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  • Les chiffres concernant la production des données dans le monde n’ont jamais été aussi vertigineux, on estime qu’en 2020 chaque personne dans le monde produira 1,7 MB de données…toutes les secondes, et cela notamment du fait de l’utilisation des nouvelles technologies de plus en plus connectées et avides des données personnelles de leurs utilisateurs.

    domo.com

    Du point de vue de l’individu c’est toute son activité quotidienne qui est ainsi tracée, suivie, étudiée et analysée posant de sérieuses questions en termes de libertés et de vie privée. Par ailleurs, les données collectées sont fractionnées et réparties entre des dizaines de fournisseurs de services, rendant le contrôle très difficile voire impossible, et leur exploitation par l’individu quasi inexistant.

    Cette collecte massive des données couplée à leur morcellement exacerbe le sentiment de méfiance et de défiance de la part des utilisateurs qui ne manquent pas de souligner le manque de transparence des organisations détentrices de leurs données personnelles.

    77% des testeurs MesInfos estiment ne pas savoir comment leurs données personnelles sont collectées et utilisées par les entreprises.

     

    78% des testeurs MesInfos estiment que les entreprises ne tiennent pas leurs engagement vis-à-vis des données personnelles que ces derniers leurs fournissent.

    Partant de ce constat, des solutions émergent et offrent aux individus une nouvelle forme de centralisation de leurs données et la possibilité de les réutiliser pour en tirer avantage à leur tour, il s’agit là d’une promesse d’un tout nouveau genre, celle du Self Data : la production, l’exploitation et le partage des données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins.

    Durant un an, la Fing et ses partenaires ont mis à l’épreuve cette nouvelle démarche à travers le pilote MesInfos, plus de deux milles individus (sociétaires MAIF) ont eu accès à certaines de leurs données (sur un Cozy Cloud) et ont pu les réutiliser grâce à des applications tierces. Mais dès lors, de nombreuses questions se sont posées quant aux dispositions et comportement des testeurs face à ce flot de nouveautés (données, plateforme, applications…).

    • Quelles(s) posture(s) vis-à-vis des données et des détenteurs de données ?

    Des postures marquées par un niveau élevé d’inquiétude (privacy concern) et un niveau bas de confiance envers les détenteurs de données.

    • Quel(s) services attendus et quels services utilisés ?

    Un usage très utilitaire et marqué par l’utilisation des services “traditionnels” auxquels les testeurs sont déjà habitués.

    • Quelle adoption et quels déterminants de cette adoption ?

    Bien que particulièrement préoccupés par la collecte et l’utilisation de leurs données personnelles, l’adoption de la plateforme Cozy est surtout déterminée par l’effet des expériences passées.

    • Quelle évolution des attitudes pré-expérimentation MesInfos ?

    Cette année d’expérimentation n’aura pas significativement modifié les attitudes, plusieurs hypothèses sont avancées : une plateforme en version bêta et une prise en main difficile, des bénéfices pour les testeurs encore à démontrer, un sujet complexe et appréhension relative de la part des testeurs,

    Retrouvez toutes les réponses à ces questions et bien encore dans le rapport ci-dessous !

    télécharger ici

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/appropriation-dun-pims-comment-les-testeurs-du-pilote-mesinfos-se-sont-ils-saisi-de-leurs-espaces-cozy/
    Par: Sarah Medjek
    Publié: April 17, 2019, 4:55 pm

  • Ce compte-rendu est issu de la prise de note collaborative et des présentations (ci-dessous) de l’événement Self Data Territorial #1 organisé par la FING et ses partenaires. Il s’est déroulé le 28 mars 2019 chez Mozilla Paris.

    La matinée était dédiée à la présentation du projet Self Data Territorial et d’initiatives territoriales s’appuyant sur le self data et l’après-midi aux ateliers.

    Le projet MesInfos – Self Data Territorial

    par Chloé Friedlander et Manon Molins (Fing)

    Beaucoup d’organisations tirent des usages de nos données personnelles. Il ne s’agit pas que des GAFAs. Il y a une “crise de confiance” autour de cette gestion des données. Et si les usagers reprenaient le contrôle de leurs données ?
    C’est de ce constat qu’est issu le concept de Self Data (en 2012)  et qui se définit comme “La production, l’exploitation, et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leur propre fin”.

    La Fing explore le Self Data depuis 2012. Le projet en cours est la sixième saison : Self Data Territorial (depuis septembre 2018).

    Le Self Data alors : comment ça marche ?

    1/Des canaux de partage des données aux individus
    2/Récupérer & Stocker les données sur un cloud personnel … (ou PIMS pour Personal Information Management System)
    3/Réutilisations : être capable d’en faire des traitements et des services. Les services tiers fonctionneraient dans ces plateformes de données personnelles (sorte de fonctionnement embarqué)

    Quelles finalités ?

    Les familles d’usages du self data sont nombreuses et non-exclusives.

    Manon Molins souligne la nécessité de penser des dispositifs permettant aux usagers de réutiliser leurs données personnelles #selfdata @la_fing pic.twitter.com/wQaAXRgtgN

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Bénéfices du self data

    Les bénéfices du self data s’appliquent aux personnes, aux organisations publiques et privées et à la société toute entière.

    Droit à la portabilité

    Le droit à la portabilité des données personnelles est acté dans l’Article 20 du RGPD. Ce nouveau droit apporte plus d’opportunités que de contraintes pour les entreprises.

    Données personnelles et villes

    Aujourd’hui des organisations privées s’accaparent la collecte et le traitement des données personnelles, et les intérêts de ces entreprises numériques perturbent l’intérêt général (eg. Waze), … Le territoire a son rôle à jouer par rapport aux données de ses citoyens. La collectivité a un rôle à jouer en tant que détentrice de données, et en vertu de ses compétences de développement économique, de son statut dépositaire de l’intérêt général territorial, d’animatrice du dialogue avec les citoyens et de la co-construction des politiques publiques et dans la dynamique de formulation de stratégies et gouvernance des données territoriales.

    Pourquoi la #MetropoledeLyon @grandlyon explore et expérimente le #SelfData au côté de @fing @Expe_MesInfos depuis 2016 ? et avec #selfdataterritorial @NantesMetropole @LaRochelleNUM depuis 2019 : réponses en une image pic.twitter.com/KyEWpfspDV

    — Nathalie VernusProst (@n_vernus_prost) 28 mars 2019

    Le déroulement du projet en 3 phases

    Phase 1 – sensibilisation / exploration : cette phase proposait de formuler des défis en lien avec la thématique choisie par le territoire, puis de cartographier les données personnelles et leurs détenteurs (NB : on distingue données personnelles / de référence).

    Trois territoires ont recensé les données personnelles pertinentes pour répondre à des défis de #mobilité, de #TEE, etc : retrouvez la carto #selfdata territorial ici : https://t.co/xSYxOOULgW pic.twitter.com/3PyEd8773m

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Phase 2 : prospective. Cas d’usages et gouvernances. 5 modèles de gouvernance : cloud personnel, plateforme tiers de confiance, transfert direct, coopérative de données, régie/civic data trust. Ratio maîtrise (orga(s) -> individu(s)) / usage (individuel -> intérêt général).

    Quels modèles de gouvernances pour quels usages ? L’équipe @expe_mesinfos de @la_fing a recensé 5 modèles : transfert direct, cloud perso, plateforme, coopérative, régie etc… Découvrez-les ici : https://t.co/1L6cspTnpD #selfdata pic.twitter.com/n1ZMXKzzFO

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Phase 3 (à venir,  en mai 2019) : construire les feuilles de route territoriales pour l’implémentation du self data. Des ateliers sont prévus dans les territoires : 16 mai à La Rochelle21 mai à Lyon23 mai à Nantes

    Une restitution de ces travaux est prévue le 2 juillet à Paris.

