation.

    Le résultat final doit prendre soin d'intégrer une datavisualisation numérique réalisé sur des logiciels type datawrapper, piktochart...




    Article importé: http://infolabs.io/content/dataviz-tangible-et-grosses-gommettes
    Par: P. Guyomar
    Publié: August 22, 2016, 5:05 pm

  • Lors de la journée du vélo qui s’est déroulée le 21 mai dernier dans le Jardin de la Ménagerie de la ville de Sceaux , le stand Infolab de la Fing accueillait un atelier de cartographie collaborative. Ce dernier avait pour sujet la pratique du vélo dans la ville de Sceaux au travers de différentes thématiques tel que le stationnement, les enfants ou encore l’environnement. Les vélo-cyclistes de Sceaux, habitants de la commune ou non, étaient invités à raconter leurs expériences, bonnes ou mauvaises, dans leur pratique du vélo sur le territoire scéen. A l’aide d’une carte et d’un système de gommettes correspondant à une légende précise, ils pouvaient alors localiser leur expérience tout en la racontant aux animateurs.

     

    L'équipe Infolab (photo : Christelle Déri)

    Organisation et méthodologie

    L’organisation de l’atelier doit être prévue relativement en amont de l’évènement (une dizaine de jours) notamment pour la commande des gommettes, la prise en main de l’outil de réalisation de la carte et l’impression des grands formats.

    Matériel nécessaire :

    • Carte en A0 : pour cet atelier la carte a été réalisée sur OpenStreetMap. Pour une meilleure lisibilité, une couche « simple » a été privilégiée ;

    • Une baseline imprimée en grand : “Racontez-nous vos expériences à vélo à Sceaux.”

    • Un panneau pour l’affichage de la carte, de la baseline et de sa légende, de préférence aisément déplaçable pour aller à la rencontre de “publics captifs” ;

    • Un jeu de gommettes de couleurs et/ou de formes différentes qui représentent les 7 entrées thématiques et/ou l’aspect positif ou négatif de l’expérience. Les gommettes peuvent être numérotées pour faciliter le travail de restitution ;

    • Un A3 plastifié expliquant la légende correspondant aux gommettes et donnant des exemples d’expériences à raconter (exemple de fiche légende en pièce jointe de ce billet et en lien ) ;

    • Des feutres et des règles pour permettre aux participants de représenter leurs trajets ;

    • Des formulaires pour recueillir les différents témoignages (exemple de formulaire en pièce jointe de ce billet et en lien)

    • Un support pour la prise de notes debout (et le stylo qui va avec)

    La carte de Sceaux au format A0, réalisée avec OSM (photo : Christelle Déri)

    Méthodologie de l’animation :

    • Afin de bénéficier d’un maximum de témoignages, il ne faut pas hésiter à aller à la rencontre des participants, les participations étant rarement spontanées: une question simple telle que “Bonjour, avez-vous déjà fait du vélo à Sceaux ?” peut ainsi permettre l’engagement de la conversation sur l’objet de l’animation.

    • Après une brève présentation de l’atelier, l’animateur recueille quelques informations (âge, sexe et lieu de résidence) sur le participant .

    • Ce dernier est ensuite amené à se référer à la fiche légende pour l’aider dans le récit de son expérience. L’animateur est néanmoins là pour l’accompagner et l’aider à structurer son histoire et à la raconter par le choix des pastilles appropriées.

    • Le participant désigne le point et choisit sa gommette de couleur en fonction de la nature de l’histoire qu’il veut raconter. Il est encouragé à la positionner lui-même sur la carte.

    Une participante colle sa vignette tout en racontant son expérience (photo : Christelle Déri)

    • Il indique à l’animateur le numéro de sa gommette pour que celui-ci le note sur le formulaire de témoignage.

    • Le participant peut positionner différentes gommettes et raconter plusieurs témoignages qui seront tous notés sur la même fiche (dans la mesure du possible).

    Les objectifs de l’atelier :

    • Recueillir un maximum de témoignages positifs et négatifs

    • Privilégier des profils d’usager variés (âge, usage du vélo, parents, enfants etc.)

    • Faire émerger des mauvaises expériences localisées mais également des satisfactions partagées sur la politique publique en matière d’usage du vélo à Sceaux, dans l’optique d’une discussion avec les élus

     

    Premiers retours sur l’atelier :

    L’atelier Moi, mon vélo et Sceaux a rencontré un certain succès. Une trentaine de formulaires ont été remplis dont certains faisant le récit de plusieurs expériences. Ces dernières étaient tant positives que négatives. Elles ont permis de révéler :

    • des avis partagés par beaucoup sur la politique du vélo à Sceaux ;

    • des besoins ou des attentes des usagers ;

    • la localisation de zones nécessitant une intervention ;

    • les endroits où il fait bon pédaler à Sceaux, notamment avec ses enfants.

    Les participants étaient également de profils très variés en matière d’âge et d’usage du vélo. Ils se sont montrés très volontaires, peu de personnes interpellées ayant refuser de participer.

    En matière de méthodologie, l’organisation et le déroulement de l’atelier ont permis également de faire remonter quelques constats :

    • la préparation doit être fait relativement en amont de l’atelier notamment pour :

      • commander les gommettes (toutes les formes et couleurs ne sont pas disponibles dans les papeteries)

      • réaliser la carte et permettre son impression.

    • la proximité d’un public captif peut se révéler d’une grande utilité pour le bon fonctionnement de l’atelier. En effet, la plupart des formulaires ont été remplis lorsque le panneau était installé à côté de la file d’attente pour la bourse au vélo.

    • Deux personnes peuvent animer en même temps l’atelier sans se gêner.

    • l’utilisation d’une baseline attractive limite la recherche de participants, ces derniers se présentant spontanément.

    Vous pouvez trouver en pièce jointe de ce billet un exemple de fiche légende et de formulaire. Les google docs sont également disponibles ici et ici !

     

     




    Article importé: http://infolabs.io/content/moi-mon-velo-et-sceaux
    Par: Christelle Déri
    Publié: July 11, 2016, 10:26 am

  • Kesako ?

    Cette animation vise à produire une visualisation de données en positionnant les membres d’une foule dans un espace donné, de façon à leur faire dessiner une figure.

    Dérivée de l’animation “la dataviz avec les pieds”, elle en reprend les grands principes mais s’adresse à une foule potentiellement nombreuse voire très nombreuse. Elle s’inspire des flashmobs mais aussi partiellement des tifos des événements sportifs.

     

    Lors d’un flashmob les participants se regroupent parfois pour former des figures géantes, ici à Lviv (Photo: City of Lviv)

    L’animation s’adresse à tout type de participant et a pour objectif de favoriser de façon ludique, une meilleure compréhension et appropriation des données et de leurs enjeux :

    • par le biais de données personnelles permettant à chacun de situer son profil d’usager ou d’habitant en se comparant aux autres participants. Chacun est alors amené à se représenter soi-même au sein d’un groupe de personnes ;

    • par l’utilisation de données qualitatives ou quantitatives permettant d’illustrer un aspect de la thématique de l’animation.

    ​​Les participants sont amenés à réaliser des figures (diagrammes en barres, cartographies, “camemberts”, nuage de points, etc.) représentants ces statistiques ou ces données en se positionnant et se coordonnant les uns les autres. Cette expérience est de ce fait tant collective qu’individuelle.

     

    Préparation de l'activité 

    Temps de préparation en amont : l’organisation d’un tel événement s’improvise difficilement et le temps de préparation dépend de votre ambition (taille de la foule, etc.) ; certains ingrédients nécessaires sont assez simples et peuvent être produit avec des appareils classiques au bureau ou à la maison (imprimante A4, appareil photo) ; d’autres requièrent néanmoins un peu de temps (dispositif de sonorisation, perche ou escabeau, imprimante A3, etc.). Il est raisonnable de penser qu’il faille au minimum une dizaine de jours de délai pour la préparation.

    Durée de l’animation : au minimum 20 minutes, le temps d’expliquer clairement les consignes et réaliser les figures ; au-delà de 40 minutes le public risque de se lasser et de se disperser ou de se dissiper.

     

    Quels ingrédients ? 

    • Un dispositif de sonorisation (micro/mégaphone) peut se révéler indispensable selon la configuration du lieu (plein air, environnement bruyant...) et le nombre de participants ;

    • Des fiches cartonnées pour titrer et légender chaque dataviz (A4, A3 ou plus selon le lieu et le nombre de participants). Y sont inscrites des informations qualitatives (ex. : utilisateurs quotidien du métro) et/ou quantitatives (ex. : 20% utilisateurs quotidien de la voiture) à l’avance ou pendant l’animation à l’aide de marqueurs ;

    Exemple de fiches réalisées pour une animation sur le thème du vélo

    • Des marqueurs pour fabriquer/corriger sur place les fiches “légende” ;

    • Un "perchoir" pour photographier les figures en vue de dessus : escabeau, balcon, étage, toit d'un bâtiment ; une perche à selfie peut éventuellement remplacer le perchoir lorsque le nombre de participants est plus restreint ;

    • Un appareil photo numérique, si possible muni d’un objectif grand angle ; ou bien un smartphone dans le cas de l’utilisation d’une perche à selfie ;

    • Éventuellement un sifflet ou dispositif sonore pour rythmer les phases ;

    • Éventuellement une carte SD ou un cable USB pour permettre un transfert rapide des photos qui peuvent être réutilisées pendant l’événement

    • Accessoirement, un ordinateur et un dispositif de projection (écran ou vidéoprojecteur) pour la visualisation des photos à la fin de l’animation.

     

    Ressources humaines : 

    • un animateur en charge de l’énonciation des consignes et coordonnant l'ensemble des participants : “Plus à droite”, “Les usagers du métro levez vous, les automobilistes restez assis” etc. ;

    • un animateur s'occupant de la distribution ou du positionnement des fiches cartonnées ;

    • un animateur déambulant autour de la figure afin d'aider les gens à se placer selon les indications données par le coordinateur. Il s’occupera notamment de :

      • aligner les gens quand c'est nécessaire ;

      • mettre les grands au fond pour éviter qu'ils ne masquent les petits ; 

    • un “photographe” pour d’immortaliser les figures et l’animation dans son ensemble :

      • photos des figures terminées en contre-plongée (perchoir ou perche à selfie) ;

      • photos d'ambiance : personnes en train de s'installer, portraits, alignements.

     

    En amont de l'animation (quelques jours avant) : 

    • Lister les données nécessaires pour l’animation selon la thématique. Distinguer les données que vous possédez déjà, de celles qu’il vous faudra chercher, demander, ou accessoirement produire vous-même. Cette première étape doit être anticipée !

    • Définir les figures à représenter et les consignes aux participants pour permettre leur mise en place.

    • Préparer les fiches permettant de légender les figures.

    • Réunir le matériel nécessaire pour l’animation.

    • Brieffer les différents animateurs.

    N’oubliez pas de charger votre appareil photo ou téléphone portable la veille du jour J !

     

    Déroulement de l'animation 

     

    Etape 1

    Environ 10 minutes  - Matériel nécessaire : fiche méthodologique, dispositif de sonorisation

    Cette première étape est primordiale et sera garante du bon déroulement de l’animation. Selon les conditions dans lesquelles se déroulent l’animation (festival, journée thématique, etc.), il faudra potentiellement aller au contact, à la recherche des participants. Le dispositif de sonorisation peut-être, dès ce moment, d’une grande aide.  

    Une fois les participants rassemblés, énoncer clairement les 5 règles de l’animation :

    1. Rester calme, les figures ne doivent pas être réalisées dans la précipitation.

    2. Lors du placement, laisser les plus petits devant et les grands derrière.

    3. Ne pas hésiter à poser des questions aux animateurs, ils sont là pour ça.

    4. Prendre la pose pour la photo, ne pas bouger tant que l’animateur ne l’a pas dit.

    5. Amusez vous bien !

    Etape 2 

    Environ 20 minutes - Matériel nécessaire : fiche méthodologique, dispositif de sonorisation, fiches cartonnées, appareil photo ou téléphone portable, perchoir ou perche, feutres.

    Option 1 :

    1. L’animateur au micro énonce la première figure à réaliser, ce qu’elle signifie. Il peut en expliquer les données, les sources et ce que l’on peut voir derrière ces données, leurs enjeux.

    2. A l’aide de l’animateur 3, il indique le nombre de personnes nécessaires pour représenter les différentes données de la figure et leurs positionnements.

    3. Les participants se regroupent puis se positionnent avec l’aide des animateurs.

    4. Lorsque tout le monde est en place, les fiches/légendes sont distribuées à chaque groupe. Il est demandé de porter cette fiche de manière visible (à bout de bras, au niveau du torse etc. selon la figure).

    5. Enfin, le dernier animateur responsable de la photo indique à tout le monde de ne plus bouger et immortalise la figure.

    6. La deuxième figure peut découler de la première en jouant sur la position des différents membres des groupes. Dans ce cas les participants restent en place après la photo et adoptent les positions nécessaires.

    7. Dans le cas contraire, les groupes peuvent se disperser (mais pas trop loin) et attendre les indications pour les figures suivantes.

    Option 2 :

    1. Poser un question aux participants ex : "Comment se répartissent en moyenne les habitants de la planète entre les 5 continents ?"

    2. Les participants discutent de la réponse et se répartissent dans l'espace en fonction de la réponse retenue ;

    3. L’animateur réalise les fiches légendes pour illustrer la réponse des participants et les distribue.

    4. L’animateur en charge des photos immortalise la figure.

    5. Une autre question  est posée ex :"Comment se répartissent les richesses entre les 5 continents ?"

    6. Idem 2, 3, 4

    7. Les réponses aux questions posées sont données. Les participants se répartissent cette fois ci en ayant les bonnes données. Ils expérimentent alors le contraste entre leur estimation et la réalité.

    Etape 3 (facultative)

    Environ 10 minutes - Matériel nécessaire : carte SD ou cable USB, dispositif de projection

    Cette étape facultative peut être réalisée directement après l’animation pour permettre aux participants de visualiser les figures auxquelles ils ont participé.

    Une autre possibilité consiste en une projection continue tout au long de l’évènement au sein duquel l’animation prend place.

     

    Résultats escomptés à valoriser

    • des participants investis qui ont passé un bon moment et qui s’en souviendront ;

    • des participants qui ont pu comprendre les profils des autres participants ;

    • idéalement, des photographies des visualisation représentées pour communication ultérieure ;

    • retour d’expérience et des visuels à partager avec la communauté Infolab.

     

    ​Retrouvez le document format PDF en fichier joint ainsi que le lien vers le google doc.

     

     

     




    Article importé: http://infolabs.io/content/visualisation-de-donnees-avec-la-foule
    Par: Christelle Déri
    Publié: July 7, 2016, 4:22 pm

  • Trottoirs aménagés, bâtiments et commerces accessibles, emplacements des parking réservés aux personnes à mobilité réduite, de nombreux jeux de données concernant l’accessibilité sont déjà disponibles.
    Mais comment s’en servir ? A quelles fins ?  L’atelier  " Renforcer l’accessibilité avec les données " propose de creuser ces questions sur un mode collaboratif et créatif mardi 28 juin à la Coop InfoLab.

    Se déplacer en ville, entrer dans un bâtiment, circuler à l’intérieur sans contrainte, l’exercice n’est pas simple, ni toujours possible pour les personnes à mobilité réduite. L’accessibilité est un enjeu fort de leur vie quotidienne mais peut aussi faciliter la vie de tous. Les données numériques proposent à une approche renouvelée des enjeux d’une ville plus accessible.

    Certaines données concernant l’accessibilité sont à disposition sur le portail open-data du territoire métropolitain mais elles peuvent encore être complétées, affinées et mises en œuvre pour rendre des services aux usagers de la ville et des équipements pour, par exemple, signaler les accès, dessiner des parcours, communiquer des modifications en temps réel, sensibiliser, etc.

     

    L’atelier « Renforcer l’accessibilité avec les données numériques » vous propose une session collaborative ouverte à tous : particuliers, professionnels, développeurs, responsables d’associations, agents de collectivité, intéressés par ces enjeux d’accessibilité.

     

    Infos pratiques :

    Mardi 28 juin – 17h-19h30
    A La Coop Infolab
    La Petite Halle
    31 rue Gustave Eiffel
    38000 Grenoble

    Atelier gratuit, sur inscription




    Article importé: http://infolabs.io/content/atelier-renforcer-l-accessibilite-avec-les-donnees-numeriques
    Par: scoppeniche
    Publié: June 8, 2016, 3:45 pm

  • Suite à la journée créative qui marquait le lancement de Mobiliplay le 2 avril dernier, le Département de l’Isère et Cityway vous proposent un Meet Up autour des nouveaux services de la mobilité et des données transports itinisère.

    Mobiliplay passe en mode opérationnel avec un temps d’échanges ouvert à tous. Usagers, développeurs, designers, entrepreneurs, rêveurs sont conviés le jeudi 23 juin de 18h à 20h à la Coop Infolab.

    Au programme :

    • Présentation de l’appel à projets Mobiliplay et de ses modalités
    • Pitchs de services et d’application mobilité
    • Apéro réseau pour échanger voire constituer des équipes avant l’été

    Gratuit, sur inscription

    Infos pratiques :

    Jeudi 23 juin - 18h-20h
    La Coop Infolab
    La Petite Halle
    31 rue Gustave Eiffel
    38000 Grenoble

     




    Article importé: http://infolabs.io/content/meet-mobiliplay-2-concours-d-appli-transport-en-isere
    Par: scoppeniche
    Publié: June 8, 2016, 3:41 pm

  • Campagne Infolab.

    Data Literacy Conference : participez !

    Par Campagne Infolab. le 2 juin 2016

    Data Literacy Conference

    La culture des données : découvrez un nouveau domaine et ses innovateurs

    ven. 23 et sam. 24 septembre 2016
    à Aix-en-Provence, au Conservatoire Darius Milhaud

    Data Literacy Conference est la première conférence internationale à explorer ce domaine de connaissances en train de se constituer : langues, orthographes, grammaires, littératures, écoles, pédagogies, méthodes, etc. Venez à la rencontre des pionniers de la data literacy et de leurs initiatives originales.

    Vendredi : une journée de conférence de haut niveau et des ateliers thématiques.
    Samedi : une journée de démos et de conférences libres par la communauté.

    Plus de 200 participants attendus, 10 intervenants de haut niveau venus, 15 initiatives racontées par leurs porteurs (traduction simultanée Anglais-Français).
    Inscrivez vous dès maintenant ! >>

    Dans une société en train de parachever sa numérisation complète, la connaissance des données devient aussi élémentaire que la lecture, l'écriture, le calcul. Les data portent un nouveau pouvoir d'émancipation et d'aide à la résolution de problèmes (petits ou grands). Mais leur méconnaissance crée aussi aujourd’hui des asymétries préjudiciables aux individus, aux entreprises comme à la société tout entière. L'apprentissage technique de leur manipulation ne suffit pas -- de même que lire et écrire ne suffisent pas pour s'émanciper.
    Depuis quelques mois, la culture de la donnée (Data Literacy) se constitue comme un domaine à part avec pionniers et ses projets.

     

    Manifestation organisée par la Fing et ses partenaires
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    avec le soutien de
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    Intervenants sollicités : Aviz, Catherine D’Ignazio, Data Cuisine, Data pop Alliance, Data for decisions, Data mindset playbook, Data & Society, Datajournalism handbook, Dataphys.org, Datatherapy, Etalab, HES Geneve, infolabs.io, Jose Duarte (Handmadevisuals), J++, Medialab de Science Po, Open Knowledge, School of Data, Tuvalabs, Using data, etc.

    Lieu de la conférence

    Voir en plein écran

    Je m'inscris dès maintenant ! >>




    Article importé: http://infolabs.io/conference
    Par: Charles Nepote
    Publié: June 2, 2016, 12:36 pm

  • Samedi 21 mai 2016, de 9h45 à 17h30 au Jardin de la Ménagerie, 70 Rue Houdan à Sceaux (Hauts-de-Seine).

    Dans le cadre de la Campagne Infolab, la Fing et ses partenaires explorent notamment comment les données numériques peuvent agir comme un levier de débat et de participation citoyenne. Depuis quelques mois nous menons un terrain d'expérimentation sur la ville de Sceaux sur le sujet du vélo. Dans le cadre de la journée "Vélo en ville" organisée par la mairie de Sceaux, nous vous proposons une journée d'ateliers, démonstrations, animations : c'est l'infolab éphémère, lieu de découverte, d'apprentissage et de mise en débat du vélo à travers les "data".

    Ouvert à tous publics, c'est tout d'abord une occasion d'expérimenter les dispositifs de médiation aux données, imaginés par la communauté des Infolabs : dataviz géante réalisée par la foule, cartographie sensible du vélo sur un plan de Sceaux géant à colorier/compléter, cartopartie thématique avec la communauté OpenStreetMap, atelier de mesure citoyenne de la qualité de l'air, etc.

    L'après-midi, deux ateliers parallèles explorent les données numériques où citoyens, professionnels, élus, chercheurs et amateurs éclairés débattent et bâtissent collectivement une brique actionnable sur le thème du vélo (sur inscription).

     

    Programme détaillé
    • 10h-12h30 : cartopartie "vélo" avec la communauté OpenStreetmap : objectif, produire la meilleure carte numérique pour un usage facilité du vélo (rendez-vous sur le stand)
    • À 13h00 pile : "Dataviz avec les pieds" :  une performance collective et individuelle unique : combiner le pouvoir de la foule et le pouvoir des nombres en faisant réaliser par la foule une dataviz géante (rendez-vous sur le stand)
    • 14h15 : dans l'ancienne mairie (même adresse), deux ateliers parallèles "infolab citoyen" sur les thématiques suivantes (inscription nécessaire ci-dessous) :
      • le vélo, un média de captation citoyenne de données environnementales ?
      • le confort d'usage du vélo : mesure individuelle et collective

    Toute la journée, sur le stand Infolab Vélo :

    • le vélo, le grand ami de la mesure de la qualité de l'air : démonstration de capteurs, ateliers de mesure, etc.
    • Moi, mon vélo et Sceaux. Et si on partageait notre expérience personnelle du vélo à Sceaux ? Venez cartographier vos trajets, vos coups de coeur, vos peurs, vos dangers, vos limites infranchissables, vos envies, vos challenges.  La carte alimente le débat citoyen autour de la place du vélo à Sceaux, une restitution complète en est faite aux habitants et aux élus.

     

    Les ateliers de l'après-midi sont ouverts sur inscription >> je m'inscris.

     

    Retrouvez également le flyer de l'événement, ainsi que toutes les ressources et actualités de la communauté Infolab sur infolabs.io et venez participer au blog de la communauté.

  • Arnaud Battarel, nous écrit pour nous raconter un atelier de médiation aux données électorales assez original.

    "L'atelier Dataviz sur la participation aux élections a eu lieu le jeudi 3 décembre à la Maison Numérique (EPN de l'association Anonymal) à Aix-en-Provence.
    Une dizaine de participants étaient présents (animateurs d'EPN, services civiques numériques, techniciens audio-visuels, chargé de communication...).
    L'objectif était de sensibiliser les participants aux enjeux de l'Open Data en prenant comme intention principale, la création de data-visualisations autour de la participation des citoyens aux élections, permettant de montrer l'importance du vote de chacun. Pour celà nous avons récupéré les résultats bruts des différents bureaux de vote sur Aix-en-Provence lors des 5 derniers scrutins (Présidentielles, législatives, cantonales, européennes, régionales) afin de disposer d'une base réaliste de travail.

    Déroulement de l'atelier

    Matériel : post-its, gomettes, tableau blanc, crayons et stylos, M&Ms géants, appareil photo et caméra, ordinateurs.

    • Diffusion d'un micro-trottoir vidéo (3'40) produit par Anonymal qui interroge les aixois sur leur connaissances de l'Open Data. Ce support nous a permis d'échanger sur nos connaissances de l'Open Data et de ses enjeux.
    • Qu'est ce qu'une dataviz ?
    • Présentation différentes formes de datavisualisations.
    • Présentations des données disponibles et de la problématique "comment créer du sens avec une data-visualisation".
    • Partage en 3 groupes autour de 3 pistes différentes de datavisualisation (représentation d'un taux de participation, évolution de la participation, cartographie de la participation).
    • La piste finalement la plus aboutie au terme de l'atelier est la visualisation de la participation à un scrutin en rapportant les résultats sur une base 100 et en visualisant les données sous la forme des habitants d'un immeuble. Le résultat peut être traduit sous la forme :"Si un immeuble fait 10 étages avec 10 habitants par étage, la moitié des habitants ne participe pas au scrutin, et au final celà peut être simplement les 2 étages du haut (ceux qui font du bruit tout le temps et qui ne respectent pas les autres !) qui imposent leurs choix à tout l'immeuble.

    Dataviz sous fome d'immeuble

    "




    Article importé: http://infolabs.io/content/atelier-dataviz-sur-la-participation-aux-elections
    Par: Charles Nepote
    Publié: April 6, 2016, 10:29 am

  • Mobili’Play c'est le programme d'accélération du Département de l'Isère destiné aux applications numériques utilisant les données ouvertes d'itinisère.
    Ouvert à tous, il propose au cours de 2016 des sessions créatives et workshops ainsi qu'un appel à projets pour que naissent de nouveaux services et applications numériques qui facilitent le quotidien de chacun.

    Un jury, des applis et jusqu’à 10 000€ pour créer vos projets !

    Première étape, le 2 avril pour une journée créative destinée à inventer les futures applis utilisant les données itinisère :
    Mobili’Play
    Samedi 2 avril de 9h à 17h (buffet offert)
    à La Coop Infolab, 31 rue Gustave Eiffel, 38 000 Grenoble

    Au programme
    Une journée pour imaginer et repérer les projets d'applications qui pourront être accompagnés ensuite dans le cadre de Mobili’Play.
    Des zones rurales moins isolées, vélo – boulot – dodo, développer le covoiturage… une dizaine de défis seront proposés sur différentes thématiques pour imaginer au cours d'ateliers collectifs les solutions utilisant les données itinisère. Venez avec vos projets et vos idées !
    Après une présentation des données et API itinisère, des coachs spécialisés (informatique, marketing, économique…) seront présents pour affiner les scénarios d'usages des futures applications.
    Les projets issus de la journée pourront bénéficier d'un accompagnement.

    Mobili’Play c'est pour qui ?
    Appui aux déplacements, croisements de données transports et mobilités avec d'autres usages, Mobili’Play veut appuyer l'émergence d'applications numériques qui utilisent l'open-data pour de nouveaux services à destination des habitants, entreprises, visiteurs du département.
    Tout le monde est donc invité à participer à cette première journée : étudiants, usagers, développeurs, entrepreneurs, spécialistes de la mobilité ou non, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues !
    Si vous avez déjà un projet de réutilisation de ces données ou tout simplement l'envie de participer à une journée créative et d'influencer de futures applications, inscrivez-vous.

    Gratuit mais sur inscription obligatoire
    Attention, nombre de places limitées à 60

    Contacts :
    Site web : www.itinisere.fr
    Un événement Département de l'Isère et Cityway avec l'appui de La Coop Infolab.




    Article importé: http://infolabs.io/content/mobili-play-programme-et-concours-d-appli-pour-la-mobilite-en-isere
    Par: scoppeniche
    Publié: March 9, 2016, 6:29 pm

  • Dans le cadre du lancement de la démarche d'ouverture des données publiques sur le territoire, Grenoble Alpes Métropole, la Ville de Grenoble, et le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) proposent une mise en perspective du sujet « open data ».
    Simon Chignard, (@schignard) est spécialiste de la donnée, il accompagne des acteurs publics et privés dans la définition de leur stratégie d’ouverture et de valorisation des données, en France et en Europe. Auteur du livre Datanomics, Fyp Editions, 2015, il apportera un éclairage essentiel et inédit sur tous les enjeux techniques, économiques, politiques et sociétaux des données.

    Mardi 22 mars 2016 de 18:30 à 20:00

    « Carburant de la nouvelle économie, opportunité de développement, les données interrogent aussi les services publics dans leurs missions et sont un sujet d'inquiétude pour les individus qui voient leurs vies mises en données et craignent une surveillance algorithmique. […] Cet ouvrage pratique et stimulant s'adresse à tous ceux qui veulent comprendre comment mettre en œuvre des modèles économiques performants et agir pour garder le contrôle de ses données personnelles. »
    Gratuit mais inscription obligatoire >> ICI

    Contact mail : 

    data@metropolegrenoble.fr

     

    Lieu :

    La Plateforme
    9 place de Verdun
    38000 Grenoble




    Article importé: http://infolabs.io/content/conference-l-open-data-et-la-valeur-des-donnees-numeriques-avec-simon-chignard-grenoble
    Par: scoppeniche
    Publié: February 12, 2016, 1:10 pm

  • Dans le cadre de la démarche de gestion collaborative des données, appelée VivaCité et pilotée par GEG, vous êtes invités à prendre part à :

    Atelier créatif données énergie
    jeudi 11 février 2015 de 17h30 à 19h30
    à La Coop InfoLab
    , 31 rue Gustave Eiffel à Grenoble.

    Cet atelier propose sur un mode créatif aux citoyens, collectivités, entreprises de tester l'outil Vivacité et d’imaginer ensemble de nouveaux moyens de mieux maîtriser son énergie grâce aux données.

    Entrée libre sur inscription obligatoire

    Qu’est-ce que Vivacité ?

    GEG est engagé aux côtés des acteurs de la métropole grenobloise dans le programme « Ville de demain » à travers les projets expérimentaux EcoCité/City-zen.

    VivaCité est une expérience qui cherche à accompagner le client vers la maîtrise de ses consommations énergétiques (gaz, eau, électricité) grâce à de nouveaux services. Le programme prend la forme d’une plateforme web collective et partagée qui permet la gestion des données énergétiques de l’Ecocité grenoblois.

    Une expérimentation a été lancée en 2013 et se poursuivra jusqu’en 2019. A la clef, de  nouvelles opportunités de gestion et de maîtrise de l’énergie et de la ressource en eau au service du citoyen, de la collectivité, de l’entreprise, du bailleur social ou encore de la copropriété… Tous les acteurs sont invités à participer à la démarche !

    Pour en savoir plus sur La Coop Infolab




    Article importé: http://infolabs.io/content/atelier-creatif-donnees-energies-portail-vivacite-grenoble
    Par: scoppeniche
    Publié: February 2, 2016, 5:43 pm

  • Campagne Infolab.

    Infolab, vers un nouveau lieu d'accueil

    Par Campagne Infolab. le 30 octobre 2015

    L'infolab nous permet d'engager une réflexion sur l'évolution de notre lieu d'accueil à Lyon avec une volonté forte d'éviter l'écueil du tout technologique. Un tableau numérique interactif et des tablettes dernières générations ne servent à rien sans projet pédagogique et social.

    Nous sommes accompagnés dans cette démarche par deux designers de service qui mettent leur savoir-faire et leur expertise au service du projet de refonte du lieu. Objectif, intégrer l'infolab au projet social du lieu d'accueil.

    Retour sur la phase d'analyse et d'observation

    Léo Maligorne et Vincent Guilhermond, designers de service ont débuté leur travail par une phase d'analyse et d'observation dont voici des extraits.

    Le CRIJ

    ...En effet, le CRIJ innove et expérimente dans un souci de toujours être en phase avec son public. Le projet d’Infolab au sein de la structure pose la brique d’une actualisation des outils de dialogue avec la jeunesse.

    L’objectif est donc d’accompagner le CRIJ dans sa mutation. Cette mutation va dans le sens de l’innovation, car celle-ci essaye avant tout de coller au plus proche de la réalité dans laquelle évoluent ses usagers. Ils ne sont plus les mêmes que ceux d’hier et l’information a changé aussi bien dans sa forme que dans son contenu. Il est donc essentiel de proposer de nouveaux moyens d'accès, de transmission et d’accompagnement aux nouvelles formes d’information.

    Un projet social

    L’enjeu du projet de réaménagement de l’accueil du CRIJ est avant tout d’ordre social. Social, d’abord parce qu’il demande de réfléchir sur la conception d’un espace au sein duquel des individus seront amenés à construire des relations avec l’autre. Social, car il prend vie dans un lieu où la mixité des profils et des besoins de chacun sont une richesse.

    Enfin social, car il concerne l’amélioration de la qualité d’un service en répondant aux besoins, attentes et contraintes de chacun de ses occupants. Si nous devions résumer le projet simplement, nous pourrions dire qu’il s’agit avant tout d’apporter des réponses spatiales, techniques et fonctionnelles pour permettre :

    • aux usagers (personnes qui ont recours aux services rendus par le CRIJ) de bénéficier du service attendu
    • aux utilisateurs (personnes qui occupent le bâtiment dans l’exercice de fonctions professionnelles) d’effectuer leurs tâches professionnelles
    • à tous les occupants (usagers et utilisateurs) de bénéficier de conditions de confort et de sécurité adaptés

    L'infolab

    Le projet de réaménagement consiste à intégrer un Infolab au sein du CRIJ Lyon Rhône-Alpes. L’objectif étant de dédier celui-ci à l’accompagnement et à l’éducation de la donnée pour les jeunes.

    Quels objectifs ?

    Aider les jeunes à :

    • s’informer / s’orienter / choisir
    • comprendre et maîtriser l’environnement de données dans lequel ils évoluent
    • devenir acteurs et producteurs d’informations et de données

    Se différencier des autres acteurs de l’orientation :

    • en proposant une autre façon d’appréhender l’information avec les jeunes
    • en jouant un rôle spécifique dans le réseau des acteurs de l’orientation

    Accompagner les partenaires :

    • Leur apporter des informations pertinentes et originales
    • Les associer à la communauté Infolab

    Quelles sont les difficultés pour mettre en place un Infolab ?

    D’un point de vue matériel :

    • Il est nécessaire d’avoir un espace étudié à sa mise en place.
    • Accueillir dans son Infolab des équipements pertinents dans l’usage et non pas tomber dans un suréquipement inutile et souvent coûteux.

    Note du rédacteur : pour aller plus loin > les artefacts de l'infolab

    D’un point de vue fonctionnel :

    • Il est très important d’impliquer les visiteurs dans ce processus.
    • L’Infolab est un élément clé pour la génération de données brutes et donc d’informations permettant d’ajuster la méthodologie du CRIJ.
    • Il est essentiel d’être dans une expérimentation constante pour faire évoluer le processus d’apprentissage et d’accompagnement pour les jeunes.
    • Être patient : on ne créé pas un Infolab du jour au lendemain.  C’est un processus long qui nécessite d’être à l’écoute de ses usagers et de ses utilisateurs.
    • Faire évoluer la posture professionnelle des salariés du CRIJ et adopter de nouvelles manières d’accomplir la mission d’information jeunesse.

    Réaménagement du CRIJ Rhône-Alpes - Infolab - Carnet d'analyse from CRIJ Rhône-Alpes




    Article importé: http://infolabs.io/content/infolab-vers-un-nouveau-lieu-d-accueil
    Par: P. Guyomar
    Publié: October 30, 2015, 3:59 pm

  • "Partager les expériences",
    "sortir de sa zone de confort",
    "aller plus vite, plus loin, plus fort",
    "savoir qui fait quoi sur la médiation aux données" :
    voilà, selon les participants* de l'atelier organisé à Rennes dans le cadre de l'Open Data Week 2015, les principaux bénéfices attendus du réseau des Infolabs. Pratique émergente et toujours "work in progress", la médiation aux données ne peut être une pratique solitaire et isolée. Le travail et l’apprentissage en commun font d’ailleurs partie des principes mêmes de la médiation aux données.

    Le réseau existe déjà à partir du moment où nombre de projets en France se revendiquent de la démarche d’Infolab. Les évènements de la campagne Infolab attirent un public plus toujours diversifié à chaque rendez-vous: des acteurs de la médiation (EPN), des collectivités, des universités, mais aussi des associations professionnelles et des entreprises. Si tout le monde valorise la notion de réseau, la question de sa présence en ligne fait davantage débat. Le site du réseau, que l’on doit penser comme une « plateforme » selon l’un des participants, doit-il mettre en avant des ressources prêtes à l’emploi, proposer un annuaire des Infolabs et/ou des expertises, raconter ce qui se fait sur un territoire (en mode « storytelling »), aider à repérer l'infolab près de chez soi, offrir un agenda de tous les évènements en lien avec la médiation aux données ? Faut-il référencer toutes les initiatives, mêmes émergentes, mêmes commerciales, sous réserve qu’elles respectent la charte des Infolabs ? Et cette charte est-elle l’une des "tables de la Loi" ou un repère pour construire l'Infolab adapté à son réseau d'acteurs locaux, son territoire, ses "publics" ?

    Le site infolabs.io est aujourd'hui la "place des infolabs" : on y retrouve notamment un ensemble de méthodologies prêtes à l'emploi, documentées par l'équipe de la campagne Infolab mais aussi par les Infolabs eux-memes, par exemple le Centre régional d'Information Jeunesse (CRIJ) de la région Rhône Alpes (http://infolabs.io/content/collecter-et-traiter-des-données-quels-intérêts).
    Le site actuel est bien perçu par les participants, qui valorisent notamment les informations que l'on y trouve et son caractère neutre.
    En revanche, le manque de visuels (l'esprit 70's, pour reprendre l'expression de l'un des participants), l'absence de carte, de dimension de proximité, la recherche de retour d'expériences sont des points de progrès à rechercher. Ce dernier point est important : tout le monde est "pour" la documentation, mais rare sont ceux qui font l'effort de documenter.

    Compte tenu du caractère encore très nouveau des expériences de médiation aux données, l'essentiel est d'abord de les raconter, avant de chercher à fournir des kits clés-en-main. Savoir, par exemple, que la Coop Infolab (Grenoble) travaille autour des données énergétiques, permettra ensuite de les contacter pour voir comment reproduire toute ou partie de leur projet sur un autre territoire. Raconter est une première étape pour faire réseau, c'est une condition nécessaire mais pas suffisante.

    "Faire réseau" c'est à la fois proposer des outils que chaque Infolab peut s'approprier, mais aussi encourager les collaborations directes entre Infolabs répartis sur le territoire. Pour la première dimension (mutualisation / centralisation), les participants de l'atelier ont montré leur intéret pour un guide d'animation / racontage des expériences Infolabs. Et pour la seconde dimension (cooopération / échanges directs) l'idée pourrait etre de proposer une bourse d'échanges de compétences : chaque Infolab pourrait donner une journée à un autre pour apporter son expertise, partager un savoir-faire particulier, etc. Cela pourrait se traduire concrètement par la mise en place d’un mur d'annonces en ligne (je recherche / je propose) cf  http://lemur.lacantine-rennes.net

    En toute fin d'atelier les participants se sont mis d'accord sur trois actions prioritaires concrètes :

    • L'équipe "Campagne infolab" conçoit et publie rapidement un guide d'animation pratique "Raconter l'infolab", permettant à chaque infolab de raconter ses activités dans un format très simple à mettre en oeuvre
    • L'équipe "Campagne infolab" prototype le fonctionnement d'un échange de savoirs entre infolabs : "je donne une journée à un autre Infolab"
    • L'équipe "Campagne infolab" initie sur infolabs.o un débat sur l'existence d'un label pair-à-pair pour les communautés (qui passe notamment par la phase précédente "je donne une journée à un autre infolab")

     

    * Participants à l'atelier : Laurent Flamand (Région Bretagne), Antoine Decourt (Angers Loire Metropole), Karim Sy (JokkoLabs, Dakar) et deux étudiants du Master 2 Pranet (université de Rennes 2).




    Article importé: http://infolabs.io/content/je-suis-infolab-construire-le-reseau-des-infolabs
    Par: Simon Chignard
    Publié: October 16, 2015, 11:29 am

  • Un projet Infolab nécessite de fréquentes présentations aux différents partenaires de la structure porteuse. Ce format d'atelier permet d'enrichir une présentation classique ou un pitch en permettant aux partenaires, même très éloignés du numérique, d'entrevoir les possibilités et les grands enjeux des infolabs et de faire une toute première sensibilisation à la data.