    Table-Ronde avec les 3 territoires partenaires du projets

    Avec Sylvie Turck de Nantes Métropole : le Self Data au service de la transition énergétique (en co-réalisation avec ses partenaires locaux Ademe, Enedis, Engie, GRDF et EDF) ; Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : Le Self Data au service du développement social ; Virginie Steiner de la ville de La Rochelle : Le Self Data au service de nos mobilités (en co-réalisation avec ses partenaires locaux : Ademe/La Fabrique des mobilités, en lien avec le compte mobilité et le projet Traces)

    Comment les collectivités que vous représentez en sont-elles venues au self data ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : nous avons commencé à Lyon avec le Tuba et la Fing en 2015. Le projet a été initié par par Nathalie Vernus Prost pour construire un living lab et coconstruire des services en appui sur Cozy Cloud.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : j’ai un profil différent de mes homologues lyonnaise et rochelaise. Je viens de la direction métier (DGTEESU : Dir.Générale Trans.Énergétique Environnement Services Urbains). Nous organisons des défis famille énergie positive (en moyenne 200€ d’économies d’énergie) mais il y a un fort coût d’accompagnement et nous ne pouvons pas accompagner les 250000 foyers de la Métropole. En parallèle, le Grand. Débat sur la Transition Energétique a abouti sur Feuille de Route de la Transition Energétique avec 31 engagements, parmis lesquels figurait celui de « mettre les TIC au service de la Transition Energétique ». Nous étions par ailleurs accompagnés par l’Ademe. Ce sont 3 faisceaux qui nous ont amené à se positionner sur le projet Self Data Territorial.

    Virginie Steiner de La Rochelle : en 2016, nous avons commencé à élaborer une stratégie de gestion des données (avec l’Open Data, la gouvernance participative, les droits données personnelles) avant le RGPD. Ensuite nous nous sommes interrogés sur la manière de rendre l’Open Data accessible (car c’est un dispositif plutôt excluant pour les non-initiés). En parallèle, en 2018 le projet était de mettre en marche la neutralité carbone pour y arriver en 2040. Dans cette stratégie, il existe un axe  « data et citoyens ». Le choix de la thématique mobilité était pragmatique : tout le monde à quelque chose à dire sur ce sujet. Une réunion d’information des habitants a été organisée en septembre 2018 sur le self data. Le premier défi est de dire aux individus quelles données la ville possède sur eux. Après, il y a de cas d’usage à imaginer et c’est ce que nous avons fait : un défi CO2 des déplacements professionnels et personnels, le partage de données pour améliorer l’offre de transport, utiliser les traces GPS pour valoriser le territoire différemment aux yeux des individus, ou encore maîtriser mon budget mobilité.

    Quels services ont été imaginés ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : même s’il existe des services numériques pour la relation citoyen, nous savons qu’il faut les améliorer. Nous avons plusieurs actions dans ce sens (ex : ERASME pour réinventer les maisons d’accueil). L’axe du développement social a été choisi. Nous avons qualifié 3 défis en nous appuyant sur notre Projet Métropolitain des Solidarités et en nous appuyant sur l’expertise des travailleurs sociaux. Ces derniers nous ont aidé à mieux qualifier ce que nous voulions faire :

    - « mieux gérer les risques qui me concernent » avait besoin d’être reformulé car les personnes accompagnées sont toujours en situation difficile et urgente. Il s’agit moins de prévenir le risque que de prioriser les urgences.
    - « connaître les aides auxquelles j’ai droit »
    - « connaître l’offre de loisirs au tarif qui me correspond » amène une précaution nécessaire. Il faut simplifier l’accès mais aussi éviter la stigmatisation et lutter contre l’isolement.

    Nous avons construit des services à partir de ces défis : mon tableau de bord social, Mes Aides Directes (« Dites-le nous 0 fois »), et Sortia Lyon.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : la première étape était de dézoomer notre approche « collectivité ». Nous avons mis autour de la table plusieurs acteurs et notamment les énergéticiens. Nous avons donc signé une convention avec Enedis, Grdf, Edf, et Engie. En ateliers, trois défis ont été formulés et 4 services en ont été tiré :

    - La Toque Verte : autour des données de carte fidélité, OpenFoodFact, données de la métropole, … pour fournir un “coach” de l’alimentation bas carbone (locale, de saison, 0 déchet)
    - deux services autour de l’autoconsommation collective, WeMix et ZeusTechno. L’un et l’autre propose un diagnostic des installations à privilégier selon le bâtiment et son environnement, et calcule le retour sur investissement et le coût d’après les aides (crédits d’impôts, subventions) qui me correspondent
    - un service sur la gestion de la consommation d’énergie du logement : “MySmartHome”. Ce service propose des informations sur le logement mais aussi une contextualisation des informations.

    Il était intéressant d’avoir une diversité d’acteurs aux ateliers : acteurs de la mobilité, projet européen, CLER, Ademe (et lien avec le Plan Alimentaire Territorial, Civiteo, un Laboratoire de Recherche en sociologie basé à Nantes qui avait suivi MesInfos).

    Qui sont les principaux détenteurs de données pour ces services ?

    Les fournisseurs d’énergie, les banques, les enseignes de grande distribution (alimentation), la DGFIP (caractéristiques du logement), la collectivité (consommation d’eau, cadastre solaire, thermographie déchets, cantines) et l’ADEME (aides disponibles) sont ceux qui revenaient le plus.

    Et en termes de mobilité, comment le self data pourrait contribuer à atteindre des objectifs de politiques publiques ?

    L’une de nos priorités est d’acculturer les acteurs au numérique. On a commencé l’exploration Self data territorial par une réunion d’information en septembre 2018. Ensuite, avec les participants aux ateliers, on a défini quatre défis qui correspondent à des enjeux de la collectivités et à ce qui intéresse les habitants :

    - Défi 1 :  Maîtriser son budget mobilité

    - Défi 2 : Calculer et réduire l’empreinte carbone de sa mobilité (seul, à plusieurs, en collaboration avec le territoire)

    - Défi 3 : Contribuer à repenser l’offre de mobilité sur le territoire (plus écologique, plus inclusive, plus efficiente, …)

    - Défi 4 : Allier l’utile à l’agréable – réduire l’empreinte carbone de ses trajets et enrichir sa vie culturelle (#tourisme, #loisirs).

    Les participants aux ateliers étaient variés : on a eu plusieurs services de la collectivité, le délégataire, le Port de la Rochelle, des habitants,… Certains d’entre eux font partie des détenteurs stratégiques : le délégataire, et ceux qui détiennent les informations sur les déplacements pédestres, cyclables et en voiture. L’aéroport de Saint-Nazaire n’était pas là mais c’est aussi un détenteur de données de mobilité à fort impact sur notre empreinte carbone territoriale.

    Nous avons aussi étudié comment ça pourrait mal tourner ? Quels sont les points de vigilance et les critères pour que le self data tienne ses promesses ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : D’abord il faut impliquer les usager mais aussi les métiers, c’est-à-dire les travailleurs sociaux sur notre sujet. Ils sauront nous guider sur les moyens et les outils à développer, et le parcours utilisateurs. Ensuite, la médiation numérique est incontournable et doit accompagner le développement du self data. Barcelone est un exemple à suivre ; ils travaillent sur la manière de sensibiliser et accompagner les enjeux des données personnelles. Enfin, il faut faire avec les humains : le service self data ne doit pas être un obstacle dans l’accès aux droits, à un service ou à une personne.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : pour nous aussi c’est très important d’associer plusieurs services de la collectivités. Je suis du côté métier, et c’est aussi vraiment important d’avoir la direction des Ressources Numérique à mes côtés. Le concept du self data n’est pas si facile d’accès mais on a eu des retours positifs : les acteurs sont revenus d’un atelier sur l’autre et sont vraiment monté en compétence sur le projet. Pour que ça fonctionne vraiment bien, il faut aussi bien garder en tête que c’est self data qui doit être au service de la transition énergétique et pas l’inverse. Ensuite il faut que la collectivité se positionne dans la gouvernance ; ce ne sera sûrement pas elle le tiers de confiance, mais elle doit s’appuyer sur sa capacité à mettre autour de la table les acteurs du territoire et animer leur dialogue.

    Virginie Steiner de La Rochelle : la métropole ne capte pas les données (sauf services régaliens) donc elle doit trouver une manière de créer et conserver une confiance qui peut facilement être détruite quelque soit le mode gouvernance (cf. 5 gouvernances Self Data). Elle doit essayer de créer les conditions d’une maîtrise, d’un auto-détermination informationnelle dont l’objectif doit rester la fourniture d’un service pour l’usager et ne pas se transformer en GAFA avec une communauté d’usagers.

    Quel est votre retour d’expérience de ce projet en tant que cheffes de projet ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : il ne faut pas négliger la lourdeur de l’institution dans ce genre de projet. En termes de gouvernance, il faut essayer d’être réaliste : les clouds personnels c’est un modèle compliqué pour vraiment passer à l’échelle. Il faut encore que nous avancions sur un positionnement clair vis à vis du self data pour rendre visibles les valeurs qu’il porte, et stimuler l’écosystème.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : mon conseil serait de partir absolument de défis concrets, que les citoyens peuvent s’approprier (et pas seulement une élite). Il y a aussi un vrai travail à mener pour faire prendre conscience au citoyen des enjeux de la maîtrise des données personnelles. Enfin, le portage politique est indispensable pour aller jusqu’à l’expérimentation.

    Virginie Steiner de La Rochelle : il faut travailler en transversalité, on ne pas pas faire du self data uniquement avec des experts « data ». Prévoir du temps d’écoute et de discussion aussi.

    D’autres villes et acteurs locaux se projettent pour intégrer le Self Data à leurs politiques de la donnée ou expérimentent déjà des dispositifs pour permettre aux citoyens de maîtriser leurs données personnelles.

    Le Self data, un concept qui essaime ?

    Retrouvez les présentations des intervenants ici.

    Le cas de Grenoble : self data et énergie

    par Marine Albarède (Scop La Péniche) et Laurent Deslatte (Chargé de mission numérique & smart city pour Grenoble – Alpes Métropole)

    Le cas de l’Académie de Renne : self data et éducation

    par Olivier Adam (DPO de l’Académie de Rennes)

    Présentation du projet #MyToutatice par @ocadamo : une approche #SelfData pour les élèves (et leurs enseignant•es) des établissements de @acrennes pour qu’ils utilisent, à leur propre bénéfice, leurs données d’apprentissage éparpillées dans de nombreux services numériques. pic.twitter.com/brK9LICypu

    — Thierry Joffredo (@TJoffredo) 28 mars 2019

    Le #selfdata va être expérimenté dans l’@acrennes avec @cozycloud. Pensons la transformation des ENT – espaces numériques de travail en ENP – espaces numériques personnels afin d’apprendre et enseigner la maîtrise des données personnelles #rgpd #sdet @Edu_Num @jmmer @aVanSante https://t.co/K89uD1KHcg

    — Olivier Adam (@ocadamo) 30 mars 2019

    #MyToutatice : un vrai « cartable numérique » qui permettra la récupération et le stockage de données des élèves, pérenne sur toute la durée de leur scolarité, malgré les ruptures dans leur parcours, les encapacitant sur la maîtrise et l’exploitation de leurs données perso. pic.twitter.com/eP1y9aaWzc

    — Thierry Joffredo (@TJoffredo) 28 mars 2019

    Ateliers

    L’après-midi de cette journée s’articule autour de 4 ateliers autour du #selfdata #territorial @la_fing pic.twitter.com/PbPITaG3wQ

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Retrouvez les prises de notes des ateliers 2 (architectures du self data) et 3 (cas d’usage) et n’hésitez pas à compléter avec vos propres notes !

    Atelier 1 : My Data Cities Roadmap

    Réflexions autour de la feuille de route du #SelfDataTerritorial. Encore une après-midi de travail studieuse avec @la_fing dans les merveilleux locaux de @mozilla à Paris ! pic.twitter.com/3DV31H445P — Jordan Esnault (@JordanEsn) 28 mars 2019

     Atelier 2 : Architectures du partage des données personnelles : du détenteur au citoyen

    Le deuxième atelier « l’Architecture du partage – données personnelles : du détenteur au citoyen », animé par @jacquarg, porte sur les enjeux liés au déploiement des canaux de transmission des données. @la_fing #selfdata #territorial pic.twitter.com/vkFpwgChHs — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Atelier 3 : les cas d’usage du self data

    Atelier 4 : gouvernance des données et self data : quels modèles ?

    Manon Molins de @la_fing, anime un atelier sur la #gouvernance des données ou comment partager le pouvoir sur les outils qui nous aident à maîtriser et réutiliser nos données ? #selfdata pic.twitter.com/CJs5SInUuv

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

     

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/la-journee-self-data-territorial-1-en-un-coup-doeil/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: April 4, 2019, 6:08 pm

  • Et si nous (re-)construisions l'“agenda" du numérique au service de la planète ? Cette publication propose près de 50 pistes pour l'engager!

    A PROPOS DE CETTE PUBLICATION
     

    La transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque. La première connaît sa destination mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre !

    Guidé par cette conviction, l’"agenda pour un futur numérique et écologique" s’organise autour de {{20 défis de la transition écologique}} : l’énergie, les mobilités, l’économie circulaire, la "démocratie écologique", l’empreinte environnementale du numérique, la qualité de l’air,…

    Pour chacun d’eux, il décrypte la contribution actuelle du numérique, et surtout, propose des nouveaux "chemins" pour engager une plus juste contribution du numérique aux enjeux écologiques.

    Publié en mars 2019, il s'adresse à la fois aux innovateurs, aux acteurs publics, aux entreprises et aux organismes de recherche et ambitionne d'inspirer leurs propre agendas d'innovation, de recherche, de R&D ou d'action publique.

    Cette publication a été réalisée par la Fing dans le cadre de son programme Transitions², en partenariat avec l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique et Explor’ables.

    L'agenda pour un futur numérique et écologique est publié sous licence Creative Commons CC-BY.

    > Télécharger "L'agenda pour un futur numérique et écologique"  (.pdf, 116 pages)

    > Télécharger la synthèse (.pdf, 15 pages)

     

    SYNTHESE

    La rencontre entre numérique et écologie est a priori difficile. L’écologie, construite en partie sur une critique de la technologie et de la croissance, se méfie des promesses d’innovations techniques. Elle met l’accent sur les impacts écologiques du numérique lui-même, tout en le considérant, pas tout à fait à tort, comme le symbole et l’outil de l’accélération et la mondialisation contemporaines des rythmes (de vie, d’innovation, d’obsolescence…) et des flux (de matière, d’énergie, de déchets…).

    De leur côté, les acteurs du numérique ont une perception d’eux-mêmes marquée par l'immatérialité et l’efficience, qui les amène parfois à se considérer écologiques par nature. Portés par une dynamique d’innovation permanente, ils voient d’abord les opportunités et plus tard les risques.

    Fruit de 3 ans de travaux collaboratifs, {l'"agenda pour un futur numérique et écologique"} invite chercheurs, innovateurs, grandes et petites organisations, acteurs publics, militants, médias… à s’engager dans trois directions :

    • changer leurs agendas respectifs : revoir ses priorités et ses manières d'agir grâce à l'échange avec les communautés de "l'autre bord" ;
    • donner une nouvelle force à ses actions : nous portons déjà des propositions, des actions, qui tireront partie de cette convergence, qui profiteront de l'audience qu'elle ouvre, qui en éprouvera la force ;
    • engager des réalisations communes : des événements, projets, productions… qui ne pourraient pas exister si nous travaillions séparément. Si de nombreuses questions subsistent, nous en savons déjà suffisamment pour commencer à agir en vue de faire converger les deux transitions écologique et numérique et engager ce nouvel "agenda".