    Cette animation d’une durée de 1h heure permet de sensibiliser les professionnels de l’AIO (Accueil, Information, Orientation) à l’intérêt de travailler autour des données pour améliorer son activité.

    Le public visé est principalement un public de professionnels issus des organisations publiques et privées intervenant dans le champ large de l’orientation scolaire et professionnel et de l’insertion…

    Objectifs

    Convaincre les professionnels de l’AIO de l’intérêt de collecter et de traiter des données afin de mieux répondre aux besoins des usagers et ainsi améliorer leur offre d’accompagnement et leur(s) lieu(x) d’accueil.

    Il s’agit donc, dans un premier temps, de leur montrer l'intérêt de collecter des données. Il s’agit ensuite de leur montrer l'importance de savoir traiter ces données, notamment sous la forme d'infographie (dataviz).

    Les aspects suivants de l’infolab sont abordés

    Collecter des données, comment et pourquoi ?
    → Le participant identifie l’intérêt de collecter de la donnée :

    •    Travailler autour des représentations, mieux appréhender, mieux anticiper les besoins de ses usagers pour mieux les accompagner.
    •   Comprendre que la data (les données) est actuellement un des moteurs du web.

    Traitement graphique des données
    → Le participant comprend l’utilité du traitement graphique de la donnée :

    •     Pour faciliter la compréhension, donner du sens et permettre une lecture critique de l’information.
    •     Mieux communiquer auprès de ses publics.

    Comment ça se passe ?

    L’atelier s’appuie sur plusieurs activités (collecte et visualisation de données) et d’un “fil rouge” : découvrir des métiers.

    Les animateurs propose aux participants de se mettre simultanément dans la peau d’un usager participant à un atelier sur les métiers et propose des moment "off" pour illustrer, expliquer et contextualiser les notions abordées.

    L’atelier nécessite des post-it. Les intervenants s’appuient sur des ressources vidéo-projetées appuyant certaines de leurs explications.

    Cet atelier est précédé d’une présentation classique de l’infolab : historique, toile de fond, enjeux, état des lieux (qu’est-ce qui à déjà été fait, qu’est-ce qui reste à faire) avec un zoom particulier sur le lieu d’accueil. Les intervenants prennent également soin de prendre 5 minutes pour revenir sur la notion de donnée.

    Les ressources pédagogiques




    Article importé: http://infolabs.io/content/collecter-et-traiter-des-donn%C3%A9es-quels-int%C3%A9r%C3%AAts
    Par: P. Guyomar
    Publié: September 14, 2015, 5:37 pm

  • Retour sur l'Infolab à Futur en Seine

    Par Amandine Brugière le 3 octobre 2014

     

    Ce sont plus de 30 initiatives de médiation aux données qui ont été présentées pendant 4 jours dans le cadre de Futur en Seine, au sein d’un Infolab éphémère. 

    Au 4e étage de la Gaîté Lyrique, la FING a rassemblé des personnes venues de tous horizons : grandes entreprises, start-ups, secteur public, recherche, journalisme…  pour animer des ateliers, des débats et des démonstrations à base de “données”.

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    1. Les données, un sujet « montant » 

    Le sujet des données occupe un place de plus en plus importante, à l’instar des 400 m2 dédiés à l’Infolab et aux start-ups “data” pendant ce festival (voir la liste des exposants p.15)
     
    Les données numériques sont désormais partout : générées de manière exponentielle par l’ensemble des devices électroniques, par les réseaux, par les traces d’usages des internautes, elles constituent une nouvelle empreinte ou expression de la réalité. Chaque jour un peu plus, et sans que nous en ayons toujours conscience, les données numériques transforment nos vies, nos projets. Elles sont à la source d’un très grand nombre de services. 
    En cela elles représentent aujourd’hui l’une des grandes opportunités professionnelle comme personnelle, économique, scientifique, sociale et citoyenne. Mais trop peu d’acteurs sont capables d’en tirer pleinement partie et les modalités de médiation ou d’accompagnement des individus à l’exploitation des données ne sont pas assez nombreuses. 
     
    Pour répondre à ce manque, lInfolab a été imaginé comme est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration de données. S’adressant à tous les publics, professionnels comme citoyens, l’infolab rassemble des ressources humaines, des savoir-faire utiles pour appréhender les données : compétences, outils, objets connectés, méthodes…
     

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    2. Penser les médiations aux données

     
    Si’ l’on souhaite qu’un plus grand nombre d’acteurs soit en capacité d’exploiter les potentialités des données, alors il faut penser les modalités d’accompagnement à plusieurs niveaux, car : 
     
    > les usages des données peuvent aller du plus simple au plus complexe : Sensibiliser à l’univers des données, s’initier aux données, produire et stocker des données, partager des données, rechercher des données, évaluer des données, transformer des données, croiser des données, visualiser des données, comprendre à l’aide des données, informer à l’aide des données, prévoir et décider à l’aide des données, inventer et réaliser des applications ou des services, mettre en débat avec les données
     
    > les situations d’usages sont innombrables : professionnelles, citoyennes, publiques, privées, associatives, personnelles, concurrentielles, marchandes, non-marchandes, etc., 
     
    > les compétences requises sont nombreuses : information - communication, statistiques, juridiques, mathématiques, design… (voir l’article publié à ce sujet Y a-t-il des compétences Data spécifiques ?).
     
    L’infolab s’est ainsi structuré en 3 pôles : 

    - Initiation & Formation : espace de sensibilisation et d’acculturation aux données.

    - Incubation de projet : espace de rencontre, de partage des savoirs-faires et de réflexion autour d’un projet.

    - Débats et création de connaissance : espace de discussion, de concertation, de réflexion et d’échange.

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    3. Un Infolab éphémère pour faire vivre des expériences data de toutes sortes
     
    Avec l’Infolab - Futur en Seine, l’idée était donc de proposer un espace dédié aux données par le biais d’un lieu de médiation vivant, complet et accessible par tous, favorisant les rencontres et le partage des savoirs-faire et des projets.
     
    L’Infolab éphémère a été l’occasion de proposer une variété d’expériences « datas » à vivre et faire vivre, à des publics en tout genre. Autour des 3 pôles de l’Infolab, 29 partenaires ont proposés des ateliers, des démonstrations, des expositions, aussi bien pour des jeunes publics avec des ateliers animés par les Petits Débrouillards ou We Love The Net, que pour des professionnels avec des débats animés par Data Publica, l’Inria, lANACT, ou des citoyens militants, citoyens avec lOKFN France, AlterCarto, les CRIJ, des focus sur les données personnelles avec la CNIL et le projet FING MesInfos, ou les données publiques avec le CG Gironde, la Région Rhône-Alpes, la Communauté urbaine de Bordeaux…

    Retrouvez le programme en ligne ici.

    Si certains formats d’animations ont déjà été testés auparavant, la majorité des ateliers et débats organisés pendant l’événement ont été spécialement pensés pour l’occasion.

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    Retrouvez toutes les photos de l’événement ici

    Les partenaires

    Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Snips, Utilisacteur, We Love The Net…

     
     
    Une plateforme de ressources partagées infolabs.io
     
    Dans une logique d’ouverture et de développement des Infolabs, plusieurs partenaires ont fourni une méthodologie et une description détaillées de leurs ateliers, afin qu’elles puissent être reprises, partagées, améliorées librement par d’autres. Ces fiches sont stockées au sein de la plateforme de ressources partagées : infolabs.io.
    Cette base référence déjà plus de 200 outils et méthodologies. Elle est celle de la communauté infolab et se veut collaborative. N’hésitez pas à vous en servir, à le compléter, à le commenter, etc. > http://infolabs.io/ressources
     
    Enfin, vous pourrez trouver la charte des Infolabs. Elle est le fruit de plusieurs ateliers avec les participants de la communauté infolab. > http://infolabs.io/content/charte-des-infolabs

    Pour contribuer à son évolution ou en discuter des éléments, vous pouvez passer sur l’outil de co-rédaction sur lequel est déposée la charte en cliquant sur ce lien.

     
     
    4. La suite de la campagne Infolab
     
    Quand verra-t-on de vrais Infolabs ? En fait il en existe déjà : Médiagraph à Nantes développe tout un pan de services de sensibilisation aux données, le CRIJ Poitou-Charentes se définit comme un « infolab orientation », et bientôt le CRIJ Rhône-Alpes, le Conseil Général de Gironde anime un infolab au sein de la collectivité, l’association lyonnaise Altercarto mène des actions autour du partage de données et de leur mise en débat.
     
    Peut-être verra-t-on un jour naître des Infolabs avec leur 3 pôles, ou peut-être est-ce par briques que les médiations aux données émergeront, chaque structure, chaque organisation pensant ses modalités d’accompagnement spécifiques. 
    Des scénarios sont en cours réflexion.
     
    La FING poursuit ses réflexions autour des médiations aux données, par un cahier d’exploration qui consigne l’ensemble des enseignements de la campagne et mène un cycle de formation et d’accompagnement. 
     
    La saison 2 se poursuit… Rejoignez-nous ! 
     
    Lydie Braham-Borie 
     

     

  •  

    L’Infolab prend ses quartiers à Futur en Seine (Paris)

    • Plus de 25 initiatives de médiation aux données sur 4 jours
    • Une journée dédiée à la campagne Infolab (outils, méthodes, scénarios) vendredi 13 Juin

     

     

    DU 12 AU 15 JUIN À LA GAÎTÉ LYRIQUE (4e étage)

     

    Après une année d'expérimentations menées à Bordeaux, Aix-en-Provence, Rennes, Poitiers, Paris, la campagne Infolab présente à Futur-en-Seine les résultats de ses expérimentations et invite tous ses partenaires à proposer des “expériences Data inédites à vivre”.

    Pendant quatre jours, plus de 25 partenaires* présentent leurs initiatives de médiation aux données :

    • sous toutes leurs formes : expositions, ateliers de  sensibilisation, démonstrations d’outils, formations, incubation de projets, création de connaissances, débats ;

    • sur tous les thèmes : données environnementales, données personnelles, données prédictives, données d’orientation, données travail et emploi, données citoyennes, données marines, …

    • pour tout public : néophytes, amateurs, spécialistes, artistes, entrepreneurs, chercheurs, générations X,  Y, Z, W…

    Ces initiatives seront expliquées, documentées, discutées. Elles constituent le matériau qui pourra servir aux futurs infolabs.

     

    A noter, le vendredi 13 Juin : une journée dédiée aux résultats de la campagne Infolab. Venez découvrir et débattre :

    • des outils, méthodologies, charte des infolabs

    • des scénarios de concrétisation

    • de la médiation aux données dans les organisations

     

     

     

    Retrouvez toute la programmation en ligne et inscrivez-vous > http://fens.infolabs.io/

    ATTENTION : le nombre de places des ateliers est limité, inscrivez-vous vite !

    Téléchargez l'invitation

     

     

    LA COMMUNAUTÉ INFOLAB

     

    Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, Five By Five, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Simplon, Snips, Utilisacteur, We Love The Net...

     

  • 1. CONTEXTE REGIONAL

     En adoptant en mars 2012, sa politique Rhône-Alpes Numérique (RAN), la Région a affiché notamment au travers de l’orientation 3, sa volonté de favoriser l’émergence de nouveaux services sur téléphones mobiles basés sur la réutilisation des données publiques ouvertes (open data).

     Le service développement numérique pilote actuellement une réflexion sur l’ouverture des données publiques de la collectivité. Les objectifs de cette démarche sont de sensibiliser et convaincre l’ensemble des acteurs de lancer ou de participer à une démarche globale d’ouverture des données régionales.

     Pour garantir le succès de notre politique open data, il est important de renforcer les actions de sensibilisation envers les décideurs et les réutilisateurs. Ceci permettra d’augmenter le patrimoine de données publiques ouvertes et de positionner la Région comme une collectivité en pointe sur le sujet de l’ouverture des données.

     Enfin dans le cadre d’un rapport d’assemble plénière présenté au vote des élus régionaux en février 2014, la Région réaffirme sa volonté de favoriser l’ouverture des données. Au travers d’une annexe spécifique elle reprécise spécifiquement ses objectifs en la matière.

     2. VOUS AVEZ DIT DATA-VISUALISATION ?

     Big Data, Open data, data-journalisme... Ces nouvelles terminologies s'inscrivent dans un contexte où le développement des technologies numériques rend possible le stockage, le traitement et la diffusion d'une quantité massive de données.

     Dans ce cadre l'Etat et les collectivités s'engagent à ouvrir et à partager les données publiques dont ils disposent dans un esprit de transparence de l'action publique (par exemple, avec la mise en ligne d’informations sur les comptes publics ou  la pollution) mais aussi dans la perspective de soutenir l'innovation sociale et la création de nouveaux services.

     En effet, la libération des données publiques n’est pas une fin en soi et la visualisation des données ouvertes est une forme de réutilisation. Il est ainsi possible de transformer les datas en information. Cette manière de procéder est très utilisée par les journalistes anglo-saxons. On parle de data-journalisme.

     La visualisation des données est un ensemble de méthodes de représentation graphique, en deux ou trois dimensions, utilisant ou non de la couleur, des trames. Les moyens informatiques permettent de représenter des ensembles complexes de données, de manière plus simple, didactique et pédagogique.

          Bien que le travail de sélection des chiffres, de mise en valeur des données constitue une forme de subjectivité et d’expression du point de vue de l’auteur, l’objectif d’une telle démarche est de donner un sens aux chiffres ou aux données étudiées.

         Cette manière de mettre en perspective s’adresse d’abord à notre intelligence visuelle. La data-visualisation permet ainsi de faire comprendre immédiatement des notions complexes.

    3. UNE INITIATIVE DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES EN PARTENARIAT AVEC LES ACADEMIES DE LYON ET GRENOBLE

       La Région Rhône-Alpes et son service développement numérique pilotent actuellement une réflexion sur l’ouverture des données publiques de la collectivité. Les finalités de cette démarche sont de sensibiliser et de convaincre l’ensemble des acteurs de participer à une démarche globale d’ouverture des données régionales.

      Cette exposition sera l'occasion de présenter les posters de visualisation de données ouvertes réalisés par une dizaine de classes de lycéens rhônalpins. La tenue de cette exposition, prévue en fin d'année scolaire (date identifiée : le 19 mai 2014), permettrait de sensibiliser les lycéens à l’intérêt d’une démarche d’ouverture des données régionales. Cet évènement au cœur de l’institution régionale sera également une opportunité de convaincre les décideurs territoriaux de transformer les réflexions en cours en projets et expérimentations.

       Pour accompagner les lycéens dans ce projet, le service développement numérique a lancé une consultation publique et a retenu l’association Fréquence Ecoles.

     4. FREQUENCE ECOLES : UNE EXPÉRIENCE D'ÉDUCATION AUX MÉDIAS 

       Au cœur de son projet associatif, l'association Fréquence écoles défend la nécessité de développer chez les jeunes des compétences numériques solides leur permettant de devenir des acteurs critiques et responsables de la société de l'information dans laquelle ils évoluent.

       Cette mission inclus le développement des compétences de traitement de données et la production d'images associées, dans une société où l'iconographie et la visualisation jouent un rôle essentiel dans les actions de communication et d'information.

       Dans sa réponse à la consultation, Fréquence écoles a proposé à la Région Rhône-Alpes un dispositif pédagogique d'éducation aux médias afin de permettre aux adolescents de découvrir le métier de data-journaliste, de comprendre la notion d'open-data et son utilité sociale, d'apprendre à manipuler et traiter des données publiques et de favoriser – in fine – le développement de l'esprit critique des élèves impliqués.

     5 . LES 7 DYNAMIQUES DU PROJET

    1.  L'investissement d'enseignants volontaires pour mener l'expérience avec leur classe.
    2. La contribution des pionniers du data-journalisme -rédacteurs et infographistes de la revue OWNI- accompagnés par les militants de « l'école des données », du réseau OKF France soutenu par la FING.
    3. La formation, la mise en réseau de journalistes professionnels volontaires pour se former aux enjeux de la data-visualisation avec les professionnels d'OWNI et de OKF France, lors d'un séminaire de travail spécifique.
    4. La sensibilisation et la formation des enseignants volontaires dans le projet à l'occasion d'une rencontre avec les enseignants organisée au démarrage du projet.
    5. La mise en œuvre d'un programme d'interventions dans les classes pour permettre aux élèves d’agir en tant que « data-journaliste » et de produire des infographies pertinentes
    6. Une évaluation de l'expérience pédagogique pilotée par les académies de Lyon et de Grenoble
    7. La production et le partage en Créative Commons du matériel pédagogique produit – scénarios, déroulés, témoignages, contenus formatifs - auprès des professionnels de l'éducation.

     6. DANS LES CLASSES, UN PROGRAMME FIXE EN 4 SÉANCES 

    > 1 séance consacrée à la découverte du métier de data journaliste – de la donnée brute à son traitement -.

     > 2 séances consacrées à la réalisation des infographies en salle informatique. Les élèves sont ainsi accompagnés par un professionnel pour maitriser les outils numériques et affiner leur approche.

     > 1 séance consacrée à la finalisation, à la présentation des différents travaux, au bilan de l'expérience.

     

    Ce projet intègre une dimension recherche et identification de données qui se rapproche de la démarche infolab.

    Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à me contacter.

  •  

    Le mardi 17 décembre 2013 avait lieu à la Cantine numérique rennaise la 4e rencontre du groupe national Infolab dont l'objectif était de parfaire le prototypage d'un Infolab. L'un des ateliers participatifs proposé était la co-rédaction d'une charte.


    Pourquoi une charte pour les Infolabs ?

     

    L'objectif de la charte est de définir les contours et caractéristiques d'un Infolab afin de rendre le concept accessible. Par la précision des modalités d'actions et des moyens mis en œuvre, l'adhésion à une charte par les organisations souhaitant devenir Infolab permet d'assurer un cahier des charges et des méthodologies communes, gages de développement cohérent et de soutien aux futures initiatives Infolab.


    Less is more

     

    L'atelier participatif de Rennes proposait aux participants de définir les termes les plus révélateurs de leur conception et expérience d'un Infolab. La compilation des qualificatifs sous des catégories communes a permis de rédiger un texte concis révélant l'essence d'un Infolab et présenté ci-bas.

    Parmi les débats, mentionner les typologies de lieux pouvant devenir Infolabs (CCI ou cantines par exemple) a été jugé trop restrictif pour être présent dans la charte et relevant de l'illustration. La question de “continuité” des animations Infolab n'a pas non plus suscité l'adhésion. Une rencontre mensuelle est-elle suffisamment continue et permanente ou faut-il de l'hebdomadaire ? Les avis variaient selon les structures imaginées pour le portage d'un Infolab.

    Les éléments n’ayant pas suscité l’adhésion générale ont été systématiquement retirés de la charte pour l’épurer et ne garder que les éléments reconnus par tous.

     

     

     

    Introduction à la Charte des Infolabs

     


     

     

    Au coeur de la révolution numérique, les données décrivent et quantifient tous les pans de notre environnement : par exemple, par des hauteurs, durées, vitesses, poids, températures, localisations, usagers, pulsations cardiaques, horaires, prix, concentration, matériaux, opinions, votes, évaluations, etc., etc.

    De nombreuses actions de notre quotidien sont rendues possibles ou contraintes par des données, tel que se déplacer dans la ville grâce à un GPS. Comprendre et agir avec les données est désormais l’affaire de tous et les Infolabs sont un moyen d’y parvenir.

     

     

     

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    Version alpha charte Infolab soumise à modifications



     

    A partir de cet essai de charte, nous ouvrons aujourd'hui la seconde étape de co-rédaction. Vous êtes libres de proposer des modifications en commentant cet article jusqu’au 30 mars. Une seconde version de la charte sera alors rédigée en prenant en compte les retours et présentée sur de futurs ateliers.




     

     

  • Le 13 février 2014 a eu lieu la seconde rencontre Infolab sur le territoire girondin et l'agglomération bordelaise. Ce deuxième atelier fut l'occasion d'approfondir et continuer les réflexions sur l'empreinte écologique, l'Open Data et les collectivités territoriales.