    Qu’il vise des enjeux énergétiques, agricoles, de mobilité ou n’importe quel défi écologique ; qu’il soit porté par un acteur public, un organisme de recherche ou un dispositif d’innovation ; qu’il s’agisse de travailler sur des émergences ou sur des sujets plus mûrs… un nouvel agenda du numérique au service de la transition écologique devrait s'appuyer sur cinq principes :

    Agendas à l'oeuvre

    Illustration : extrait de la cartographie p.6 de la publication

    1- La technologie n’apporte pas de solutions, mais les solutions peuvent produire des technologies


    Il est pratique de considérer la question écologique comme un ensemble de “défis”, problèmes ou objectifs, qu’il suffirait d’analyser un par un pour y proposer des “solutions” : c’est un rêve d’ingénieurs, à la source d’une multitude d’initiatives bien intentionnées qui mobilisent les technologies (notamment numériques) pour “répondre aux grands défis de l’humanité”. Le numérique est généralement l’infrastructure de mesure et de calcul de ces actions.

    D’une part, il s’agit d’une manière singulièrement étroite de considérer le numérique. Mais surtout, la question écologique est systémique, les “problèmes” sont inextricablement reliés les uns aux autres et ne peuvent pas se traiter séparément. Si le numérique doit aider à répondre à la crise (au sens de métamorphose) écologique, ce doit être en soutenant d’autres modèles de développement, d’autres formes de production, d’échange et de consommation.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°6 : Les imaginaires comme chemins de la transition
    • Défi n°7 : Construire une feuille de route de la ville durable et intelligente
    • Défi n°8 : Une “Industrie du futur” qui prend l’environnement au sérieux

     

    2- La force transformationnelle du numérique n’est pas dans le calcul, mais dans l’action collective


    Les dispositifs citoyens de mesure de la qualité de l’air (via des capteurs à bas coûts) ne changent les comportement que s’ils mobilisent ensemble des collectifs d’habitants d’un quartier ou d’un immeuble, de collègues, de parents. Les “data” sont une source majeure de création de connaissance, mais leur usage dans les organisations produit aussi du décloisonnement et contribue à “casser les silos”. Les mobilités durables sont d’abord une affaire de gouvernance, d’orchestration d’une multitude d’initiatives innovantes et de nouvelles formes de partenariat et de collaboration entre acteurs privés et publics.

    La principale force du numérique au service de la transition écologique n’est pas à chercher du côté du calcul, mais de celui du partage, de la collaboration et du lien social. C’est du côté des approches collectives qu’il sera le plus à même de proposer des leviers de transformation. D’autre part, une “culture commune” des enjeux numériques et environnementaux est plus que jamais nécessaire.

    Le numérique est source de renouvellement d’imaginaires, il sait organiser la collaboration et parfois le passage à l’échelle ; l’écologie sait donner un but à l’innovation, tenir compte des “effets rebond”, pense en systèmes. Cette dimension culturelle - apprendre les uns des autres et produire de nouvelles synthèses - constitue un préalable indispensable à toute démarche qui voudrait tirer partie de l’un et de l’autre.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°3 : Le numérique pour une approche collective des mobilités durables
    • Défi n°4 : Mettre les "data" au service d’impacts environnementaux
    • Défi n°5 : Une mesure distribuée de la qualité de l’air
    • Défi n°9 : Le numérique au service des politiques environnementales locales
    • Défi n°10 : Des stratégies de lieux partagés

     

    3- Le numérique collaboratif et l’écologie démocratique ont partie liée, mais ils ne le savent pas encore assez
     

    Les modèles issus du numérique Open, agiles, distribués, collaboratifs, etc.) ont démontré du potentiel de transformation dans toutes sortes de domaines, mais leurs apports aux questions écologiques n'ont rien d'évident. Ils restent des modèles : si on ne leur insuffle pas une vraie intention écologique, un objectif, les résultats ne suivront pas. Les promesses déçues de l’économie collaborative sont là pour nous le rappeler.

    De même, toutes les civic tech du monde ne suffiront pas faire émerger une “démocratie écologique”, si les citoyens et les institutions politiques (formelles ou informelles) ne sont pas habités par cet enjeu.

    Un rapprochement stratégique entre les acteurs de l’écologie, ceux de l’innovation publique et démocratique (numérique ou non), et ceux du numérique collaboratif, ouvrirait de nouvelles perspectives en vue de l’émergence d’une écologie non technicienne, à la fois quotidienne et politique.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°11 : Les “modèles ouverts” au service de la transition écologique
    • Défi n°13 : Relier numérique et low tech
    • Défi n°14 : Mobiliser le numérique au service d’une “démocratie écologique”
    • Défi n°15 : Une seconde vie pour les “Communs” de l’écologie
    • Défi n°17 : Les apports du numérique à l'agriculture, l'agroécologie et la permaculture
    • Défi n°19 : Vers l’internet de l’énergie

     

    4- L’innovation ne jouera un rôle positif dans la transition écologique qu’en se focalisant sur son impact autant que sur son modèle économique


    Pour réaliser la transition écologique, nous avons besoin d’innovation, mais pas de n’importe quelle innovation : des projets qui visent des impacts environnementaux ambitieux, explicites et crédibles, qui s’intéressent à ses impacts sur d’autres secteurs et acteurs - et surtout qui se donnent les moyens de vérifier qu’ils seront atteints, ce qui est encore trop peu le cas aujourd’hui.

    D’autre part, l’innovation ne jouera un rôle écologique positif que si le système d’innovation - l’ensemble des méthodes, des institutions et des dispositifs financiers qui rendent possible, légitiment, sélectionnent des propositions innovantes - évolue pour donner autant d’importance à l’impact des projets (écologique et social, positif et négatif) qu’à la création de valeur économique. Mieux relier le modèle d’affaire d’une innovation à son modèle d’impact, accompagner et soutenir les innovateurs qui s’en donneront la peine : c’est à cette double condition que l’innovation pourra réellement tenir ses promesses.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°2 : Orienter l’innovation vers la recherche d’impacts majeurs
     
     

    5- Le numérique et son industrie doivent montrer la voie
     

    “L’IT for Green n’est pas une excuse pour délaisser le Green IT”. Ou dit autrement : le secteur du numérique doit reconsidérer sa propre empreinte écologique (qui est massive) avant de prétendre outiller des démarches, des modèles, des collectifs…

    L’industrie du numérique et ses utilisateurs devraient être les têtes de pont de l’économie circulaire, en proposant des produits éco-responsables, modulaires, réparables, recyclables et surtout, d’une durée de vie plus longue ; et des services clairement pensés dans un esprit de frugalité (en ressources informatiques et réseau, mais aussi en termes de temps et d’attention).

    Un agenda du numérique au service d'une question environnementale devra ainsi porter attention à un numérique "écologique by design". Le numérique devra aussi revoir plus largement ses modes de conception : éclairer plutôt qu'opacifier la prise de décision, chercher à fluidifier l'attention plutôt que l'instrumentaliser, distribuer du pouvoir d'agir plutôt que prescrire,… Le numérique a besoin d'un "RESET" : reconsidérer sa contribution à la transition écologique est l'occasion rêvée pour engager sa mue !

    Pour engager l'action :

    • Défi n°1 : Un numérique “écologique by design”
    • Défi n°16 : Une culture commune du numérique et de l'écologie au service des ODD
    • Défi n°20 : Contre l’effondrement

     

    Agendas à engager

    Illustration : extrait de la cartographie p.6 de la publication

     

    TRANSITIONS² : LA GENÈSE DE L'AGENDA POUR UN FUTUR NUMÉRIQUE ET ÉCOLOGIQUE


    Lancé en 2015, Transitions² est un projet collectif qui vise à "mettre le numérique au service de la transition écologique".

    Porté par la Fing avec l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique, Explor’ables et d’autres, il a pour ambition :

    • D’explorer les pistes nouvelles qu’ouvre la convergence entre numérique et écologie – sans en occulter les risques ;
    • De donner un sens à la transition numérique, en la confrontant aux défis écologiques ;
    • De décloisonner les communautés d’acteurs issus respectivement de l’écologie et du numérique et d’engager des actions concrètes qui les rapprochent.

    L’agenda pour un futur numérique et écologique rassemble et synthétise la richesse de 3 ans de travaux. Il s’appuie sur l’ensemble des travaux du programme Transitions² engagé depuis 2015 : 5 “Open Conférence”, plus de 20 ateliers de travail, près de 1500 contributions en ligne sur la plateforme www.transitions2.net,...

    Dans l’ensemble, Transitions² a rassemblé près de 1000 contributeurs : innovateurs, chercheurs, entrepreneurs, grandes organisations, acteurs publics, médias,... Cette publication s’organise en 20 “défis”, dont chacun a fait l'objet d'une synthèse.

     

    > Télécharger "L'agenda pour un futur numérique et écologique (.pdf, 116 pages)

     

    LES AUTRES PUBLICATIONS DE TRANSITIONS²

     

    Cliquer sur l'image pour accéder aux publications (Licence Creative Commons CC-BY)

    Publications T2




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/13270/lagenda-pour-un-futur-numerique-et-ecologique-2019
    Par: Renaud Francou
    Publié: April 4, 2019, 12:10 pm

  • French version above
    English version below

    MyDataFr6

    La communauté MyData France s’est réunit le 19 février dernier lors du premier petit-déjeuner de son cycle de rencontres annuelles, l’occasion d’un échange riche en présentations de projets, propositions d’actions et partage d’informations :

    1. Présentations projets/initiatives

    • Your Privacy, Your Control par Alain Staron (AMBORELLA)

    Your Privacy Your Control (YPYC) est une solution de génération de consentements pour le partage et la gestion des données personnelles (gestion par un tiers de confiance).

    Le consentement s’organise sous forme de contrat entre l’individu et le tiers de confiance (quelles données sont partageables, avec quels acteurs…etc). Toutes les obligations/conditions liées au RGPD se font auprès de ce tiers de confiance. YPYC propose également un cryptage des données avant leur stockage.

    Ce qu’il faut retenir de cette nouvelle proposition de gestion des données personnelles est que l’entité qui gère les données personnelles est différente de celle qui les détient, cette séparation des prérogatives est primordiale.

    Pour plus d’informations :

    https://www.amborella.fr/

    • Livre blanc de la portabilité par Olivier Dion (OneCub)

    Initiative portée par Privacy Tech (association regroupant différents acteurs de la privacy) autour de la question de la gouvernance des données personnelles.

    Ce livre blanc a pour objectif de recenser et promouvoir des solutions juridiques et techniques autour de la portabilité. La présentation des travaux aura lieu le 10 avril à l’assemblée nationale, l’appel à contribution est toujours ouvert (jusqu’à la mi-mars) :

    • Portabilité;
    • Gestion du consentement;
    • Architecture du consentement.

    Il est possible de contribuer au livre blanc en y incluant son propre projet ou en signalant d’autres projets en lien/intéressants.

     

    2. Propositions d’actions dans le cadre du hub MyData France

    •  Consortium autour de la portabilité et de la privacy 

    Il existe en France et en Europe de nombreux acteurs qui développent des solutions (juridiques, techniques, business) autour la privacy et/ou de la portabilité, nous pouvons aller plus loin en nous regroupant pour créer un consortium autour des standards et des briques sur lesquels les opérateurs peuvent innover.

    Il y a aujourd’hui une dynamique forte : la Commission européenne est très réceptive aux travaux autour des données personnelles, la Finlande prendra la présidence de l’EU en juillet et MyData parait aujourd’hui comme un excellent porteur pour un tel consortium. Il faut profiter de la dynamique actuelle et de la régulation pour repositionner les technologies éthiques.

    L’idéal serait de pouvoir créer ce consortium pour qu’il soit dans les radars de la Commission européenne sous présidence finlandaise (qu’elle puisse l’adouber avant le passage à la prochaine commission).

    Il ne s’agit pas de créer un énième projet sur la portabilité (il en existe énormément) mais bien de poser les bases d’un consortium capable d’intégrer les différents projets.

    •  Lancer une class action 

    Si le RGPD est entré en vigueur en mai 2018, beaucoup d’entreprises ne sont pas encore en conformité, rendant ainsi le droit à la portabilité difficile voire impossible. Et si des actions de groupe pouvaient être un levier pour plus de conformité de la part des entreprises ?

    Certaines structures se sont lancées dans ces actions comme La Quadrature du Net et None Of Your Business avec des résultats probants, comment MyData France peut à son tour utiliser/s’emparer de cette procédure pour amener les entreprises à se mettre en conformité et rendre le portabilité de plus en plus possible ?

    •  Travailler sur le Self Data et l’éducation

    Il existe aujourd’hui beaucoup d’entreprises qui proposent des services d’aide aux devoirs, notamment grâce à la communauté qui vient en soutien aux membres, mais les données personnelles des élèves finissent chez Google ou Facebook.

    En France, les élèves disposent également d’ENT, mais ces espaces sont remis à zéro chaque année, car il est assez compliqué de reporter les informations d’une année à l’autre. Or, ces données sont importantes pour l’élève, ces parents et ces enseignants, notamment pour faire un enseignement adaptatif.

    Mais comment apporter cet enseignement différencié ? Quels sont les champs d’application pertinents du SD d’éducation ? Quels sont les cas d’usage ?

    •  MyData Cities Roadmap Workshop

    Beaucoup de villes européennes veulent jouer un rôle dans l’appropriation des données personnelles par leurs citoyens, mais en ont-elles les moyens ? Sont-elles prêtes ?

    La proposition est de travailler comme suit :

    • Chaque hub procède à une analyse SWOT Self Data de sa ville (ou ses villes) ;
    • Les hubs se retrouvent lors d’un atelier (date à déterminer) pour partager les résultats des analyses et créer une feuille de route de l’implémentation de Self Data/MyData dans les villes européennes à destination de la commission.

    3. Partage d’informations

    • Un projet de loi est actuellement en cours autour des données de santé : créer un espace numérique pour gérer ses données de santé (très orienté Self Data). Il y a potentiellement un terrain pour des projets sur les données de santé.
    • Microsoft met au point un outil, Bali, pour permettre à ses utilisateurs de visualiser et de gérer les données collectées à leur sujet. Avec ce projet/outil Microsoft veut réduire « la confidentialité inverse ».
    • Enedis a officiellement lancé Enedis Data Connect qui permet aux clients équipés d’un Linky de partager leurs données avec des services tiers (ex : mieux gérer ses consommations, comparateurs, …) : API, espace développeurs : les ré-utilisateurs peuvent développer et proposer de applications/services tiers.

    Si vous aussi vous vous intéressez au Self Data/MyData et sohaitez rejoindre le hub MyData France, n’hésitez pas à contacter smedjek@fing.org et à rejoindre la Slack MyData : https://mydata.org/slack/ 

    ————————————————————————————————————-

    The MyData France community met on February 19 during the first breakfast of its cycle of annual meetings, an opportunity for a fruitful discussion that included project presentations, proposals for action and information sharing:

    1. Presentations of projects/initiatives

    • Your Privacy, Your Control by Alain Staron (AMBORELLA)

    Your Privacy Your Control (YPYC) is a consent generation solution for the sharing and management of personal data (management by a trusted third party).

    Consent is organised in the form of a contract between the individual and the trusted third party (which data can be shared, with which actors…etc). All obligations/conditions related to the GDPR apply to the trusted third party. YPYC also offers data encryption before storage.

    The most important idea behind YPYC is that the entity that manages the personal data is different from the one that holds it, this separation of prerogatives is essential.

    For more information:

    https://www.amborella.fr/

    • White paper on portability by Olivier Dion (OneCub)

    Initiative led by Privacy Tech (an association bringing together different privacy stakeholders) on the issue of personal data governance.