    Les participants ont travaillé à la création de scénarios d'usages innovants autour des données pour prototyper des projets utiles au territoire. Les 8 grandes thématiques étaient :

    • Comment baisser la consommation énergétique liée aux usages numériques ?

    • Comment sensibiliser à la non-utilisation du plastique jetable ?

    • Comment optimiser les ramassages des déchets et rendre leur collecte plus intelligente ?

    • Comment augmenter l’usage des flottes de véhicules partagées ?

    • Comment optimiser les trajets pour réduire la pollution ?

    • Comment rendre compte de l’empreinte écologique des bâtiments publics ?

    • Comment optimiser la consommation de fournitures et de consommables des organisations ?

    • Comment améliorer l’agrégation de données produites par les services de la Région, du Département, de la CUB et des services de l’Etat ?

    Les participants ont réussi à faire émerger 4 scénarios d'usages intéressants qui feront l'objet de nouvelles réflexions lors du prochain atelier :

      1. Dori
      2. Interflotte
      3. Glou Glou Geek
      4. Les poubelles gagnantes

    Retrouvez ci-dessous les slides de la journée.


    Pour se joindre à la prochaine et dernière session de cet Infolab (le 05 mars 2014), veuillez contacter Thierry Marcou ! 

  • Intervention au congrès de la société française d'informatique – Poitiers – Février 2014

     

    La question des données en entreprises n’est pas un sujet neuf… Depuis l’informatisation des entreprises, le développement des intranet, des ERP, du knowledge management, etc., la question de la production / de la circulation / du partage / de la protection des informations dans les organisations se pose. Mais ce qui change aujourd’hui et revisite ces anciens sujets, c’est :

    -        d’une part l’afflux exponentiel des données et l’exploitation automatique de celles-ci par les machines ;

    -        d’autre part le périmètre d’actions des entreprises ou, pour le dire autrement, l’écosystème d’interdépendance dans lequel elles évoluent et qui s’est considérablement étendu ;

    -        Et enfin le caractère « co-produit » inhérent aux données, mais aussi au système intelligent, aux traitements algorithmiques qui agrègent des données de provenance variée.

     

    Les analystes s’accordent pour considérer les  données comme un nouvel actif économique (en 2013, le Boston Consulting Group en estimait le potentiel économique à 8% du PIB européen d’ici 2020). Mais il est encore peu fait cas des incidences sociales possibles, que la gestion des données dans les organisations va faire naître.

     

    La manière dont demain nous allons gérer, agréger, analyser, partager, ouvrir ou au contraire fermer, protéger les données, va avoir des conséquences sur tout un écosystème d’acteurs internes/externes aux organisations : les décideurs, les cadres, les employés, les partenaires, les co/sous-traitants, les prestataires, consultants, les clients, les contributeurs, les usagers : soit autant d’individus qui participent à la chaine de valeur.

     

     

    • LES DONNEES, UNE NOUVELLE "REALITE" A TRAITER POUR LES ENTREPRISES

     

    A quoi ressemble l’entreprise du 21e siècle ?

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    > Qu’elle soit très grande ou très petite, l’entreprise du 21e siècle est une organisation connectée (98% des entreprises).

    Même les très petites structures sont connectées, et agrègent des contenus dématérialisés : des mails, des listings de clients, des stocks. Les professions manuelles, ou centrées sur la relation humaine ont des pratiques de plus en plus interfacées par des écrans : les infirmiers, les boulangers, les transporteurs routiers, les aides aux personnes âgées, ... Or tout device informatique génère de la donnée, des traces d’usages, qui peuvent être récupérées, et qui alimentent – plus ou moins explicitement – des formes de reporting : analyse de la pratique, de la performance, du bien-être, etc.  

     > Avec des individus majoritairement connectés

    L’entreprise du 21e siècle est composée d’individus connectés. C’est le fruit de la montée de l’équipement personnel. Le taux d’équipement varie en fonction du poste (avec de fortes inégalités), mais les pratiques de BYOD, ou de BYON se multiplient et obligent les entreprises à composer avec une pluralité d’équipements. (60 % des sociétés autorisent déjà une stratégie BYOD selon Forrester). Les solutions de cloud personnel sont en train d’arriver sur le marché. Tout cela présage des tensions à venir sur la sécurisation des données, mais aussi sur leur confidentialité, leur propriété, le partage de la valeur qu’elle engendre...

    > Elle est aussi étendue, virtuelle

    L’entreprise qu'elle soit là encore très grande ou très petite, est insérée dans un écosystème dense de partenaires, co-traitants, experts, conseillers. L’entreprise étendue – ou virtuelle – est celle capable de puiser dans des ressources extérieures le moment venu, pour faire face aux besoins d’agilité, de réactivité, d’adaptabilité des marchés. Or au sein de cet écosystème, les données se multiplient, s’échangent.

     > Elle se compose de chaînes de production toujours plus automatisées

    Les chaînes de production sont de plus en plus automatisées, et monitorées par des capteurs, de façon à ce que les machines elles-mêmes puissent vérifier en temps réel les fonctionnements, contrôler le bon déroulement de la production,  constamment optimiser les process.

     

    L’informatisation s’est depuis étendue à toutes les fonctions de l'entreprise et organise l’intégralité des processus. L’effet d’outillage multiplie la production de données mais surtout il tend à considérer comme des “données” à enregistrer et analyser toutes sortes de faits, de phénomènes et d’actions qui ne semblaient jusqu’ici pas le mériter, ou que l’on ne savait tout simplement pas voir. 

     

     

    • QUELS USAGES DES DONNEES

     Dans un premier temps la profusion des données est abordée sous l’angle technique : on cherche surtout à établir les réseaux, à récupérer, stocker, analyser, diffuser, archiver. Et cela provoque des problématiques techniques denses : comment analyser de grosses quantités de données ? Doit-on faire circuler ces mastodontes ou développer des softwares venant puiser les données là où elles sont ? Est-il opportun de chercher à les stocker et les archiver quand leur cylce de vie est de deux ans à peine… ?

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    Mais de véritables champs d’usages thématique, tout à fait stratégiques pour l’activité de l’entreprise, se développent aussi. En voici 4 d’entre eux, qui adressent des questions tout à fait politiques à l’entreprise.  

    > Augmenter la productivité par la mise en place de systèmes intelligents se passant  de l’intervention humaine

     Toute l'activité devient mesurable au travers d'indicateurs de performance, et sujette à optimisation. Les machines, capables de gérer des systèmes de plus en plus complexes, d’apprendre de leurs erreurs, et de traiter de très grandes quantités de données, supplantent petit à petit l’humain dans la gestion des tâches cognitives (c’est l’âge de la substitution homme-machine, décrite par Brynjolfsson et MacAfee dans leur ouvrage Le Deuxième âge des machines). Parmi les multiples conséquences de cette évolution :

    -        La suppression continue d’un certain nombre d’emploi : ce qui questionne la manière dont la valeur produite par les machines sera partagée entre les individus, pas toujours « insérables » dans l’emploi, mais participant en partie à la création de valeur par les données;

    -        La multiplication des effets d’informatique « boîte noire » dont ceux observés dans le champ de la finance (High frequency trading) ne sont pas très rassurants…

     Qui aura la main sur les systèmes intelligents ? Une DSI renforcée, ou une plus large communauté ? Quelle capacité d’interrogation des machines et d’intervention sur celles-ci aurons-nous ?

    > Générer des tableaux de bord internes, des analyses prévisionnelles, piloter l’activité au quotidien

     Ce qui était avant réservé à la business intelligence se complexifie par les effets de big data mais surtout il s’étend – potentiellement - à chaque service, à chaque direction. Tout employé peut être à même de piloter son activité, par les données qu’il génère au quotidien, voire de développer des analyses prévisionnelles. Il doit pour cela avoir accès aux données, disposer des compétences nécessaires à leur traitement et disposer d’outils adéquats.

    La profusion de données et la possibilité de faire émerger des données prédictives peut conduire soit à une concentration accrue du pouvoir dans l’entreprise (les DSI, les décideurs) soit au contraire contraindre à l’élargissement de l’analyse de l’activité et des prises de décisions. Faut-il outiller les services d’outils de gestion de données de manière beaucoup plus volontaire ? Faut-il faire monter en compétences les employés sur l’exploitation des données ? Et quelles sont ces compétences ? Faut-il mettre à disposition des compétences internes pour aider les services : data officier mobile dans l’entreprise ?

     

    > Améliorer la connaissances des cibles clients / usagers

     Le propre des données est de faire éclater les frontières : entre les données brutes, leur contexte de production, leur trajectoire sinueux de traitement-retraitement, enrichissement-croisement, il devient vite difficile de savoir « quoi » appartient « à qui ». Une partie des données gérées par les organisations sont les données produites ou co-produites par les partenaires / cotraitants / clients / usagers / contributeurs.

    Est-ce que les données co-produites doivent l’être de manière beaucoup plus explicite et assumée ? Comme le suggèrent les analystes Crawford et Schultz , est-ce que les services qui utilisent des Big Data doivent informer les gens des sources de données qu’ils récoltent, des formes de prédictions qu’ils font ? Est-ce qu’une information doit être fournie aux usagers quand leurs données ont été traités par un algorithme qui explique les données considérées et la méthodologie employée… ?

    C’est là un champ entier de transformation de la relation aux partenaires-co-traitants d’un côté, aux clients-usagers-contributeurs de l’autre.

     

    > Alimenter les ressources humaines

    De plus en plus, et particulièrement dans les entreprises qui ont développé des intranets, des réseaux sociaux d’entreprises, les données deviennent aussi du matériau alimentant les ressources humaines. Les applications de « reporting social » commencent à arriver sur le marché, fournissant à la GRH des données nouvelles sur les risques psycho-sociaux encourus, ou sur les possibles fuites de talent (les RH prédictives, façon People Analytics de Google). Des données nouvelles – aujourd’hui non discutées par les parties prenantes - rentrent en ligne de compte dans l’évaluation de la performance ou du bien-être des individus au travail. Cela amènera-t-il à revoir en conséquence les formes de dialogue social dans l’entreprise ?

     

     

    • EXPLORER DES PISTES D'ACTIONS

     Si à ce stade, les questions sont plus nombreuses que les réponses, certaines expéditions ou campagnes que nous menons à la FING relatives aux données (Infolab, Mes Infos) tentent d’explorer des pistes d’actions.

     

    > L’Infolab, ou comment développer une culture des données et des raisonnements algorithmiques au sein des organisations

    La campagne Infolab, lancée depuis un an, questionne les formes de médiations à développer sur les territoires pour qu’un plus grand nombre d’acteurs (privés, publics, associatifs, particuliers) soient en capacité d’exploiter des données pour leur projet.

    Pour cela il s’est agi de questionner les compétences nécessaires à l’exploitation des données. Quelles sont les compétences mises en œuvre ? statistiques, juridiques, informatiques, de culture numérique… Peut-on former à la logique algorithmique ? Comment s’y prendre pour faire acquérir les briques de base manquantes aux individus ? Doit-on passer par la formation continue, l’apprentissage par le faire, le elearning ?

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    C’est un axe de réflexion que nous continuerons à explorer durant l’année 2014.

     

    > L’infolab ou la mise en place de cellule de médiation, et d’accompagnement des projets « data » dans les organisations

    Les médiations aux données peuvent être multiples : techniques (outils), documentaires (méthodologies, retour d’expériences, partage de pratiques), humaines (accompagnement, formation…). Les entreprises devront peut-être, demain, générer en leur sein, des services d’aide, d’accompagnement voire d’incubation de projet datas : associer les compétences d’un expert data aux compétences d’un expert métier pour tirer parti des données au quotidien.

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    > MesInfos, ou réinventer la relation clients à partir du partage des données

    L’expérimentation MesInfos, lancée en octobre 2013, consiste à redonner aux clients-usagers les données que les entreprises possèdent sur eux. A travers une plateforme test, 300 panelistes, et des entreprises partenaires (grande distribution, secteur bancaire, assurance, opérateur télécom), des usages, des services font être expérimentés, afin d’explorer la valeur, à la fois économique et sociale, du partage des données personnelles : quels impacts sur la confiance, la relation client, le développement de services, la connaissance de soi, de nouveaux pouvoirs d’agir des clients-contributeurs, etc.

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    > Les données : un nouvel objet du dialogue social dans les entreprises ?

    S’il ne fait pas de doutes que la manipulation de données va devenir une compétence différenciante pour les employés, il ne fait pas de doute non plus que l’exploitation des données va générer des besoins de renouveau du dialogue au sein des organisations. Parce que l’accumulation de données et d’informations ne livrera pas un sens plus objectif de la réalité, parce que le point de vue de chaque expert « métiers » se révèlera indispensable pour naviguer dans l’infobésité, et parce que les données et les traces d’usage ne traduiront jamais complètement la réalité des pratiques de travail (la pertinence, l’efficience, la créativité, les capacités d’innovation), de formes nouvelles de débat, de dialogue social devront voir le jour, mettant les données en débat. Ce que nous essayerons d’approfondir dans le cadre de la campagne Digiwork.

     

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    Les données deviendront-elles un nouvel « objet social » dans l’entreprise ? Dans tous les cas, quel que soit leur devenir, la question de la médiation scientifique et du développement d’une culture des données sera centrale pour les organisations.   

     

    (Le bidendum "travail", cc Yoan Ollivier, Plausible-Possible)

     

     

  •  

     

    •  1 - « Crowdsourcing », de quoi parle-t-on ?

     

     

    La co-production de données par les foules ? Pourquoi - en quoi cela peut-il être intéressant pour un projet, une organisation ? Comment s’y prendre ?

    Le crowdsourcing (littéralement “la production de données ou d’informations par les foules”) est un des phénomènes marquants du web2.0, et particulièrement de la dynamique d’Open Data. Il consiste en une mobilisation des compétences ou des connaissances distribuées au sein de la foule. Il peut se développer dans la sphère non-marchande et relative au bien commun : ainsi dans le champ de la santé (sickweather), de la généalogie (Genbecle), de l’alimentation (Open Food Facts), de la cartographie (OpenStreetMap), du handicap (HandiMap), de la recherche scientifique, de la connaissance (Wikipédia) ; mais aussi dans le champ marchand, concurrentiel, voire de l’emploi (mechanical Turk), Humangrid, etc.

    Les initiatives de co-production volontaire de données par des individus ou des communautés informelles, ne sont pourtant pas si nombreuses. C’est que le “crowdsourcing” ne se décrète pas : il ne s’impose pas aux foules. ll peut arriver qu’il soit spontané ou non conscient (ReCaptcha), mais il est le plus souvent “incité”. Certaines démarches de co-production n’hésitent d’ailleurs pas à emprunter des biais ludiques (décryptage de l’ADN) ou financiers (Innocentive) pour se rendre attractives.

     Quel est le potentiel de coproduction de données d’un projet ? Quelle stratégie mettre en oeuvre pour le favoriser ? Les dispositifs Infolab seront probablement amenés à aider des publics à construire, déployer une démarche de coproduction de données aussi bien pour des publics citoyens que pour des entreprises.

    L’atelier proposé le 17 décembre à la Cantine de Rennes consistait à faire vivre une expérience d’évaluation du potentiel de coproduction de données d’un projet, et à élaborer une stratégie adéquate

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    • 2 – Cartographier les pratiques maraîchères des habitants de l’agglomération de Rennes : pour quoi faire ?

    S’inspirant d’un projet développé par le collectif citoyen Open Data Rennes en 2012, la proposition de l’atelier était de construire une cartographie de la production maraîchère chez les habitants de Rennes et son agglomération. Quelles sont les habitudes en la matière ? Font-ils pousser des fruits, des légumes, des herbes aromatiques, sur leur balcon, dans leur jardin ? Echangent-ils leurs productions ? Existe-t-il des réseaux de partage de denrées locales ?

    Un tel projet permettrait par exemple d’évaluer le caractère « vert » d’une ville en prenant en compte les potagers privés ; ou repenser un modèle de développement et d’auto-subsitance d’une population (locavorisme - consommer des produits locaux) ; ou encore  travailler à la protection de l’environnement, tout en créant du lien social, etc.

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    • 3 - DEROULE DE L’ATELIER

    Comment réaliser ce projet ? Est-il nécessaire de co-produire des données ? Pour répondre, nous avons suivi la méthodologie élaborée dans le cadre de la campagne Infolab (« parcours d’évaluation du potentiel data pour mon projet »).

     

    a) Quelles données existent déjà sur ce sujet ? « Wanted Data List »

    La première étape consiste à créer une liste idéale de données utiles : par exemple l’orthophoto de Rennes Métropole, la liste des jardins familiaux, un annuaire déclaratif des personnes pratiquant le maraîchage privé.

    Voici quelques-unes des idées qui sont ressorties de cette première phase de brainstorming.

    - Données des associations environnementales

    - Données “clients” des AMAP ?

    - Enquêtes comportementales, pratiques des ménages

    - Données cartographiques du territoire

    - Données du cadastre : parcelle, bâti

    - Cartographies des espaces verts

    - Orthophotographie

    - liste des jardins ouvriers, des lieux de cueillettes, des réseaux d’AMAP

    - liste des producteurs locaux

    - existence de statistiques sur les “grainiers”

    - carte des composteurs individuels et collectifs détenus par les Villes qui accompagnent les habitants dans la démarche 

     

    b) Evaluation et recherche des données existantes / Prise de contacts avec des producteurs de données

    Par la suite chaque élément de cette liste est classé selon son degré de pertinence, et le format envisagé. En effet, il s’agit d’évaluer le potentiel de ré-utilisation de chaque jeu de données. Une donnée de qualité bien renseignée dans un format ouvert et disponible sous une licence permettant sa réutilisation aura un potentiel utile bien plus important qu’une donnée de mauvaise qualité et disponible en pdf par exemple.

    Nous avons donc pris le temps d’évaluer, avec les participants, 3 jeux de données via le prisme de leur format, de leur qualité et donc de la faisabilité de leur coproduction collective dans le cas où elles ne répondraient pas à des critères qualitatifs nécessaires à leur réutilisation.

     

    L'orthophoto (open data Rennes Métropole) :

    Cette donnée permettrait par exemple, via un traitement de télédétection, de faire ressortir les jardins dans lesquels on pratique du potager privé. En réalité, cela demande certaines compétences et la résolution à 20cm proposée en open data n'est pas suffisante pour identifier ce qui pousse dans un jardin !

    Une idée de crowdsourcing serait d'utiliser des drones privés pour prendre des prises de vue aérienne.

    Cet exemple radical nous a permis de rappeler que l’utilisation de drone était réglementée…, mais aussi et surtout qu’il devait exister une prise avec une meilleure résolution. Dès lors, contacter le producteur est une piste méthodologique essentielle dans le processus d’évaluation de faisabilité d’une coproduction. Dans beaucoup de cas, la donnée peu renseignée ou absente existe sous d'autres formes chez un acteur proche de la thématique. Il est souvent préférable de passer du temps à négocier une autre version ou bien à faire évoluer les conditions de réutilisation, plutôt que de se lancer dans un montage complexe d’une coproduction de la donnée.

     

    Les jardins familiaux (open data Rennes métropole):

    Cette donnée semble revêtir tous les atouts d’une bonne base pour travailler la question des potagers privés. Malheureusement, la donnée manque de renseignement, pas de surface, pas d'adresse, pas de coordonnées géographiques…

    Là encore, il est fort probable que des informations supplémentaires existent au sein des collectivités ou des associations. Dans ce cas encore, influer auprès des acteurs concernés reste la priorité avant de se lancer dans une campagne de crowdsourcing. Dans le cas où cette information complémentaire serait réellement absente, il est nécessaire d'associer les collectivités dans la démarche de coproduction, car elles pourraient être intéressées par les données produites pour un usage métier interne.

     

    Ces données collent parfaitement à la thématique, en revanche elles sont disponibles uniquement sous la forme d'un kml (format de données géographiques, propriétaire de Google). De fait, comment extraire ces données et les traiter ? Contacter le producteur originel est une bonne piste, car elle nous a permis d'obtenir les données dans un format exploitable.