    The objective of this white paper is to identify and promote legal and technical solutions around portability. The presentation of the work will take place on April 10 at the French National Assembly, the call for contributions is still open (until mid-March):

    • Portability;
    • Consent management;
    • Consent architecture

    For more information:

    2. Proposals for actions within the MyData France hub

    • Consortium around portability and privacy

    There are many players in France and Europe who develop solutions (legal, technical, business) around privacy and/or portability, we can go further by joining our efforts to create a consortium around standards and building blocks on which operators can innovate.

    There is now a strong momentum: the European Commission is very receptive to projects on personal data, Finland will take the EU Presidency in July and MyData seems to be an excellent ground for such a consortium. We must take advantage of the current dynamics and regulation to reposition ethical technologies.

    The idea is not to create another project on portability (there are many of them) but rather laying the foundations for a consortium capable of integrating the various projects already existing.

    • Launch a class action

    While the GDPR came into force in May 2018, many companies are still non compliant, making it difficult or impossible to assert the portability right. What if group actions could be a lever for more compliance by companies?

    Some structures have embarked on these actions such as La Quadrature du Net and None Of Your Business with convincing results, how can MyData France use/take advantage of this procedure to bring companies into compliance and make portability possible?

    • Self Data and Education

    Today, there are many companies that offer homework support services, thanks in particular to the community that supports and helps its members, but students’ personal data ends up on Google or Facebook.

    In France, students also have a digital workspace (ENT), but these spaces are reset each year, as it is quite complicated to transfer information from one year to the next. However, these data are important for the student, parents and teachers, particularly for adaptive teaching.

    But how can this differentiated teaching be provided thanks to the Self Data/MyData? What are the relevant fields of application of the Self Data/myData in education? What are the use cases?

    • MyData Cities Roadmap Workshop

    Many European cities want to play a role in the appropriation of personal data by their citizens, are they ready?

    The proposal is:

    • Each hub performs a SWOT Self Data analysis of its city (or cities);
    • The hubs meet during a workshop (date to be determined) to share the results of the analyses and create a roadmap for the implementation of Self Data/MyData in European cities to be transmitted to the European Commission.

    3. Information sharing

    • A law proposal is currently being drafted on health data: creating a digital space to manage your health data (very Self Data oriented), this could be a potential ground for health data projects.
    • Microsoft is developing a tool, Bali, to enable its users to view and manage the data collected about them. With this project/tool Microsoft wants to reduce the « inverse privacy ».
    • Enedis has officially launched Enedis Data Connect, which allows customers who are equipped with a Linky to share their data with third party services (e.g.: better manage their consumption, comparators, etc.): API, developer space: re-users can develop and offer third-party applications/services.

    If you are also interested in Self Data/MyData and would like to join the MyData France hub, please get in touch with smedjek@fing.org and join the MyData Slack : https://mydata.org/slack/




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/decouvrez-les-actions-portees-par-le-hub-mydata-france/
    Par: Sarah Medjek
    Publié: March 4, 2019, 4:37 pm

  • En construction




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/self-data-decouvrez-les-donnees/
    Par: Manon Molins
    Publié: February 4, 2019, 7:26 pm

  • En construction




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/self-data-decouvrez-les-donnees/
    Par: Manon Molins
    Publié: February 4, 2019, 7:26 pm

  • Capture d’écran 2019-01-25 à 15.34.23.png

    Le numérique est sur la sellette. Il soulève des questions de confiance et de libertés, de pouvoir politique et économique, d’empreinte écologique : fake news, marchandisation et exploitation abusive de nos données personnelles, consommation énergétique considérable, centralisation des pouvoirs par un petit nombre d’acteurs…

    Pourtant, à ses débuts, le numérique était porteur de grandes promesses : réinventer la démocratie, partager les connaissances, émanciper les individus, moderniser l’économie et l’action publique.

    Pourtant, nombre de ses acteurs sont restés fidèles à la vision d’origine. Mais quelque chose a dérapé.

    A force de pointer les « impacts du numérique sur » (l’éducation, les territoires, le travail, les organisations, …), nous avons intégré un « fatalisme numérique » : des pans entiers de la société cherchent comment s’adapter à cette révolution subie. Nous avons perdu de vue que la conception même des systèmes numériques était porteuse de choix, d’intentions.

    Acteurs du numérique, chercheurs, responsables d’entreprises, d’associations, d’organisations publiques, nous pensons qu’il est temps de décrire à nouveau le numérique que nous voulons, pour pouvoir repartir dans le bon sens. “Réinitialiser le numérique”, pour le rendre plus sobre, plus humain et plus propice à l’innovation.

    En un mot, d’appuyer sur le bouton « RESET ». C’est ce que nous proposons d’engager dès aujourd’hui.

    Pourquoi maintenant ? Parce que le numérique est à un moment particulier de son histoire : il est devenu l’affaire de toute la société, mettant sous tension la politique, l’économie, nos vies quotidiennes, nos territoires. Il y a certes longtemps que les technologies d’information soulèvent de tels enjeux. Mais ce qui est nouveau, c’est que ces outils sont désormais aux mains du très grand nombre et que, simultanément, des géants concentrent, à un niveau sans précédent, une part déterminante des ressources, des données, des revenus et des pouvoirs.Mais aussi parce que le numérique d’aujourd’hui n’est pas adapté au monde qui vient. Oui, le numérique peut contribuer à changer le monde, mais entendons-nous sur le sens des changements que nous voulons. Nous avons la certitude des incertitudes : les équilibres mondiaux vacillent, les menaces se multiplient. Le numérique qui nous est proposé est trop souvent celui d’une technique aveugle qui aurait réponse à tout. Est-il si robuste et inattaquable ? Prend-il assez en compte l’investissement humain, les talents et les compétences ? Est-il encore ouvert et propice à l’innovation, à la transformation ? Est-il assez sobre, assez réparable, assez résilient pour les temps de crise ? En avons-nous, collectivement, la maîtrise nécessaire ? Il est temps d’œuvrer à un numérique dont nous serions les acteurs et qui répondrait aux grands enjeux de notre monde commun.

    Quel numérique voulons-nous ? Quel numérique allons-nous léguer aux générations futures ? Le numérique que nous développons est-il à la hauteur des enjeux contemporains ?

    Les leviers d’action existent et ils sont nombreux. Il faut bien sûr parler de gouvernance et de régulation ; mais il ne suffit pas de réguler le numérique tel qu’il est. Cette vision n’est pas mobilisatrice, elle n’est pas émancipatrice, elle condamne la majeure partie de la société à l’inertie.

    Au-delà d’une action législative comme l’a fait l’Europe avec le RGPD, au-delà des actions juridiques qui peuvent être menées pour lutter contre les positions dominantes et pour l’équité fiscale, il est possible et nécessaire d’agir concrètement, à toutes sortes de niveaux : sur les architectures technologiques, sur les objets et les services numériques, sur les interfaces, sur la formation des professionnels comme des utilisateurs, sur l’intelligibilité des processus de décision (les fameux « algorithmes »), sur le développement des biens communs (standards, connaissances, données, logiciels…) qui représentent l’infrastructure immatérielle du développement numérique. La mutation en cours est tellement vaste qu’elle ouvre grand le champ des possibles.

    Le vrai sujet, c’est celui de notre capacité d’anticipation et de discernement pour choisir ensemble l’horizon numérique que nous voulons. Des visions divergentes se font jour sur la planète et il est temps d’affirmer une approche qui se démarque des conceptions dominantes structurées par des acteurs américains et chinois. Après tout, l’Europe a inventé la machine universelle avec Alan Turing et l’architecture du Web avec Tim Berners-Lee. Pourquoi ne prendrions-nous pas la parole quand il s’agit de promouvoir un numérique plus équitable, plus émancipateur, plus attentif aux libertés et plus soucieux des enjeux écologiques ?