    Parallèlement, ce dernier exemple a introduit d'autres aspects stratégiques lors de la définition d'une campagne de coproduction de données. Lors de la campagne initiale (collectif open data Rennes), les choix méthodologiques ont été de récolter les informations sur une courte période et sans outil technique de récolte et de mise à jour de la donnée. Une méthode qui permet d’obtenir rapidement des données exploitables, mais qui est insuffisante sur le long terme.

     

    C) Construire une stratégie de coproduction de données


    Les suite et fin de l'atelier se sont axées sur les choix stratégiques d'une campagne de coproduction des données. Comment faire pour toucher des réseaux ? Comment publiciser, faire connaître la démarche et inciter les habitants à s’auto-déclarer ? Faut-il monter un événement de lancement de la démarche ? Faut-il animer des réseaux sur le long terme ?

     

    Une série de lieux, de réseaux a été alors évoquée :

    - les bourses aux échanges de plantes, de graines

    - les événements de type “Les incroyables comestibles”

    - les maisons de quartier

    - les lieux de compostage collectif

    - les Lieux de marché

    - les grandes surfaces (Jardiland, Truffaut, etc.).

    - les jardins ouvriers

     

    Plusieurs pistes comme une stratégie de communication sur le long terme avec des relances trimestrielles, le développement d'outil permettant l'alimentation à tous moments et la formation à des solutions existantes comme OpenStreetMap pour les données géographiques seraient essentielles à la création d'une base de données coproduite. La co-production de données peut aussi développer des approches ludiques pour donner envie de participer et tendre à gommer l’aspect “rébarbatif” de la démarche. Il est même envisageable d’inciter financièrement, rémunérer (à l’instar des projets Mechanical Turk, Humangrid, Designenlassen.de, Wilogo, Innocentive…)

     

    • 4 - LES ENSEIGNEMENTS METHODOLOGIQUES

     

    Un dispositif Infolab doit pouvoir aider des porteurs de projet dans la mise en place d’une démarche de crowdsourcing, en commençant par initier une réflexion sur les données existantes, et sur la pertinence d’une co-production. L’option de crowdsourcing ne peut être considérée comme la « solution clé en main » d’un projet. Il excite plusieurs étapes à respecter et des ressources susceptibles de requalifier les stratégies de coproduction d'une donnée.


    Pour récapituler, voici les grandes étapes à prendre en compte :

     

    a) Rechercher les données qui existent déjà sur le sujet ? « Wanted Data List »

    b) Evaluer la pertinence et prioriser celles-ci

    c) Prendre contacts avec des producteurs de données déjà existantes : ils peuvent avoir d’autres choses « en magasin » que ce qui est connu ou publié.

    d) Evaluer de la qualité des jeux de données trouvés  

    f) Définir les données manquantes à co-produire

    g) Construire une stratégie - aux moyens diversifiés - de mobilisation des foules

    h) S’appuyer sur les réseaux “physiques” déjà existants (ex . assos, marchés, foires) pour faire connaître le projet, trouver des moyens d’incitation à la production (manifestation, publicité, serious game, etc.).


    par Jérémie Valentin & 
    Amandine Brugière

  • Les 21 et 22 janvier se sont tenues les premières sessions d'atelier Infolab sur le territoire girondin et l'agglomération bordelaise. Les villes de Bourg sur Gironde et Cenon accueillaient les participants, venus nombreux (plus de cinquante personnes !) découvrir l'univers des données, et les impacts - actions possibles sur la thématique de l'empreinte écologique. 

    Retrouvez ici les slides de la journée. 

    Pour se joindre au groupe de travail, et participer aux prochaines ateliers (le 13 février), veuillez contacter Thierry Marcou ! 

     

     

  • La Ville et l'agglomération de Rennes, la Cantine rennaise, le LabFab nous accueillaient le 17 décembre pour tenir la 4e rencontre du groupe national. 

    Une journée remplie de discussions, d'ateliers, de "data", de bricolages numériques et d'innovations ascendantes... 

    9H30 : L'Infolab, où en est-on ? Que savons-nous ?

    11H30 : Visite du LabFab de Rennes

    14H30 : Ateliers "Infolab" : Charte, Programmation, Incubation de projets, Crowdsourcing, Dataviz 

    18H30 : Ouverture de la Cantine Rennaise transformée en Infolab

     

     

    Retrouvez la présentation ci-dessous, et les photos de la journée : 

    http://storify.com/schignard/rencontre-infolab-a-rennes

    Ils en parlent aussi : 

    Arthur de Logilab http://www.logilab.org/blogentry/196685 

    Ben du Master 2 Information-Communication Rennes 2 http://m2pranet.wordpress.com/ 

     

     

  •  

    Nous déployons quotidiennement des pratiques personnelles de gestion et d'exploration des données : comprendre un sondage entendu à la radio, lire les résultats d’analyses biomédicales, analyser son relevé de banque en ligne, manipuler une liste de contacts, un fichier de tableur, etc. Ces pratiques reposent sur des savoirs et savoir-faire qui passent souvent inaperçus ou qui ne sont pas suffisamment formalisés. La plus part du temps, ils ne sont pas du tout identifiés, comme le prouvent ces quelques expressions glanées au fil de discussions “Avec Google, j’ai réponse à toutes mes questions”, “Aujourd’hui tout le monde sait se servir d’Excel”, “Une visualisation pertinente, c’est une belle visualisation”, “Je n’ai rien à cacher, pourquoi je le ferais ?”, “Devant une data visualisation, le lecteur n’a pas à lire, il comprend plus vite”... 

     

    Or, nous sommes loin d’être tous égaux dans la manipulation des données : dans la compréhension de statistiques, dans la prise en main d’un fichier tableur un peu costaud, dans le bidouillage d’une base de données, dans la compréhension des enjeux... Les compétences requises mêlent à la fois un savoir geek (informatique), expert (statistique), critique (sciences humaines - travailler les corrélations), parfois juridique...

     

    LES COMPETENCES : ENTRE SAVOIRS ET PRATIQUES

    Mais, au juste, qu’est-ce qu’une compétence ? Une compétence désigne un savoir mobilisé en situation dans une logique de capacitation. La compétence ne résulte pas seulement de l’expérience ou de la pratique, mais elle émerge de l’activité, c’est-à-dire d’une action concrète et maîtrisée. Ainsi, c’est la qualité d’une activité et du résultat obtenu que désigne cette notion de compétence ; en cela, on peut souligner qu’une compétence n’est pas stable, au contraire, elle évolue au fil du temps et des situations. La compétence fait le lien entre le savoir et la pratique : elle consiste en la mise en situation opérationnelle de connaissances.

    Considérant que nous sommes aujourd’hui immergés dans un monde de données (sans en avoir toujours bien conscience d’ailleurs), y a-t-il des compétences minimales requises pour mieux agir au quotidien, assumer sa place de citoyen, être plus efficient au travail ? 

    Peut-on passer d’une posture - passive - de consommateurs de services à une posture - active - de co-production, manipulation et réutilisation de données ? 

     

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    Ce sont ces sujets que nous avons explorés collectivement au cours de deux ateliers Infolab (pendant le Connecteur Recherche à Futur en Seine, “Peut-on démocratiser une culture de la donnée”, et pendant l’Open Data Week à Marseille, lors de l’atelier “Les compétences de la “Data Culture”).

    Il en est ressorti plusieurs niveaux d’analyses que nous vous livrons ici, détaillant des types de pratiques, et des compétences associées.

     

    NIVEAUX DE PRATIQUE ET CHAMPS DE COMPETENCES

    Nous avons identifié, en atelier, 4 niveaux de pratique dans l’expérience quotidienne des données  : 

    • La réception : je lis un sondage, je prends connaissance d’un graphe de données statistiques... Je m’appuie sur la consultation des données pour me faire un avis, pour m’informer ;
    • La (ré)utilisation : j’identifie des jeux de données, je sais les récupérer, les manipuler... Je suis en mesure de constituer de nouvelles données par le croisement et l’analyse de l’existant ;
    • La production : je sais utiliser les outils pour produire et récupérer des données, les combiner, les structurer, les anonymiser, pour programmer des requêtes, des services... ; 
    • La diffusion : je documente mes jeux de données, je facilite leurs accès et réutilisation en explicitant les droits de réutilisation (statut juridique, licence), je maîtrise leurs outils de design, de graphisme pour les rendre lisibles et accessibles… 

    ainsi que 7 champs de compétences mobilisées  : 

    • Lecture-écriture (-> sens critique et culture visuelle), 
    • Culture numérique (-> maîtrise TIC et machine informatique), 
    • Information-documentation-communication (-> sens critique et techniques documentaires, stratégies), 
    • Droit (-> identification du statut juridique des données, des licences liées à la consultation, aux réutilisations)
    • Statistique (-> calcul et traitement des données), 
    • Informatique (-> programmation)
    • Design, graphisme (-> mise en forme et lisibilité, ergonomie des interfaces techniques)

     

    1 - LA RECEPTION, les fondamentaux

     Culture numérique : “J’ouvre mon navigateur et consulte les actualités”. >>> Maîtriser les bases d’une machine informatique, d’un navigateur, d’une fenêtre de recherche.

     

    Lecture-écriture : “Je trouve les résutats des dernières éléctions présidentielles sur mon moteur de recherche et comprends la carte de France les relatant”. >>> Rédiger des requêtes dans un moteur de recherche associant des mots clés. Trouver l’information pertinente (des tableaux de données, une datavisualisation). Savoir la lire, comprendre les données et mobiliser une culture visuelle.

     

    Information-documentation-communication : “Je me méfie des sondages généralistes et cherche toujours à connaître le panel et les conditions de production du sondage”, “Lorsque je fais mes courses, je décrypte les étiquettes, compare les produits (graisses, sels, additifs, allergènes etc.) et trouve des produits similaires plus sains”. >>> Vérifier la validité et la fiabilité de l'information, à partir d’un sens critique, de la conscience des enjeux, l’analyse des sources. Estimer les risques liés aux modes de production des données (intentionalité, généralisation). Appréhender et exploiter le cycle de vie de l'information. 

     

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    2 - (RE)UTILISATION, Approche de la construction des données

     Culture numérique : “Je sais extraire du logiciel d’inscription en ligne la liste des inscrits à un événement et ouvrir le fichier csv dans un format xls sur mon ordinateur” “Je sais télécharger un jeu de données d’un portail open data et l’ouvrir sur ma machine”. >>> Maîtriser les outils de bureautique courants et les bases techniques de l'information et de la communication (composants matériels, logiciels et services courants, traitement et échange de l'information, caractéristiques techniques, fichiers, documents, structuration de l'espace de travail...).

     

    Information-documentation-communication : “Je comprends l’arborescence thématique d’un portail open data”, “Je m’adresse à une bibliothécaire pour indexer et publier des ressources bibliographiques en format numérique”. >>> Identifier des ressources humaines et techniques. Comprendre la structuration des contenus, les systèmes d’information.

     

    Statistiques : “Je sais calculer des pourcentages”, “j’applique les règles de probabilités à des données pour prévoir la récurrence d’un événement ”, “Je sais réaliser une compression sur un très grand jeu de données en utilisant un algorithme particulier”, “je sais réaliser une inférence statistique pour induire les caractéristiques inconnues d’un jeu de données à partir d’un échantillon représentatif”. >>> Comprendre la nature des données, et savoir les interpréter, explorer les corrélations, les causalités, connaître les règles de probabilités. Extraire des analyses et de l’information nouvelles.  

     

    Informatique : “Pour analyser les retours d’une enquête terrain, je crée une récupération automatique des données contenues dans des fichiers tableur qui les agencent dans un fichier maître”. “J’extrais des données d’OSM, je ne garde que les lieux naturels, enlève les dessins vectoriels pour ne plus avoir que les coordonnées GPS d’un point donné.”  >>> Nettoyer un jeu de données. Structurer une base de données. Rédiger des requêtes simples. 

     

    Droit : “Je comprend que la licence Open Data Base License (ODbL) d’un jeu de données m’autorise à partager, modifier, réutiliser librement les données tout en maintenant ces mêmes libertés pour les autres”, “Quand je réalise une datavisualisation à partir de données ouvertes, je sais que je dois citer les sources des données - noms des producteurs, lien hypertexte vers le site ou le catalogue, et la date de mise à jour”, “je suis un délégataire de service public qui produit des données publiques, mais dont la base de données afférente est soumise au droit d’auteurs, je sais organiser l’accès aux données en conséquence”. >>> Apprécier le statut juridique d'un document numérique, d’une base de données, des droits de réutilisation des données. Comprendre les différentes licences.

     

    Design, graphisme “Je cherche à produire un rendu visuel des données chiffrées sur la consommation d’eau par régions à la fois de manière fixe (un diagramme), et de manière interactive (les usagers peuvent faire varier un paramètre)”. >>> Maîtrise des outils de graphisme et de visualisation. Former à la représentation. Connaitre la sémiotique visuelle et graphique. 

     

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    3. PRODUCTION, Manipulation et production des données

    Droit : “Je n’autorise pas ce site à accéder, lors de mon inscription, à mes profils publics, ma liste d’amis, mes adresses électroniques et mes anniversaires”, “Je choisis une licence pour les données que je produis et laisse accessible en ligne
    >>> Conditions de production des données : Gérer et maîtriser des données personnelles et stratégiques. Exploiter des données de manière éthique, citoyenne et sécurisée. 


    Information-documentation-communication : “Je structure mon catalogue de données à la manière d’un thesaurus et documente les méta-données
    >>> Structuration des données : Posséder une rigueur scientifique, assurer la conduite éclairée : documentation (Thesaurus), métadonnées, agencement logique, contextualisation, anonymisation.


    Informatique : “J”utilise des techniques de test-itération différentes et complémentaires afin d'atteindre le taux de détection de 95% des anomalies pour assurer un niveau de sécurité “suffisant”, “Une organisation choisit de rendre accessibles ses données uniquement par le biais d’APIs”, “Je crée une interface capable de requêter les données de plusieurs bases de données liées”.
    >>> Programmation : Analyser des données (extraction et transformation), Connaitre les modes de transformation des fichiers et des formules : requête, modélisation, test-itération. Bâtir des architectures pérennes. 


    Statistiques : “Je construis un modèle algorithmique d’apprentissage supervisé, par le biais de boucles de rétroaction, pour cibler les interventions manuelles sur la base”
    >>> Traitement élaboré de données (repérage des variables, rédaction d’algorithmes), maîtrise de l’intelligence du système applicatif. 


    Design, graphisme : “La convivialité de l’interface du portail de données permet à des non-informaticiens de construire visuellement une requête dans la base”, “Nous avons ajouté au portail une couche de datavisualisation interactive
    >>> Représenter l’information, les résultats de requêtes (design de l’information), Construire des interfaces facilitant l’utilisation de la plateforme de données et optimisant l’expérience utilisateur. 

     

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    4. DIFFUSION, Diffusion des données, câblage de publics clés, marketing de l'information, maîtrise des réutilisations

    Informatique : ”Je modifie le code source de mon site pour pouvoir intégrer le code html de google map”, “Je ne donne accès aux données que nous la forme d’API afin de maîtriser les réutilisations
    >>> Design d’interface : Conception de portail, plate-forme. Langage HTML, programmation informatique d’API


    Information-documentation-communication : “J’anime mon territoire par le biais de concours, de hackathon qui nécessitent beaucoup de communication locale”, “Le service communication de la collectivité se charge de la communication politique autour de l’ouverture du portail par le biais d’articles dans la presse”, “Les réutilisateurs de nos données peuvent nous signaler des améliorations possibles, corriger et enrichir directement les données, grâce à un système de workflow adapté”
    >>> Publicisation, communication politique, constitution et animation de communauté, conception d’un processus d’amélioration continue. 


    Statistiques : “J’analyse les statistiques de consultation et de téléchargement des différents jeux de données” 
    >>> Stratégie : Evaluer l’impact économique de la réutilisation données, Produire des données prédictives et prendre des décisions. 


    Droit : “Selon le type de données mises à disposition, nous avons décliné des licences différentes : ouverte, avec authentication,  avec redevance...” 
    >>> Choix des licences. Protection des données, volonté de maîtrise des usages, ou volonté d’ouverture et de liberté

     

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    La complexité des tâches et la diversité des compétences sous-jacentes montrent combien la manipulation de données n’est pas une mince affaire. D’ailleurs elle est majoritairement la chasse gardée des professionnels. Certes, le “learning by doing”, “learning by failing”, le “Do it your self”, chers à la philosophie des bidouilleurs-geeks restent possibles, pertinents, efficaces, comme le prouvent les succès des coding-goûter de Mozilla, l’appétence vis-à-vis des FabLabs. 

    Mais l’apprentissage par le faire constitue l’une voie d’apprentissage, parmi d’autres, et s’appuie de toutes façons sur les briques de compétences détenues par les individus. “S’exprimer en algorithmes” nécessite des savoirs sous-jacents, vis-à-vis desquels il reste à se questionner sur les modes et les lieux d’apprentissage.  

    Quels seraient les leviers pour faire montée en compétences un plus grand nombre d’acteurs et de citoyens dans cet univers des données et des algorithmes ? Comment spécifier les compétences en fonction des modes de formation ? 

    Entre formation initiale, formation continue et diplômante, espaces de médiation, dispositifs d’éducation populaire, les modes d’apprentissage pourraient se réaliser différemment. 

    Par Faustine Bougro, Sarah Labelle, Amandine Brugière

    RMQ : Merci aux participants des différents ateliers pour leurs apports et points de vue critiques affûtés ! Continuez à réagir et commenter, cela constitue la base des réflexions à venir, à mener collectivement. Prochain rendez-vous 20 septembre à Bordeaux

    Retrouvez l'infographie globale 

     

  •  

     

    Bonjour à tous, 

    Nous avons le plaisir de vous inviter à la 4e rencontre du groupe national Infolab, qui se tiendra à Rennes le mardi 17 décembre prochain de 9h30 à 21h à la Cantine numérique rennaise, 46 boulevard Magenta à Rennes (35).

    Après les rencontres de ParisMarseille et Bordeaux, nous vous proposons de mettre en pratique les premiers enseignements de la campagne et de prototyper un Infolab grandeur nature, qui sera matérialisé et ouvert au public le soir de notre rencontre. 

    La journée se déroulera en trois parties :

     

    1. La matinée : D’un Lab à l’autre, Infolab et LabFab

    9h30: Accueil-café à la Cantine numérique rennaise
    10h: Que sait-on de l’Infolab ? Présentation d’un bilan d’étape par l’équipe Infolab
    11h: Transfert vers le 
    LabFab de Rennes
    11h30 - 14h: Présentation du LabFab et pause déjeuner in situ (sur inscription)

     

    2. L’après-midi : Faire l’Infolab (ateliers pratiques)

    De 14h30 à 18h, nous vous proposons d’assister à 2 ateliers d’1h30 chacun, à choisir parmi les thèmes suivants:
    - Représenter et visualiser des données,
    - Collecter, saisir, nettoyer des données en mode crowdsourcing,
    - Incuber un projet « Data » : de l’idée au prototype,
    - Définir la charte et la programmation possibles d’un Infolab

    Les ateliers pratiques sont proposés dans une optique réflexive et font la part belle à des méthodologies clé en main, conçues et documentées dans le cadre de la Campagne.

     

    3. Le soir : l’Infolab ouvre ses portes !

    De 18h30 à 21h30, l’Infolab ouvre ses portes au public !


    La Cantine numérique rennaise se transforme, le temps d’une soirée, en un premier prototype d’Infolab ouvert au public. Au programme de cette soirée, la présentation de plusieurs pôles d’un possible Infolab: “DataViz” (représentation des données et lecture critique), “Projet Data” (parcours d’accompagnement et d'incubation des projets), “Ils produisent de la donnée” (démonstration d’objets connectés), … Mais aussi beaucoup d’autres choses à découvrir et à construire...

    Les places sont limitées, merci de vous inscrire en précisant les moments de la journée auxquels vous souhaitez participer.

     

    Au plaisir de vous retrouver le 17 décembre, 

     

    L'équipe Infolab 

     

    Organisations invitées : Alcatel-Lucent, l'ANACT, Aquitaine Europe Communication (AEC), les Arpenteurs, Arsenic, l'Association Les Petits Débrouillards, l'Association Pénombre, la Caisse des dépôts et consignations (CDC), le cabinet Chronos, les Communautés urbaines de Bordeaux (CUB), de Rennes (Rennes Metropole), de Nantes (Nantes Métropole), et de Lyon (Grand Lyon), les Conseils généraux de la Gironde, de Loire-Atlantique, de la Manche, de la Saône-et-Loire, la CNIL, les collectifs Open Data de Rennes - Tours - Poitiers, Créatif, Data Publica, Décider ensemble, le CRIJ Poitou-Charentes, Etalab, le Groupement français des industries de l'information (GFII), Gemalto, INRIA, l'Institut de la Méditerranée, la Fonderie, le groupe La Poste, Libertic, Logilab, Mediagraph, l'OpenKnowledgeFondation France, OpenDataSoft, OpenStreetMap, Orange Labs, QUNB, Regards citoyens, la Région Ile-de-France, la Région Pays-de-la-Loire, la Région PACA, Silicon Sentier, Solidatech-Ateliers du Bocage, Suez Environnement, l'Université de Paris 13, les Villes de Montpellier et Paris, VisualDecision.fr, Without Model, et les Grands partenaires et adhérents de la Fing.

     

    La campagne Infolab lancée en avril 2013 entend développer une culture des données au services des acteurs et des entreprises des territoires. Elle est soutenue par les partenaires suivants : 

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    Aujourd’hui, collectivités, entreprises, associations et individus peuvent disposer à moindre coût d’outils d’aide à la décision et de fouille de données pour optimiser leur gestion, campagne de communication, évaluation de performance... Un panel de différents outils décisionnels contribue à changer les pratiques, les métiers et à créer de nouvelles tensions. L'objectif de l'atelier Infolab du 27 juin lors de l'Open Data Week Marseille, était de se pencher sur le rôle que les données peuvent jouer dans le domaine décisionnel et les approches décisionnelles.

    Les interventions de collectivités: Thomas Eisinger (Région Provence-Alpes-Côte d'Azur) et d'associations : Hervé Paris (AlterCarto) ont permis de réaliser un état des lieux et une remise en perspective des outils decisionnels et de leur évolution du fait de l’émergence des données.


    L'usage des données est à la base du développement d'indicateurs, d'outils de simulations, d'infographie et « datavisualisations », etc. Autant d'outils décisionnels pour mieux gérer, prévoir et optimiser ressources et stratégies des organisations. Si les outils d'aide à la décision semblaient jusqu'alors réservés aux grandes entreprises et administrations, aujourd'hui tableaux de bord et autres outils d'enregistrement et d'analyse de données sont consultés, produits et alimentés par tout un chacun.

    Dans les jeux vidéo, en particulier ceux de stratégies (par exemple les city builders), les « gamers » doivent gérer intelligemment leurs tableaux comportant de multiples indicateurs, pour pouvoir progresser. Dans la vie quotidienne, les exemples de personnes qui trouvent dans la mesure de paramètres biomédicaux (santé, sport) un moyen d'avoir prise sur leur angoisse (comme ces parents) ou d'améliorer leur hygiène de vie (comme le raconte Emmanuel Gadenne) se multiplient. Les outils de traçage, de management des données deviennent monnaie courante et peuvent être utilisés par le plus grand nombre (comme Klout, Graph Search...).


    Cependant, les modes de calcul et la nature des résultats ne sont pas forcément explicites et accessibles.

    Historiquement, ce sont les administrations qui ont créé des outils de classement qui permettaient de rationaliser l'accès à l'information, de structurer les données pour mieux prévoir et mieux définir leurs actions. Avec le web des données, le nombre de données à traiter augmente, les modalités de calcul se diversifient, se complexifient. L'accès d'un plus grand nombre de personnes à ce nouvel indice qu'est la donnée modifie sans aucun doute la manière dont des décisions sont prises.

    Qu'est-ce qui se transforme exactement ? Qu'est-ce que ces nouvelles « métrologies » offrent comme nouvelles possibilités ? Qu'est-ce qu'elles rendent plus visible, lisible, ou au contraire, qu'elles permettent d'évacuer ?


    L'aide à la décision, telle qu'elle est développée dans le champ de la « Business Intelligence » ou la statistique publique, est une activité qui mobilise plusieurs acteurs : elle se fonde sur le choix d'informations qui permettent de répondre à des questions posées, qu'elles soient d'ordre prospectif ou analytique. Notons que les acteurs impliqués doivent échanger et déterminer ensemble les objectifs du processus de décision. Dans ce processus, le choix des données et des informations est donc crucial, tout comme le seront les outils mobilisés.


    Il s'agissait donc, à travers cet atelier, de confronter plusieurs champs d'aide à la décision : une grande entreprise ayant recours au service du BI, le service de contrôle de gestion d'une grande collectivité, une démarche de consultation publique des citoyens...


    Ces différentes interventions ont mis en évidence plusieurs problématiques:


    • D'une part, l'accessibilité large des données et l'élargissement des dynamiques de « data-driving » questionnent non seulement la manière dont les décisions sont prises, mais aussi la manière dont les métiers et les compétences individuelles sont amenées à évoluer. L'usage de MailChimp par l'équipe de la Cantine de Rennes est une excellente illustration de la professionnalisation marketing de l'équipe associative. Ou encore la démarche de mécénat d'outils de gestion de données pour les associations, et les formations associées, animés par les Ateliers du Bocage - SolidaTech / Emmaüs France, en lien avec SAP .

    • La présentation d'Hervé Paris portait sur une plate-forme de données cartographiques sur la santé et sur le territoire de Lyon.     Plusieurs actions ont été menées parallèlement : l'équipement de différents services d'outils statistiques territorialisés, la mise en place d'ateliers de débat. L'usage de     cette plate-forme visait à ce que les données deviennent des     instruments de dialogue entre les services et d'implication des     citoyens et des associations dans les processus de décision.     L'enjeu est à la fois citoyen et décisionnel : est-ce que     l'usage des données peut renouveler la manière de fabriquer les politiques publiques ? L'enjeu est que les espaces de décision soient fermés. Au contraire, par l'accès aux données, il devient possible de redistribuer la parole et de redessiner les processus de décision.

    • Également, la nature des outils mobilisés joue un rôle déterminant dans l'interprétation des données collectées et mobilisées, cela influence les conditions du débat. Les outils utilisés ne sont pas dénués de « visions stratégiques » (de considérations sur la manière dont on manipule au mieux des données à des fins     décisionnelles). Quelle est la marge de liberté laissée aux acteurs qui les utilisent ? Les outils sont-ils « boîte     noire », c'est-à-dire des machines à calculer dont il est difficile de comprendre les équations ou les modèles qui arrangent et redistribuent les données? 

     

    Par Sarah Labelle et Claire Gallon 

  • Les données – et particulièrement les données ouvertes, ou personnelles - constituent des sujets de plus en plus médiatisés (=dont la presse parle).

    • C’est la 3e édition de l’ODW en France.
    • Chaque année, de nouvelles collectivités ouvrent leurs données, des collectifs citoyens émergent dans les villes de France,
    • Des ateliers hackathon, cartopartie, scrapathon, openbidouille, codinglunch, coding weekend se multiplient…

    Malgré cela, chaque année, nous faisons le constat que les datas sont un sujet de geeks qui restent entre les mains des geeks. Qu’est-ce que cela traduit ?

     

    1) Savoir manipuler des données reste un exercice difficile :

    /// Cela nécessite une certaine culture des données et de compétences techniques :

    • développement informatique (manipulation d’une base de données)
    • de connaissances statistiques (règles d’analyse de grosses quantités de données)
    • des connaissances algorithmiques
    • voire ensuite d’infographie.

    Notons aussi, que le plus souvent, les réutilisateurs de données travaillent en équipe, en collectifs : outre le besoin de compétences techniques, c’est le besoin de partager les points de vue, les analyses, de construire collectivement le sens à extraire des données.

     

    /// Cela nécessite aussi une conscience du « pouvoir » des données

    Conscience de l’existence de données (données personnelles, données publiques ouvertes, données crowdsourcées) et des enjeux sous-jacents (politiques, économiques) ; et conscience des connaissances nouvelles que leur traitement peut faire naître.

     

    2) les solutions

    La solution la plus simple serait que nous devenions rapidement « tous geeks ». Cela passe par le développement de l’enseignement du code, des mathématiques, de l’algorithmique, de la statistique à l’école. Ce type de réflexions gagne du terrain. La Ministre française Fleur Pellerin l’a évoqué récemment. Mais concédons que cela peut prendre un certain temps : une à deux générations.

    Une deuxième solution serait que l’accès à des ressources « outils » mais surtout « ressources humaines » soit facilité. Il existe aujourd’hui beaucoup d’outils en ligne – accessibles gratuitement (je vous renvoie au recensement que nous avons commencé dans le cadre de la campagne Infolab), mais qui sont tous d’un niveau d’usage difficile.

    En dehors de quelques start-up big data, et des moments collectifs de type hackathon, il n’existe pas de ressources humaines, de compétences accessibles. En France, 1, 2, peut-être 3 espaces publics numériques commencent à proposer des formations dans ce sens. Mais rien d’autre.

     

    3) La Campagne Infolab

    La FING a lancé en avril une « campagne » (like recherche-action / R&D) Infolab : en partenariat avec plusieurs collectivités territoriales (Région Paca, les agglomérations de Rennes et Bordeaux, le département de Gironde, la Ville de Paris), l’Etat (Etalab), l’INRIA – organisme de recherches, l’Université Paris 13, les groupes Alcatel-Lucent, la Poste, l’association OKFN

    Le terme Infolab reprend volontairement la métaphore des FabLab : est-ce qu’il est envisageable et « utile » de développer des espaces de bidouilles de la donnée ?

    Quelle autre forme de médiation / intermédiation faut-il développer pour sensibiliser et accompagner un plus grand nombre de public dans la manipulation de données ? entreprises, associations, organismes publiques, citoyens.

    C’est la question que l’on se pose au sein d’un groupe de travail inter-territorial, et à travers des expérimentations terrain.

    A ce stade des réflexions on ne sait pas encore au sein de quel type de structures des infolab pourraient voir le jour (ni comment cela pourrait être financé), mais nous identifions déjà plusieurs missions à remplir :

     

    • Développer des formations « techniques » aux outils existants, et pourquoi pas, de la sensibilisation aux sciences algorithmiques et statiques ;
    • Développer de l’« éducation populaire » (un terme consacré en France : il existe une tradition d’éducation populaire – centres culturels et sociaux, etc.), : sensibilisation et dialogue avec les citoyens autour des enjeux politiques et économiques des données ;
    • Développer des dispositifs d’incubation et d’accompagnement de projets à base de data à des coûts accessibles aux petites structures – entreprise, associations – ou aux petits collectifs ;
    • Stimuler les usages de co-production de données : de production collective de données, car les données publiques ouvertes ne suffiront pas. On le voit par exemple dans le domaine du développement durable ;
    • Proposer des espaces libres ouverts à la « bidouille », et équipés d’outils et de compétences adéquates ;
    • On peut même imaginer que des infolabs accompagnent des démarches de concertation publique (aménagement urbain), de démocratie participative.

     

    Cela commence à mettre en lumière le besoin de métier nouveau : data-scientist, data-artisan, data-community manager… ?

     

    Les Infolabs nous apparaissent utiles en particulier dans leur dimension collective :

    • les données en appellent au développement d’une culture de la collaboration (apprendre à faire avec : d’autres compétences, d’autres données que les siennes).
    • Elles en appellent aussi – paradoxalement - au développement d’un sens critique vis-à-vis de la quantification du monde : les données ne sont pas toujours synonyme d’objectivité, de rigueur et d’impartialité. Or c’est dans la mise en discussion des données que cela se révèle.

     

    Concevoir des espaces de co-élaboration du sens, favoriser les usages collectifs des données, développer une culture des données voilà la mission des Infolab. Les – futurs - Infolabs seront d’autant plus nécessaires que les usages prédictifs des données se développeront. L’avenir se construit à plusieurs. 

    Nous vous invitons à vous joindre aux deux ateliers Infolab qui se tiendront demain : le matin sur le thème des approches décisionnelles, l’après-midi sur le thème des compétences. 

     

     

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    Data – especially open or personal data – has become quite a hot topic in the media.

    • This is the third annual ODW here in France;
    • each year more and more local governments are opening up their data;
    • while, across France, citizen data collectives continue to emerge; and
    • the number of hackathons, data scrapathons, coding lunches, mapping weekends, coding weekends and open DIY workshops continues to grow.

     

    Despite this momentum, data remains ‘geek-specific’. What does this imply?

    1) Wrangling data is still challenging.

    >>  Data wrangling requires a specific technical skill set, and a certain degree of data-related knowledge:

    -       IT development skills (for database manipulation)

    -       Some understanding of statistics (the rules for large-scale data analysis)

    -       A basic familiarity with algorithms

    -       even some graphic design skills

    It is also interesting to note that, usually, data re-users work in teams or as collectives: so apart from the need to share technical expertise, viewpoints and analyses must also be shared, and the meaning extracted from the data is therefore also collectively constructed.

    >> This requires that data re-users have an informed sense of the “power” of data

    An awareness of the existence of data (personal data, open public data, crowdsourced data) and the underlying issues surrounding it (political, economic); plus an awareness of the range of new knowledge data manipulation may give rise to.

    2) Solutions

    The simplest solution would be for us all to become “geeks” as soon as possible.  This could be achieved by adding coding, maths, algorithm and statistics courses to school curricula: an idea that is gaining some traction. In fact, French Minister Fleur Pellerin actually mentioned this very notion recently.

     

    Realistically, this level of implementation would take 1-2 generations to bear fruit.

    Another solution would be to facilitate public access to the necessary tools and resources, and especially “human resources”. There are already many freely available, online tools (have a look at the overview published during our Infolab campaign), but these are all relatively difficult to use. Apart from a few big data startups, and collective efforts like hackathons, no actual human expertise is currently available. There are only maybe 3 public digital centres in France that have begun to offer training of this nature – but that is all.  

    3) The Infolab Campaign

    In April, FING initiated an Infolab action research campaign, in partnership with a number of local authorities (Region Paca agglomerations, Rennes and Bordeaux, the department of Gironde, the City of Paris), the State (Etalab), the INRIA - research organization, the University of Paris 13, Alcatel-Lucent, the French National Post office, and OKFN.

    The term Infolab intentionally adopts the FabLab metaphor: is it possible and is it "useful" to develop publicly accessible “DIY data” spaces?

    What other forms of mediation/intermediation should be developed to educate and support the data manipulation efforts of the general public?

    companies, civil society organisations, government agencies, citizens.

    We are investigating these questions within an inter-territorial workgroup, and through field experiments.

    At this stage, we have yet to identify the organisational structure that could best support the emergence of Infolabs (nor how they might be financed), but we have already identified several tasks they should perform:

    • Develop "technical" training for existing tools, and (why not?) teach the fundamentals of algorithms and statistics;
    • Develop France’s "popular education" (popular here means “of the people”, a notion that implies the education of the general population via social and cultural community centres): which means awareness-raising and dialogue with citizens about the political and economic issues surrounding data and its manipulation;
    • Develop platforms for the incubation and support of data-based projects led by smaller organisations–small businesses, civil society organisations– or small collectives;
    • Stimulate the development and use of co-produced data: especially the collective production of data, as public open data has its limitations. This approach has been adopted in the field of sustainable development, for example;
    • Offer free, open "hack" spaces, equipped with adequate tools and staffed with individuals holding the right sets of skills;
    • Infolabs could even act as vectors for public consultations (urban development), and a participatory democracy.

    These ideas highlight the need for a new class of professionals: call them data-scientists, data-artisans, community data managers… ?

    To us, Infolabs seem especially useful in terms of their collective aspect:

    • Data wrangling calls for the development of a collaborative culture (learning by doing, with “others”: other skills, data other than what is personal, other people).
    • It also – paradoxically – calls for the development of a critical perspective on the quantification of our world: data is not always synonymous with objectivity, thoroughness and impartiality. When data is discussed in a group setting, its ambiguous nature is revealed.

     

    The aim of the Infolabs campaign is to create spaces that foster the collaborative uses of data, where meaning can be co-created, and where data culture can be developed and expanded. The - future - Infolabs will be all the more necessary as more uses for predictive data are developed. The future will be built by many.

    We invite you to join us for the two Infolab workshops taking place tomorrow: the morning session deals with decision-making approaches, and during the afternoon session we will focus on skills.

     

     

     

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    Dans le cadre de la Campagne Infolab, la FING propose une série de portraits de ses partenaires, oeuvrant pour le développement d’une culture et d’une médiation à la donnée. Ils sauront inspirer, par leurs visions stratégiques, de futurs champs d’action de l’Infolab. Nous avons choisi d'ouvrir ces entretiens avec Sébastien Keiff, chargé de mission Agenda 21 au Conseil Général de la Gironde (33).

     

    FING : Pour toi, qu'est-ce qu’une donnée et que représente t-elle ?


    S.K : Au départ, je n’étais pas investi au sein du projet d’Open Data au département. Pourtant, j’ai une formation d’économiste qui aurait pu m’attirer vers ce sujet bien plus rapidement. J’ai toujours, tout au long de ma carrière professionnelle, été amené à manier de la statistique à différentes échelles. De près ou de loin, lorsque nous conduisons une démarche de développement durable, parce que c’est vraiment mon coeur de métier, nous avons une phase assez importante d’observation du territoire.

    Cette observation, elle se fait en général avec deux clés d’entrée. La première clé est dite « quantitative ». Il nous faut de la donnée et de la statistique pour pouvoir exposer les phénomènes en présence sur le territoire au regard du développement durable. Il y a une autre dimension, beaucoup plus « qualitative », qui est de l’ordre du rapprochement et du dialogue avec les citoyens. Par exemple, s’il y a 4% de chômage sur un territoire, je peux conclure qu’il n’y a aucun problème d’emploi sauf qu’en réalité, il n’y a plus non plus  d’actif ! On peut donc discuter avec les citoyens, leur présenter une situation et leur demander “mais est-ce que vous le ressentez de la même manière sur le territoire ?” De fait, on découvre des perceptions, ni plus justes ni plus fausses que la statistique en elle-même, et ça rend toute la donnée plus objective. La donnée pour nous, c’est donc une ressource qui nous permet d’alimenter une certaine vision en présence sur un territoire.

     

    FING : Pourquoi est-ce important pour toi de travailler avec des données?


    S.K : Je suis au département depuis maintenant 5 ans, et lorsque j’ai rencontré mon collègue Pascal Romain (chef de projet sur l’Open Data), nous nous sommes croisés assez rapidement autour de l’idée d'une transition sociétale vers un monde plus durable. Nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de données et besoin d’un dialogue avec les citoyens pour travailler ensemble. L’Open Data a alors pris tout son sens pour moi, non pas comme finalité, mais comme outil et ressource au service d’un projet territorial de développement durable.


    FING : Quelles sont les données que vous utilisez dans le cadre de l’Agenda 21 ? Quelle place occupent-elles dans votre organisation ? Êtes-vous producteur, réutilisateur, médiateur de données ?


    S.K : J’identifie les indicateurs nécessaires à l'observation stratégique et pertinente des dynamiques territoriales. Qu'elle est la dynamique associative? Comment se noue le lien social ? Comment se fait l’épanouissement des êtres humains ? Quelles sont les vulnérabilités du territoire face aux aléas climatiques? Pour tout cela, j’ai des presentiments à l’échelle du territoire, mais quelles sont les données qui vont me permettre de les justifier ? Je m’appuie principalement sur des données extérieures que peuvent récupérer des acteurs constitués, qu’ils soient des collectivités, des observatoires, des corps de l’état, ou des associations. Je construis une sorte de légitimité dans l’observation et me demande ensuite ce que ces données disent de mon territoire. Je suis alors apte à mesurer ma stratégie ou mes dynamiques locales.