    L’objection classique est que le numérique est global, qu’il ne sert à rien d’agir localement, même à l’échelle européenne. L’expérience passée des standards de la téléphonie mobile et celle, présente, du RGPD, démontrent que si nous le voulons vraiment, il est possible d’infléchir la trajectoire. D’autant que l’urgence de « reformater » le numérique s’exprime un peu partout : appel à propositions du Nesta pour “repenser l’Internet”, Solid, le projet de web décentralisé orienté données personnelles de Tim Berners-Lee, débat sur le futur de l’internet par l’ISOC…  Des convergences peuvent s’opérer entre des acteurs très divers : réseaux citoyens, chercheurs sensibles aux enjeux de société, acteurs et financeurs de la recherche et de l’innovation, entreprises soucieuses de long terme et de responsabilité sociétale.

    Nous nous engageons donc à contribuer dès maintenant, par nos actions, à l’émergence d’un numérique « choisi » et dont nous pourrons être fiers. Nous appelons à une exploration résolue de nouvelles architectures du réseau internet et des espaces informationnels du web ; de systèmes d’information écologiques et humains par conception ; de services et de modèles économiques qui ne reposent pas uniquement sur la captation de l’attention et des données personnelles…

    Pour y arriver, nous aurons besoin d’engager collectivement trois actions : préciser la liste des défis que le numérique de demain devra relever, produire des imaginaires souhaitables pour dessiner un numérique dont chacun pourra tirer le plein potentiel, et décrire ensemble les préconisations et outils qui ouvriront la voie à leur réalisation.

    Nous engageons les chercheurs, acteurs publics, dirigeants d’entreprises, innovateurs et concepteurs à souscrire à cet appel et à prendre part à cette transformation pour écrire ensemble la recette du RESET !

    Premiers signataires : Nathalie Collin (Directrice Générale Adjointe en charge du Numérique et de la Communication, Le Groupe La Poste), Pascal Démurger (Directeur général du groupe MAIF), Karine Dognin-Sauze (Vice Présidente de la Métropole de Lyon), Daniel Kaplan (fondateur de la Fing), Pierre-Marie Lehucher (Président de Tech in France, Président Directeur Général de Berger-Levrault), Philippe Lemoine (Président de la Fing), Jacques-François Marchandise (délégué général de la Fing), Olivier Mathiot (Président de The Camp), Antoine Petit (Président du CNRS), Olivier Sichel (Fondateur de la Digital New Deal Foundation), Salwa Toko (Présidente du CNNum).

    Si vous souhaitez signer également cette tribune, rendez-vous sur le site dédié Reset.

  • #education #compétences #culture #loisirs #usagesnumériques

    Il y a quelques jours, MesInfos participaient à un atelier de design fiction organisé à SuperEdTech« pour penser de manière critique le fonctionnement futur de la gestion des datas éducatives ». Les groupes ont pu se projeter en 2030 (dans un futur pas si lointain) pour imaginer l’avenir de la gouvernance des datas des élèves, des établissements scolaires, et des enseignants. Qui exploitera les données ? Quelles seront les données produites ? Qui portera les futurs services de données ?… Et ça n’est pas si simple ! Le design fiction a permis de mettre en lumière les tensions entre bénéfices tirés de la donnée et les risques de dérive ou de détournement d’usage.

    De son côté, l’éducation nationale se pose aussi des questions. En février 2018, un rapport intitulé « données numériques à caractère personnelles au sein de l’Education nationale » était remis au Ministre de l’Education. Il propose une lecture de l’impact du RGPD sur les données personnelles détenues dans les systèmes d’informations de l’Education Nationale. Les enjeux stratégiques du numérique y sont abordés comme la sécurité des données, la transparence des algorithmes et, celui qui nous intéresse ici, le droit à la portabilité.

    Comment accompagner la restitution et la maîtrise des données personnelles liées aux collégiens, et plus largement aux adolescents au travers du self data ? C’est la question que nous explorons cette année au travers du projet self data territorial avec la Métropole de Lyon. Car le self data propose que les individus soient les seuls à pouvoir casser les silos de données. Il implique que les individus peuvent :

    1)     Récupérer les données personnelles qui les concernent, et qui sont aujourd’hui dans les systèmes d’information des organisations.

    L’éducation nationale se prépare à techniquement à faciliter l’accès à ces données par des API :

    « Il semble important pour la mission de rappeler les évolutions technologiques actuelles en matière de norme dans le domaine de la portabilité et du transfert des données en particulier dans le champ du numérique éducatif (ou Digital learning). Il s’agira pour le ministère d’être particulièrement attentif à ces évolutions avec le déploiement, par exemple de solution comme les LRS. Le LRS est une base de données dont le rôle est de stocker des traces d’apprentissage. Ces données, une fois stockées, sont accessibles par d’autres applications. L’enregistrement des données dans le LRS, ainsi que leur récupération par des applications tierces, se fait par un mécanisme standardisé qui s’appuie sur une interface de programmation applicative. La norme LRS est un changement majeur et va être amenée à remplacer les spécifications SCORM qui n’utilisent pas la technologie API freinant les usages et le transfert des données d’apprentissages. La nouvelle norme LRS facilitera les échanges d’information numérique en particulier pour tout ce qui concernera les traces d’apprentissage. »

    Mais le self data pour les ados va au-delà des données éducatives : c’est aussi les données détenues par les médiathèques, le conservatoire, le club de sport, les usages numériques,…

    2) Les stocker/les administrer de façon sécurisée

    Cependant, récupérer les données pour la beauté du geste ne touchera que quelques curieux et geeks qui souhaitent s’attaquer de plus près au sujet. Les démarches peuvent être longues, on ne récupère parfois que de la donnée à un temps T, non mises à jour. Il faut permettre aux individus d’agréger facilement leurs données venant de différents responsables de traitement, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer. Cet intermédiaire de confiance s’apparente aux PIMS (Personal Information Management Systems) dans un monde de Self Data. Ils permettent aux individus de disposer d’un domicile numérique pour leurs données. Ils peuvent être transverses (ex : Cozy Cloud ou Digi.me) mais également thématiques.

    3) Les réutiliser, en tirer des usages

    Une chose est de récupérer ses données et de les administrer. Une autre est de les réutiliser. C’est le principe au coeur du Self Data et du droit à la portabilité : permettre aux individus de tirer des usages de leurs données. Ils peuvent être simples et utiles, par exemple comprendre et visualiser ses propres données, voire les partager volontairement à des fins de recherche. Ou cela peut concerner des usages plus collectifs, pour, par exemple, produire des connaissances utiles aux collectivités, permettre aux citoyens, au travers de leurs données, de contribuer à refonder la carte scolaire de leurs territoires.

    A Lyon les défis auxquels le self data au service des ados pourrait répondre ont été formulés au cours d’un atelier et décliné en cas d’usages : améliorer le partage d’information entre parents, ados et professionnels (archivage des travaux, comprendre les résultats scolaire, faciliter le suivi de scolarité, faire connaître les allergie, intégrer le scolaire et le périscolaire,…), sensibiliser et outiller les usages numériques (évaluer les compétences numériques, tenir compte des compétences acquises grâce au numérique, sensibiliser à l’empreinte numérique), favoriser les initiatives citoyennes (partage de la donnée pour la recherche éducative, ou pour l’amélioration des services éducatifs, favoriser la participation au débat citoyen sur les enjeux éducatifs), simplifier les démarches administratives relatives à la scolarité (tous les enjeux liés au changement d’établissement)

    Il est nécessaire de penser le self data des ados (et des adultes qui les accompagnent). Rejoignez-nous à Lyon et à Paris (inscription gratuite mais obligatoire) !

    Phase I – Datablitz – Cartographier les données personnelles qui pourraient être partagées aux individus.
    L’atelier a eu lieu le 16 novembre. Nous en tirerons une cartographie collaborative recensant les données personnelles pertinentes pour permettre aux individus de gérer leurs mobilités. Elle sera partagée prochainement, on compte sur vous pour l’enrichir !