    Il y a une autre dimension dans notre production de données, sur des dynamiques particulières en Gironde. Par exemple, nous géo-référencons toutes les initiatives liées au développement durable. Pour tout cela, nous avons eu besoin de produire des données, des tableurs et c'est là que nous avons commencé à nous frotter à la production de données. Avant dans mes tableurs, je renseignais le nom de la commune et je n'avais jamais réfléchit au fait que sans l’indication du code postal, il me serait impossible d’arriver à trier mes données. Donc nous apprenons petit à petit...


    FING : Qui est sensible à cette démarche d'Open Data dans l’Agenda 21 ?


    S.K : Pascal Romain a déjà largement constitué toute une communauté derrière l’open data. Mais je constate qu’aujourd’hui, il faut encore prendre son bâton de pèlerin pour aller parler à des collègues, un par un. Au delà de l’obligation légale qu’il pourrait y avoir, pour l’instant personne n’est réellement enthousiaste.

    L’Open Data n’est pas une finalité, c'est ce qui nous permettra d’atteindre des objectifs partagés et c’est sur ce point qu’il faut argumenter. Soit nous y allons un par un pour demander les mêmes données, soit nous mutualisons, nous mettons en commun, nous les rendons plus fortes en étant plus à les utiliser, à les mettre à jours, etc., et c’est là que le portail Open Data peut jouer son rôle, plein et entier.


    FING : Quels sont pour toi les freins juridiques, économiques, etc., au développement de l’Open Data ? Te sens-tu acteur du changement ?


    S.K : J’ai identifié plusieurs freins, il y a d'abord la notion de vocabulaire sur à peu près tous les champs thématiques. Quand j’ai construit mon Agenda 21, j’ai appris la définition des mots utilisés au quotidien. J'ai également appris à les redéfinir, et sans cet effort, je risquais dans le dialogue de me heurter à un mur.


    Il persiste un autre frein majeur avec les collectivités qui produisent de la donnée. Aujourd’hui, je construis mon tableur Excel pour moi. J’ai donc fait ma “tambouille”, je l'ai complété au fur et à mesure, j’y ai rajouté des onglets et je m’y retrouve. Mais si je suis amené à le rendre public, c’est autre chose. Ce processus d'ouverture demande une refonte d’un tableur construit depuis parfois cinq ans, je n'en ai pas forcément l'envie et en cela, c’est un frein. L’information, il faut réussir à la transformer en connaissance, mais partager c’est aussi donner du pouvoir aux autres... Au sein de nos cultures administratives, nous n’avons jamais partager la donnée, au contraire, nous la centralisons. A t-on envie d’anticiper, de construire un discours, ou au contraire de co-produire des argumentations, des avis ?


    FING : Quels outils, méthodologies, etc., vous seraient profitables pour démocratiser et développer une culture de la donnée en interne ?


    S.K : Prenons un exemple : je suis chargé de mission et je souhaite aller parler de l’Infolab avec un élu, j’ai 5 mn sans même avoir le droit de rentrer dans son bureau, comment l’interpeller ? J'imagine de là un petit kit de l’Infolab, au sein duquel je pourrais saisir à la carte des éléments facilitant cette démarche. Il pourrait y avoir des éléments de vocabulaire accrocheurs et, quitte même à être encore plus à la carte, une entrée par acteur. A quel acteur je m'adresse : une entreprise très nationale, des techniciens ou des élus, etc. ?

    Je pense que nous n’aurons pas d’autres choix que d’avoir un certain nombre d’outils. Le portail data local sera un outil qui a lui seul ne suffira pas. Comment peut-on sortir de la communauté des utilisateurs geeks, et construire ensemble une culture de la donnée autour d’un lieu ressource, qu’il soit numérique ou physique, de médiation de la donnée ?


    FING : Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ton projet de “Bourse aux compétences” ?


    S.K : C’est un projet européen monté en 2009 autour de notre réseau d'acteurs. Nous sommes 63 collectivités, donc 63 collègues à travailler de manière assez proche pour favoriser le développement durable de notre territoire, mais tout cet écosystème est basé sur un réseau humain. De fait, à chaque départ, nous recommençons à zéro.

    Nous avons donc, en premier temps essayé, de définir une compétence de développement durable. Ensuite, l'idée a été : comment pourrait-on avoir une sorte de base de données intelligente que nous pourrions interroger ? Nous perdions ce côté très humain qui en faisait la richesse mais aussi toute la fragilité pour un format plus pérenne.

    Olivier Chator, qui effectue une thèse en cognitique au sein du Conseil général,  a alors formalisé un système multi-agents permettant la mise en relation d'une offre et d'une demande de compétence que je souhaite partager. Nous sommes pour l'instant sur le développement durable et je n’ai aucune barrière au fait d’agréger d’autres champs thématiques, d’autres compétences.


    FING : Quels rêves nourissent votre ambition pour une culture de la donnée ?


    S.K : Nous portons deux projets, qui apparaissent lointains, mais qui à mon sens restent forts. Le premier se base sur l'idée que nous nous concentrons beaucoup autour du crowdsourcing et des données descendantes mais que nous ne pensons pas assez l’aspect intermédiation. Je ne crois pas aux données purement citoyennes ou institutionnelles mais il y a, pour moi, un ensemble à construire, ce que moi j’appelle de la mutualisation autour des données. C’est à dire, j’aimerais ne plus trouver d’un côté l’application permettant d’identifier les crevasses sur les routes et de l’autre, la publication de cartes routières du département, mais un dispositif m’indiquant comment bien circuler dans le département. Il va falloir que nous organisions un écosystème qui fasse un peu plus société et de fait, que nous construisions de la concertation autour de la donnée.


    Le deuxième projet, c’est un champ traitant la notion de co-responsabilité sociétale. Concrètement, sur les dynamiques de territoire, nous ne sommes pas les seules en présence. Le changement climatique personne n’y peut rien tout seul et en même temps tout le monde y peut quelque chose mais une fois dit, cela n’engage pas beaucoup plus. Et si nous allions jusqu’à dire de combien nous sommes responsable. Ma responsabilité est peut-être infinitésimale mais elle y est. En Gironde, il y a tant de multinationales, tant de citoyens, tant de TPE, etc., nous avons tous une implication sur le changement climatique et maintenant, comment ensemble nous faisons notre part ? Cela va demander une mise en commun de la donné. J’aimerais bien y arriver par la question de la médiation de la donnée pour construire une culture de la réponse, à des enjeux territoriaux.

     

     

     

     

     

     

    Entretien réalisé par Faustine Bougro et Loup Cellard.

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    Les 13 et 14 juin prochain, à l’occasion du festival Futur en Seine, la Fing organise avec Inria le “Connecteur Recherche”, format d’échanges entre chercheurs et praticiens, autour de 6 sessions thématiques dont l'infolab le vendredi 14 juin de 10h à 12h.

    Pendant deux heures, vous serez à la fois auditeur et contributeur. Et après les ateliers, vous pourrez retrouver des synthèses de tous les échanges en libre accès sur le réseau social de la Fing.

    Objectif : Du frottement entre chercheurs et acteurs, pour provoquer des mises en relation fertiles !

    • porter à la connaissance des acteurs les travaux de recherche les plus éclairants
    • apporter aux chercheurs des “questions de recherche” issues de la prospective et des acteurs professionnel

    Amandine Brugière animera la session Infolab de 10h à 12h sur le thème: Peut-on démocratiser une culture de la donnée ? Le “déluge” de données que les outils et services numériques occasionnent questionne les capacités des individus à “exploiter”/”tirer profit” de ces données par eux-mêmes. Aujourd’hui cette exploitation est essentiellement le fait d’experts qui disposent des connaissances et des outils requis. Existe-t-il une “culture de la donnée” ? Et celle-ci pourrait-elle être démocratisée ? Quelles seraient les composantes d’une “data-literacy” (alphabétisation / éducation) ?

    Ils viendront, avec d'autres, échanger sur leurs expériences :

    • Frédérique Pain, Bell Labs
    • Pierre Valarcher, Université Paris-Est
    • Henri Verdier, Directeur d'Etalab
    • Vincent Blanchard, Responsable du programme AdB-SolidaTech aux Ateliers du Bocage
    • Gustavo Gomez Mejia, sciences de l'information et de la communication, Gripic - Celsa


    Où:

    Au CENTQUATRE

    Écurie E
    5 rue Curial
    Paris (19e arr.)

    Vous inscrire en ligne >>


    Le Connecteur Recherche

     

  • L'assemblée générale annuelle se tenait ce 21 mai à l'Échangeur PME. Cette matinée était l'occasion pour les adhérents de découvrir les projets actés et prospectifs, et en particulier la campagne menée par l'équipe Infolab !

    Pour engager cette demi-journée, Fabienne Guibé et moi-même présentions la Campagne Infolab dans ses tenants et ses aboutissants. Deux temps successifs de plénière, « Adhérents, à vous la parole ! », s'en sont suivis. Les thèmes de réflexion explorés et les problématiques soulevées ont su esquisser de futurs champs d'action pour l'Infolab.

    Retours sur ces contributions...


    Lucié Dupré (Région Pays de la Loire) activa la discussion par la question du format des Infolabs sur le territoire : « On se tourne de plus en plus vers les lieux fixes, il peut parfois y avoir une sorte de piège ». L'idée d'une boîte à outils, en tant qu'agent régional de médiations à la donnée, entre les zones rurales et urbaines, a alors été introduite. Celle-ci se positionnerait en facilitatrice plutôt qu'en exploitante. Il s'agirait de repérer les besoins et les réseaux d'acteurs pour que la collectivité devienne une réelle ambassadrice de la méthodologie.

    Effectivement, nous n'intervenons pas sur un terrain vierge, la ville vit déjà par elle-même et il est donc indispensable de s'ajuster à chaque contexte. L'entrée thématique s'est révélée de fait et tout au long du dialogue, plus impactante, notamment pour y introduire des associations, et aller donc là où les citoyens sont déjà mobilisés. Ces dernières se verraient alors porteuses d'une culture de la donnée.


    C'est sur cette entrée par la collectivité, que Xavier Crouan (Région Île de France) a exposé l'exemple de la cartographie des subventions, qui démontra par la réalité des données l'inverse du discours politique. Par ses dérives, l'utilisation des données a soulevé la nécessaire question des libertés individuelles. Qui pourrait alors être le garant de nos données personnelles et collectives, une collectivité territoriale ?

    L'éducation à la donnée, soulignée pas Sébastien Semeril (Élu Rennes Métropole) s'est, de fait, révélée une fois de plus primordiale. A ce titre, Rennes Métropole élabore un programme d'éducation numérique lors des activités périscolaires en CM1 et CM2.

    Néanmoins, si l'on évoque beaucoup la pédagogie envers les citadins, les participants ont mis en lumière le fait que pour créer un terrain fertile à l'innovation urbaine ouverte, les acteurs publiques doivent eux-même être détenteurs d'un culture de la donnée. Il s'agirait  d'équiper les élus afin de leur redonner une certaine autonomie.


    Aussi, à une période de pragmatisme comptable, il est primordiale de réfléchir à la conception de services publiques sous l'angle de la co-conception. Nous nous devons d'être sensibilisés aux données que nous produisons et au fait que celles-ci peuvent contribuer à l'appréhension du territoire. L'exemple d'Handistar se révèle pertinent quant à sa possible application sur d'autres territoires.

    Cette interrogation engagée sur le territoire a ouvert un champ d'action à l'Infolab inattendu et judicieux : « Comment peut s'appliquer l'infolab au sein d'une entreprise ? » questionne Aymeric Raoult (La Poste), tout en exposant la possible insertion d'experts de la donnée au sein de l'entreprise, pour une plus grande transversalité. Frédérique Pain (Alcatel) soumet alors l'idée « d'un pôle de compétitivité autour de la donnée ».


    Ces nouvelles réalités ainsi mises en lumière promettent de réveiller le débat public et de décloisonner, stimuler les relations entre les entreprises, les acteurs du territoires et les citoyens. Merci à tous les participants pour leurs contributions riches d'enseignements qui sauront nourrir nos prochaines investigations !



  • Par ordre chronologique : 

     

    • 28 et 29 mai à Bordeaux

    2 jours de préparation des ateliers territoriaux Infolab en territoire bordelais/girondin (pour toute information contacter Fabienne Guibé fguibe@fing.org)

     

    • 14 Juin 9H30 - 12H00, “au 104” à Paris

    Pendant le festival Futur en Seine, un “Connecteur recherche” sur le thème “Peut-on démocratiser une cuture de la donnée ?” : dialogue entre chercheurs et praticiens.

     

    - Le 27 juin matin 2e atelier du groupe de travail national Infolab “Les données comme outils d’aide à la décision”.

    - Le 27 juin après-midi “Culture de la donnée et compétences requises”.

     

     

    • Le 3 juillet à Marseille :

    1er atelier territorial Infolab en PACA (pour toute information contacter cnepote@fing.org).

     

  • La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

     Groupe Infolab

    Dans ce 2e atelier "main dans le cambouis", Vincent Mandinaud de l'ANACT et Hervé Paris d'AlterCarto/Cité Publique ont présenté une méthode originale - et éprouvée ! - de mise en discussion des données articulant des approches quantitatives et qualitatives des données. 

     

    Pour bien comprendre la démarche, revenons sur les caractéristiques des acteurs en présence. 

    L'ANACT (L’Agence Nationale pour l’amélioration des conditions de travail) est un EPA sous tutelle du ministère du travail, et les organisations patronales et syndicales dites représentatives siègent à son conseil d’administration. L’ANACT forme un réseau, avec 26 Associations Régionales pour l’Amélioration des Conditions de Travail (ARACT) implantées dans chaque région de France. La vocation de ce réseau est d’aider les organisations à développer des projets innovants touchant au travail, dans le cadre d’un dialogue social constructif, pour améliorer à la fois la situation des salariés et l’efficacité des entreprises. Aussi, ces dernières années, le réseau ANACT a déployé des outils de cartographie statisitique et expérimenté une méthodologie d’enquête sur les contextes de travail dans les territoires. Mobilisés et éprouvés par des acteurs territoriaux (ARACT, Comités de Bassin d’Emploi; Maison de l’Emploi et de la Formation Professionelle, etc.), ces outils de rapprochement cartographique de données et ces methodes d’investigation leur ont permis d’alimenter la reflexion, d’affiner la problématisation des contextes d’action face aux mutations du travail dans les enterprises et les territoires. Le travail de mediation que réalise ces groupes d’acteurs  table sur la mise en scène et l’analyse de données de statistiques publiques, couplées, articulées à des savoirs d’expériences, des connaissances de terrain. Le positionnement - presque éthique - de l'agence est de ne pas livrer de corrélations statistiques toutes faites aux acteurs, mais de proposer des cadres de travail soutenant la capacité des acteurs (non experts des données) à formuler de « corrélations délibératives », soutenues par des formes d’enquêtes collaboratives, de partage d’expériences et d’expertise collective.

     

    Sur son chemin lyonnais, l'ANACT a croisé le bureau d’étude Cité Publique (concepteur et développeur de l’application web de cartographie statistique) et l'association AlterCarto : une association engagée dans les problématiques de débat citoyen, préoccupée par le développement de technologies démocratiques et plus spécialement de "cartes réflexives". Cette rencontre a ouvert sur une collaboration fructueuse entre les organismes et sur la co-élaboration d'un projet nommé ATTLAS, reprenant la suite technologique Suite Cairo. ATTLAS se base sur la réutilisation des données publiques géolocalisées et propose une lecture nouvelle des contextes de travail dans les territoires, complémentaire aux approches sectorielles traditionnelles. La démarche d’investigation proposée aux partenaires, soutenue par l’utilisation de modules cartographiques dit « PageCarto », consiste en une plongée dans les problématiques des territoires, étayée de données, médiée par des cartes, des graphiques et des commentaires. 

     

    Un exemple d’investigation, sur le thème de la prévention de l’usure professionnelle. Ouvrez l’onglet carte et naviguez dans le menu déroulant.

     

    LES COMPETENCES REUNIES

     

    Cette démarche articule trois types de compétences : 

    • l’expertise métier et terrain des "clients" ou "partenaires";
    • l'expertise métier du réseau ANACT sur la champ problématique du travail et des changements technologiques et organisationnels
    • l'expertise socio-technique et cartographique d'AlterCarto. 

    Les intervenants définissent leur rôle comme celui d’un "appui à la problématisation", d’une "expertise de facilitation" coucourant à l’encapacitation des acteurs concernés sur les phénomènes explorés. L'objectif est non pas de résoudre les problèmes des acteurs à leur place, mais de mettre en place un "cadre d'usages" facilitant le partage des expériences, la mutualisation des ressources pour renouveler les capacités d’agir sur les phénomènes.

    Une question que soulève cet attelage de compétences concerne la spécialisation thématique des experts de la donnée : les médiations à la donnée doivent-elles être spécialisées par métier ? Peut-on jouer un rôle de "datascientist" pour des tiers, sans comprendre les problématiques du domaine, les implicites du langage, les conflits d'acteurs, etc. ? 

     

    LES ETAPES DE LA DEMARCHE

     

    La démarche se construit en deux temps principaux : 

     

    L'étape 1 : le back office

    Elle comprend :

    - la problématisation du sujet : de quoi parle-t-on ? Objectif : affiner les questions, définir des problématiques communes ;

    - le choix des périmètres : Discussion autour des échelles, des cartes, des représentations (quelle géographie des données pour parler d’un "pays" – sous-entité régionale) : les frontières administratives des données cachent parfois le véritable étalement géographique des problématiques économiques et sociales.

    - la définition d'une stratégie de collecte de données (trouver les données disponibles répondant à la problématique soulevée, qu'elle soit publique gratuite et ouverte, ou publique et payante). 

    - la constitution d'un cahier de données ;

    - le "bidouillage" des données pour passer des tableaux aux cartes.

    Cette étape est longue, chronophage et, aux dires des instigateurs eux-mêmes, la plus laborieuse. Les « clients » ou « partenaires » n'ont pas toujours le temps de réellement s'y plonger. La tentation est forte de vouloir recevoir "le prêt-à-consommer", et de s'absoudre de la cuisine préalable. Pourtant cette étape 1 a une plus-value didactique forte : elle fonctionne comme une formation, qui permet l’acculturation des acteurs à des formes inductives de raisonnement, à la complexité de la représentation des phénomènes économiques et sociaux, au caractère « construit » des données qu’on cherche à représenter et mobiliser.

     

    L'étape 2 : la mise en discussion des cartes

    On est à ce moment-là face au produit « prêt à l’usage ». Mais les choses ne se font pas toutes seules pour autant. La mise en discussion des cartes et des données s'opère d'une part grâce au rôle de tiers que jouent l'ANACT et AlterCarto. D'autre part un principe prévaut "pas de carte sans commentaire". Toutes les données représentées font ainsi l'objet de discussions, de corrélations commentées, ce qu'on pourrait appeler "l'hypertextualité des données et des cartes". Les modules « PageCarto » offrent une fonction de prise de notes dynamique, intégrant les commentaires aux cartes et générant ensuite, si besoin, de nouvelles représentations plus adéquates. 

     

    Capture d'écran site projet Femme beaujolais

     

    RMQ : Les données utilisées sont issues de différentes sources. Le recensement de la population et le fichier connaissance locale de l’appareil productif de l’INSEE sont jusqu’alors les sources principales pour constituer les jeux de données réutilisées. Des données provenant de la DARES, de Pôle Emploi, ou encore de la CNAM-TS ont pu être mobilisées. Les données sont à la fois remises à disposition sous format tabloïde facilitant le traitement « machine » et représentées sous formes de métadonnées cartographiques. Les cartes, les supports et les textes de commentaires sont sous licence GNU GPL. 

     

    CULTURE DE LA DONNEE OU MEDIATION ? 

    La démarche mise en oeuvre participe à développer une culture de la donnée auprès des acteurs impliqués. C’est un des constats qui ressortait de cet atelier. "Développer une culture de la donnée au service des entreprises et des territoires consiste bien à relancer un processus de médiation, à reconfigurer la relation entre producteurs et réutilisateurs et renouveler les usages » reconnaissait Vincent Mandinaud. Médiation et culture de la donnée pourraient bien être indissociables…

    « Jusqu'à présent les spécialistes de la donnée (statisticiens, acteurs publics, etc.) ont privatisé les médiations : la production, la collecte et l'analyse des données ne passaient que par eux. L'enjeu de l’Open Data aujourd'hui est donc autant un enjeu d'acculturation à la donnée par un plus grand nombre, qu’un enjeu de "désappropriation" par ceux qui, jusqu'à présent, avait la main mise dessus" » concluaient les intervenants.

     

    UNE METHODE POSSIBLE POUR DES INFOLABS CITOYENS… ?

    Cette approche de co-élaboration et de discussion des diagnostics territoriaux avec les acteurs concernés faisait, pour notre petite équipe Infolab, largement écho aux scénarios – fictifs – développés avec l’association Décider Ensemble, dans le cadre du rapport « Ouvertures des données publiques et participation » en 2012. Dans chacun des 3 scénarios (CNDP / Plan Climat Energie / Aménagement urbain) en effet, un dispositif de type Infolab s’avérait nécessaire : pour réunir, partager et mettre en discussion les données. Le dispositif fonctionnait autour d’une réunion de compétences techniques et de « traducteur/formateur/médiateur ».

    Est-ce que la méthodologie développée par l’ANACT, Cité Publique et AlterCarto pourrait fonctionner dans le cadre d’une concertation publique ? L’acculturation des acteurs (qu’ils soit professionnels ou citoyens) à la manipulation de données est-elle possible sur un temps court ? Sur tout type de population ? Ou faudrait-il imaginer qu’un panel d’acteurs, choisi au hasard, participe à un processus long à l’instar des jurés d’assises ? En la matière, tout reste à expérimenter… ! A noter qu’à Lyon, toujours,  la municipalité forme déjà les chargés de missions de développement local à des modes de concertation appuyés par la même technologie, et selon une approche méthodologique similaire, pour « entredéfinir », avec les comités de quartier, les zones prioritaires dans le cadre des Contrats Urbains de Cohésion Sociale ; et pour mettre en place un observatoire de la santé préfigurant le futur contrat local de santé entre la Ville et l’ARS. Pour en savoir plus sur ces initiatives : sven.grillet {@ mairie-lyon.fr .

     

     

     

     

     

  • La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

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    La dernière présentation de la journée, menée par Amandine Brugière (FING), portait sur l’analyse de la veille qu’a initiée, depuis 2 mois, l’équipe INFOLAB (voir sur Diigo le fil de veille, ainsi qu’ici le tableau partagé où sont référencés plus d’une centaine de « dispositifs de médiation », qu’ils soient formats d’animation, outils, méthodes…L’objectif n’étant pas de capter l’exhaustivité mais la diversité des exemples).

     

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    Il s’agissait de livrer une première photographie de ce qui est directement accessible sur le web : Si on cherche aujourd’hui à exploiter des données, quelles soient ouvertes, fermées, personnelles ou publiques, quels sont les outils, les méthodes, les formats d’animation documentés et accessibles sur le web ? Qu’est-ce qui se trouve « à portée de main » ?

     

     

                

    Cette analyse de la veille s’est structurée autour :

    • du type de médiation développée : Est-ce que l’on est face à des outils, des méthodologies, des formats d’animation, des services, des ressources documentaires, des serious game, des plateformes…?        

    • du type d’actions possibles : Qu’est-ce que cela permet de faire ? Sensibiliser, explorer, imaginer, partager, analyser…?

     Les catégories qui ont été retenues ici ne sont pas des catégories « stabilisées ». Le but de la présentation de ce work-in-progress était de faire réagir les participants. Ainsi n’hésitez pas à compléter le tableau, à le commenter, à partager les ressources identifiées, à nous contacter pour en discuter (infolab@fing.org). Ce travail s’enrichira au fil des rencontres, grâce à vos contributions.

     

     

     

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    Sensibiliser aux données

    La sensibilisation aux enjeux de la donnée reste, visiblement, un domaine à investir : peu d’exemples émergent, relativement aux autres catégories d’actions.

    Ceux trouvés montraient cependant une grande diversité de formes. Cela allait des ateliers rennais de sensibilisation des enfants à la manipulation et la représentation de données, au serious game sur les données ouvertes du budget de l’Etat, ou encore l’enquête Orange-lab-OWNI-FING « Où habitez-vous vraiment ? », sorte de quizz – à base de données ouvertes - testant les connaissances territoriales des habitants. Les plateformes Openstreetmap ou OpenfoodFacts (dé)montrant facilement la force du crowdsourcing ( la production collaborative de données).

    Un exemple particulièrement pédagogique – mais s’adressant tout de même à un public d’initiés – est la School of Data de l’association OKFN : Une des seules initiatives proposant des ressources documentaires et méthodologiques.

     

    On le voit, ces formes de médiation développent chacune des pédagogies très différentes, face à la complexité des données. Elles n’hésitent pas à investir le « ludique » et s’adressent à tout type de public.

     

     

     

     

     

     


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    Imaginer et produire des usages de la donnée

    Avoir des données à disposition est nécessaire mais pas suffisant. Encore faut-il avoir des idées de (ré)utilisation des données, et souvent faut-il même stimuler les réutilisateurs potentiels.

    Dans ce champ-là, les exemples trouvés relèvent essentiellement de l’animation : Concours ou appel à projet, hackathon, dataconnexion, Data-apéro ou Data-Tuesday. On est dans le champ de l’incitation, de la stimulation, de la recherche de sérendipité, ou de l’innovation ouverte.

     

    3 caractéristiques communes apparaissent :

     

    • Ces formats d’animation s’adressent à des publics relativement avertis : Innovateurs, start-upeurs, designers, développeurs…             

    • Ce sont majoritairement des exercices collectifs : la créativité découle-t-elle du croisement de regard ?

    • Ils sont d’une durée relative.

    • Ils s’adaptent à des données ouvertes comme « propriétaires ».         

     

    A noter toutefois un outil de « sérendipité » : Creadata, développé par Bastien Kerspern proposant des idées de mash-up aléatoires entre les jeux de données mis à disposition par la ville de Nantes.

     

     

     

     

     

     

     


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    Cuisiner la donnée

    Une fois que les données et les idées sont là, s’ouvre alors un champ d’actions relativement techniques : Récupérer les données (EasyOpenData) les stocker, les nettoyer (Open Refine, DataWrangler), les anonymiser (norme ISO de pseudonymisation), les croiser (DataLift), etc. Ce champ-là foisonne d’outils destinés à des publics très spécialistes.

    Beaucoup d’entre eux émergent du champ des données personnelles : du côté du VRM Vendor Relationship Manager (My Personal Vault), du quantified self – la mesure de soi (BodyMedia), ou des pratiques de développement durable (Green Button Data), pour ne citer que ces exemples-là. La relation aux données peut même être médiée par des objets (Withings).

     

     

     

     

     


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    Partager des données

    Quant on cherche à partager des données brutes, ou à communiquer sur leur analyse, plusieurs solutions s’offrent à nous : La plus connue d’entre elle est la datavisualisation. Énormément de solutions techniques existent en la matière : Voir la très riche boîte à outils d’ExpoViz (made in La Fonderie). Ces dataviz vont du graphique / diagramme classiques (Google Image Chart) à des représentations plus sophistiquées (Treemap, graphe du web, cartographie). Tous ces outils nécessitent un haut niveau de compétences techniques.

     

    D’autres outils permettent de partager des données avec des tiers, en maîtrisant, autant que possible, les termes de l’échange. Là encore le champ des données personnelles est riche (Mine!Project, Personal.com). Dans le champ des données de santé, on trouve des plateformes de partage collectif de données (Curetogether, Asthmapolis).

     

     

     

     

     


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    Analyser

    Dans le champ de l’analyse des données, ce qu’on identifie comme outils (Precog, Continuuity, StatMix, Coheris Liberty, Google Prediction API), plateformes de services (DataPublica, Qunb, Captain Dash) offrent la possibilité de construire des modèles décisionnels, voire des modèles prédictifs, via des interfaces finales, des tableaux de bord. La complexité des opérations sous-jacentes liées au traitement des données n’est pas explicitée : Comment s’opèrent les corrélations entre jeux de données, quels sont les considérations, les choix qui prévalent aux datavisualisations, aux tableaux de bord? Comment se font les modélisations, les simulations ? Où se trouve la part de décision humaine dans les process ? Les pondérations dépendent-elles essentiellement des profils techniques ?

     

     

    A l’opposé, dans le champ des sciences humaines, émergent des méthodologies – et outils – permettant de mettre les données en débat : la méthode développée par l’ANACT / AlterCarto autour de la plateforme ATTLAS montrait comment les acteurs pouvaient monter en compétences et opérer leur propre corrélation de données. La méthode de cartographie des controverses, développée par Bruno Latour, va aussi dans ce sens. Face à des phénomènes sociaux (scientifiques, techniques) non stabilisés, les cartographies des controverses mettent en visibilité différents points de vue qui s’opposent, afin de favoriser l’objectivité dans les prises de décision qui peuvent découler.




    Et maintenant, que faisons-nous ?


    Ce travail de recensement et d’analyse des formes de médiation existantes (qu’elles soient humaines, sous forme d’outils et de méthodologies, de ressources documentaires ou de services…) ne fait que commencer. Il se poursuivra jusqu’à la rentrée 2013.


    Livrer ce premier niveau de lecture était instructif rien qu’au regard :

    • de la nature des ressources disponibles : plus « outils » que ressources documentaires ou méthodologiques ou ludiques ;

    • du niveau requis de compétences pour leur utilisation : du geek au développeur professionnel, majoritairement.    

    Les données sont encore largement affaire de « spécialistes »… On le savait. Quasiment tout reste à faire en matière de « démocratisation des données » et à tout niveau : sensibilisation, information, formation, accompagnement, services.


    Heureusement, la campagne Infolab ne fait que commencer !


     

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    La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

     

    Après ces temps d’exploration, Sarah Labelle (maître de conférence en SIC, Paris 13) a mis en lumière une nouvelle entrée dans l'écosystème de la donnée, celle de la médiation, notion floue victime de son succès. Cette ouverture s'est révélée être l'objet d'enjeux, qui détermineront l'évolution d'une culture de la donnée face aux transformations qui rythment notre société.

     

    La donnée dite “brute” transforme sa valeur dès lors qu'elle est rendue intelligible et visualisée. Aussi, toute mise en forme de données, visant à favoriser la compréhension, construit une médiation, et c’est justement parce que le pouvoir de l'image semble plus immédiat que celui d'un corpus de texte, que cette médiation doit être réfléchie. Effectivement, la réutilisation de données “brutes” en vue d’un traitement intelligent, engage nécessairement des objectifs différents de ceux qui ont présidé à la collecte.

    En cela, toute forme ou processus de médiation reflète la place que l’on souhaite donner à l’objet médié dans son environnement. De fait, la notion de médiation nous incite à réfléchir, à travers nos conceptions du statut des données dans la société, aux formes et processus que nous souhaitons mettre en place. Ce dernier champ a ainsi su éveiller notre attention quant aux problématiques soulevées qui esquissent de futurs champs d’action pour l’Infolab.

     

    Le premier repère constitutif de cet écosystème est la position humaine relative à l’utilisation des différents dispositifs et aux répercussions de ces derniers sur l’appropriation et la production de sens. Le deuxième repère significatif est le scénario d’usage engageant la participation, à savoir le contexte au sein duquel la médiation est pratiquée.

    Aussi, réfléchir sur les modalités de participation comme un processus socio-technique, nous a amené à observer de quelle manière les dispositifs de médiation façonnaient notre sensibilité, notre participation et quels modèles de pensée ils suggéraient. Les dispositifs de médiation, présentés par Amandine Brugière (Fing), peuvent être abordés comme différentes techniques et outils pour créer la rencontre. L’usage était selon les dispositifs plus ou moins encadré et donc plus ou moins spontané. Jusqu’à quel point peut-il fournir des cadres pour limiter les abus ? Quelles marges de liberté la médiation confèrent-elles aux citoyens (script/anti script) ? N’ouvrent-elles pas la voie à de nouvelles configurations entre les acteurs ?

     

     

     

    Á ce niveau, plutôt que de réfléchir la médiation comme un procédé linéaire allant du savoir à l'objet, on la conçoit comme une économie d’interactions au sein de laquelle les participants s’enrichissent mutuellement. Les dispositifs de médiation se doivent alors de conceptualiser une structure dynamique, malléable et participative composant un modèle réceptif aux usages et aux imaginaires de différents individus et engageant ainsi une nouvelle forme de dialogue, qui s'enrichira au travers d'interactions négociées. Il s'agit bien de produire de l'intérêt général tout en préservant les spécificités individuelles. Penser la médiation, c'est également prôner une utilisation plus située, une gestion plus contextuelle des problématiques, avec ce qu'elle implique dans la circulation d'information du médiateur vers son public et inversement.

     

    Si l'on évoque beaucoup la pédagogie envers les citoyens dans les procédures de participation, il apparaît que pour réussir cette combinaison, les acteur publics et privés doivent eux-même être détenteurs d'une éducation à la représentation, à l'analyse visuelle, à la synthèse graphique pour que ces dispositifs hybrides soient pleinement préhensibles. De surcroit, la participation doit être déclenchée et motivée, pour découvrir toute sa puissance. C’est pourquoi accorder la représentation de la donnée et la participation nécessite un cahier des charges éclairé et un travail attentif de l’expérience utilisateur.

     

    L'idée d'une plateforme muséale de la donnée, comme un territoire à explorer, au travers duquel chacun pourra bâtir sa place, développant son champs des possibles, a été introduite par Sarah Labelle (maître de conférence en SIC, Paris13)  : « Comment pourrait-on mettre en avant des données stabilisées?. » Elle nous l'explique : « cette plate-forme permettrait d'offrir des expositions temporaires sur des sujets thématiques ; une collection fixe, ce que l'on pourrait considérer comme un cadrage général pour entrée dans la culture de la donnée ; des ateliers de manipulation réclamant « les mains dans le cambouis » ; des visites guidés d'entrepôt de la donnée ; et surtout un espace collaboratif de co-construction autour de projets mobilisant la donnée. »

     

     

    Faustine Bougro

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  • La campagne Infolab se lance officiellement en avril 2013, vous pouvez suivre nos travaux en rejoignant notre groupe de travail sur le réseau social de la Fing ou en vous inscrivant à notre mailing liste pour être averti de nos événements publics.

     

    L'objectif de l'Infolab en vidéo:

     

    1er Infolab Citoyen lors de "Paris Citoyen", à la Mairie de Paris, Nov 2012. from videosfing on Vimeo.

     

    La campagne Infolab

     

     

    Un réseau de partenaires

    La Campagne Infolab entend développer une culture de la donnée au service des entreprises et des acteurs du territoire. En lien avec un grand nombre de partenaires dont trois collectivités territoriales pilotes, il s'agira d'inventer et d'expérimenter, auprès de publics ciblés, des dispositifs de médiation entre les besoins et les projets des entreprises et des acteurs des territoires et l'univers de données. Si vous voulez devenir partenaire contactez-nous infolab(@)fing.org. La Fing est éligible au Crédit Impôt Recherche pour l'année 2013.

  • "Et si demain, chaque quartier, chaque village disposait d’un InfoLab ? Un espace d’apprentissage de la lecture et de l’écriture de données. Alors que l’on parle d’une société de Big Data où même l’eau est considérée comme une donnée, l’InfoLab serait le passeur, le lieu de rencontre entre toutes les compétences et les envies d’appropriation et de fabrication de la donnée."

    Il y a quelques semaines l’association Arsenic s’exprimait ainsi sur la mission des ERIC/EPN qu’elle représente : "Nous estimons que nous relevons, pour une large part de nos missions, d’un service public de l’Internet accompagné que personne n’incarne aujourd’hui au niveau gouvernemental." La récente "feuille de route sur le numérique" du gouvernement apporte maintenant son soutien à ces lieux de médiation numérique et souhaite les faire évoluer vers des fonctions de Fablabs. Pourquoi ne pas envisager aussi cette évolution vers la création d’InfoLabs ? Non pas des lieux de prototypages rapides d’objets, mais des lieux de prototypage (rapide ?) des usages de l’information.

    En Janvier 2013, lors de l’événement "Open Data et Citoyens" organisé par Arsenic, nous proposions d’aller plus loin sur l’élaboration de cet espace de médiation de la donnée (cette matière première de l’environnement numérique). Avec quel public, quelles compétences, quels partenariats, quels moyens, quels territoires allons nous créer ces lieux ? Et qu’est ce que va être concrètement un infolab : un lieu, un service numérique, une méthodologie ?

    Les vidéos qui suivent présentent les trois infolabs imaginés par les participants aux ateliers :

    L’infolab au service du bien être social.

     

    L’Emmaüs Numérique ou l’infolab du gratuit aurait pour mission de rendre accessible à tous et particulièrement aux plus nécessiteux, des informations sur des événements ou des offres de services gratuits. C’est un terminal d’informations qui par agrégation de données, permettrait à chacun d’avoir une vue d’ensemble de l’offre de services gratuits sur son territoire.

    On imagine rapidement les freins ou problèmes à la mise en place de ce type d’infolab : Un service de co-voiturage payant, ou une salle de concert autorisera-t-elle le transfert de ses données sur un autre site internet ? Son API est elle ouverte ? Ses données sont elles exploitables sans un travail long et coûteux de data science ? Et quelles méthodologies/outils utiliser pour exploiter ces données ? Pour garder de la fréquentation, un site d’informations locales ne voudra-t-il pas sauvegarder une partie de son contenu ? Comme l’a fait Twitter, tout le contenu du site ne sera pas forcement exploitable dans son API… Dans ce scénario, il semblerait bien que l’infolab prenne la forme d’un site web et non pas d’un lieu physique.

    Le lieu (utopique ?) de la mesure de soi.

    Dans un PréaLAB, toutes nos actions sont captées en continu, le lieu est ouvert et modulable, les informations sont instantanément diffusées dans le lieu mais également dans l’ensemble des InfoLabs du territoire. Du crowdsourcing auprès du public permet de mieux connaître l’alimentation des cantines scolaires, maisons de retraites et hôpitaux (un Open Food Facts permanent ?! Un C’est fabriqué près de chez vous du futur ?!).

    Les datavisualisations créées ne se contentent pas de produire de l’information, ce sont des oeuvres d’art. Le PréaLAB est le rêve de tout self-trackeur : cette quantification personnelle documente ma marche dans le monde, et grâce aux croisements des données, le PréaLAB me recommande des personnes pour l’événement "Meetic-Lab” (voir vidéo) !

    Ce scénario d’un infolab orienté “données personnelles” a le mérite de nous faire entrevoir les dérives d’un fantasme de Data-übergeek (libre circulation des données, transparence à outrance, baisse du droit à l’oubli…) tout en négligeant la part de médiation numérique/dynamisation du territoire que peut avoir un EPN/Infolab.

    L’infolab Réaliste

    Le scénario de l’infolab réaliste semble être le plus proche des postulats de départ de la campagne infolab. On y vient avec un besoin spécifique que l’on va tenter de résoudre grâce à l’accès aux données ou à la formation sur un aspect du travail de la donnée (collecte, mise au norme, visualisation). Un tiers-lieu ouvert à tous, et où chacun peut déposer ses propres données.

    En terme d’objectif, une des tensions de l’infolab peut se résumer à cette phrase “lorsque je me rends dans un infolab, est ce que je viens pour m’informer sur la donnée ou est ce que je viens pour me former sur le travail de la donnée”. Une dynamique d’apprentissage par le faire serait très pertinente pour se confronter réellement aux problématiques de l’infolab. Autre piste à poursuivre : la question de l'interconnexion des données. Pour réellement créer du service ou de l’information, il ne s’agit plus maintenant de seulement ouvrir les données, mais de relier données publiques et privées, relier un service à un autre, un territoire à un autre…

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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