    Phase II – Imaginer les cas d’usages mobilisant ces données et leurs gouvernances

    Retrouvez-nous les 30/01 [lien] et 07/03 [lienpour les ateliers Imagine – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?

    Sur la base de la cartographie des données personnelles constituée en décembre, nous imaginerons des services et cas d’usage véritablement implémentables à Lyon. Nous incarnerons également ces cas d’usage et services via une approche plus globale de leurs modalités de gouvernance. Les données personnelles sont partagées, soit, mais ensuite ? De quoi parle-t-on ? D’une plateforme ? D’un cloud personnel ? D’une coopérative de données ?

    Phase III – Concevoir un kit pour une implémentation en 2020

    Le 21 mai [lien, nous vous proposons un atelier “Conception” – Kit d’implémentation afin de prendre un moment pour réfléchir à différentes formes d’expérimentations/d’implémentations possibles du Self Data sur Lyon pour permettre aux individus de mieux appréhender l’éducation et l’apprentissage et de participer au pilotage du territoire.

    La Fing organise également à Paris deux journées de partage, pour avancer collectivement et permettre à tous les acteurs de s’impliquer dans la démarche (le 28 Mars 2019  [lien] et le 2 Juillet 2019 [lien]

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-self-data-au-service-des-ados-un-sujet-a-explorer-des-maintenant/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: December 21, 2018, 11:41 am

  • #education #compétences #culture #loisirs #usagesnumériques

    Il y a quelques jours, MesInfos participaient à un atelier de design fiction organisé à SuperEdTech« pour penser de manière critique le fonctionnement futur de la gestion des datas éducatives ». Les groupes ont pu se projeter en 2030 (dans un futur pas si lointain) pour imaginer l’avenir de la gouvernance des datas des élèves, des établissements scolaires, et des enseignants. Qui exploitera les données ? Quelles seront les données produites ? Qui portera les futurs services de données ?… Et ça n’est pas si simple ! Le design fiction a permis de mettre en lumière les tensions entre bénéfices tirés de la donnée et les risques de dérive ou de détournement d’usage.

    De son côté, l’éducation nationale se pose aussi des questions. En février 2018, un rapport intitulé « données numériques à caractère personnelles au sein de l’Education nationale » était remis au Ministre de l’Education. Il propose une lecture de l’impact du RGPD sur les données personnelles détenues dans les systèmes d’informations de l’Education Nationale. Les enjeux stratégiques du numérique y sont abordés comme la sécurité des données, la transparence des algorithmes et, celui qui nous intéresse ici, le droit à la portabilité.

    Comment accompagner la restitution et la maîtrise des données personnelles liées aux collégiens, et plus largement aux adolescents au travers du self data ? C’est la question que nous explorons cette année au travers du projet self data territorial avec la Métropole de Lyon. Car le self data propose que les individus soient les seuls à pouvoir casser les silos de données. Il implique que les individus peuvent :

    1)     Récupérer les données personnelles qui les concernent, et qui sont aujourd’hui dans les systèmes d’information des organisations.

    L’éducation nationale se prépare à techniquement à faciliter l’accès à ces données par des API :

    « Il semble important pour la mission de rappeler les évolutions technologiques actuelles en matière de norme dans le domaine de la portabilité et du transfert des données en particulier dans le champ du numérique éducatif (ou Digital learning). Il s’agira pour le ministère d’être particulièrement attentif à ces évolutions avec le déploiement, par exemple de solution comme les LRS. Le LRS est une base de données dont le rôle est de stocker des traces d’apprentissage. Ces données, une fois stockées, sont accessibles par d’autres applications. L’enregistrement des données dans le LRS, ainsi que leur récupération par des applications tierces, se fait par un mécanisme standardisé qui s’appuie sur une interface de programmation applicative. La norme LRS est un changement majeur et va être amenée à remplacer les spécifications SCORM qui n’utilisent pas la technologie API freinant les usages et le transfert des données d’apprentissages. La nouvelle norme LRS facilitera les échanges d’information numérique en particulier pour tout ce qui concernera les traces d’apprentissage. »

    Mais le self data pour les ados va au-delà des données éducatives : c’est aussi les données détenues par les médiathèques, le conservatoire, le club de sport, les usages numériques,…

    2) Les stocker/les administrer de façon sécurisée

    Cependant, récupérer les données pour la beauté du geste ne touchera que quelques curieux et geeks qui souhaitent s’attaquer de plus près au sujet. Les démarches peuvent être longues, on ne récupère parfois que de la donnée à un temps T, non mises à jour. Il faut permettre aux individus d’agréger facilement leurs données venant de différents responsables de traitement, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer. Cet intermédiaire de confiance s’apparente aux PIMS (Personal Information Management Systems) dans un monde de Self Data. Ils permettent aux individus de disposer d’un domicile numérique pour leurs données. Ils peuvent être transverses (ex : Cozy Cloud ou Digi.me) mais également thématiques.

    3) Les réutiliser, en tirer des usages

    Une chose est de récupérer ses données et de les administrer. Une autre est de les réutiliser. C’est le principe au coeur du Self Data et du droit à la portabilité : permettre aux individus de tirer des usages de leurs données. Ils peuvent être simples et utiles, par exemple comprendre et visualiser ses propres données, voire les partager volontairement à des fins de recherche. Ou cela peut concerner des usages plus collectifs, pour, par exemple, produire des connaissances utiles aux collectivités, permettre aux citoyens, au travers de leurs données, de contribuer à refonder la carte scolaire de leurs territoires.

    A Lyon les défis auxquels le self data au service des ados pourrait répondre ont été formulés au cours d’un atelier et décliné en cas d’usages : améliorer le partage d’information entre parents, ados et professionnels (archivage des travaux, comprendre les résultats scolaire, faciliter le suivi de scolarité, faire connaître les allergie, intégrer le scolaire et le périscolaire,…), sensibiliser et outiller les usages numériques (évaluer les compétences numériques, tenir compte des compétences acquises grâce au numérique, sensibiliser à l’empreinte numérique), favoriser les initiatives citoyennes (partage de la donnée pour la recherche éducative, ou pour l’amélioration des services éducatifs, favoriser la participation au débat citoyen sur les enjeux éducatifs), simplifier les démarches administratives relatives à la scolarité (tous les enjeux liés au changement d’établissement)

    Il est nécessaire de penser le self data des ados (et des adultes qui les accompagnent). Rejoignez-nous à Lyon et à Paris (inscription gratuite mais obligatoire) !

    Phase I – Datablitz – Cartographier les données personnelles qui pourraient être partagées aux individus.
    L’atelier a eu lieu le 16 novembre. Nous en tirerons une cartographie collaborative recensant les données personnelles pertinentes pour permettre aux individus de gérer leurs mobilités. Elle sera partagée prochainement, on compte sur vous pour l’enrichir !

    Phase II – Imaginer les cas d’usages mobilisant ces données et leurs gouvernances

    Retrouvez-nous les 30/01 [lien] et 07/03 [lienpour les ateliers Imagine – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?

    Sur la base de la cartographie des données personnelles constituée en décembre, nous imaginerons des services et cas d’usage véritablement implémentables à Lyon. Nous incarnerons également ces cas d’usage et services via une approche plus globale de leurs modalités de gouvernance. Les données personnelles sont partagées, soit, mais ensuite ? De quoi parle-t-on ? D’une plateforme ? D’un cloud personnel ? D’une coopérative de données ?

    Phase III – Concevoir un kit pour une implémentation en 2020

    Le 21 mai [lien, nous vous proposons un atelier “Conception” – Kit d’implémentation afin de prendre un moment pour réfléchir à différentes formes d’expérimentations/d’implémentations possibles du Self Data sur Lyon pour permettre aux individus de mieux appréhender l’éducation et l’apprentissage et de participer au pilotage du territoire.

    La Fing organise également à Paris deux journées de partage, pour avancer collectivement et permettre à tous les acteurs de s’impliquer dans la démarche (le 28 Mars 2019  [lien] et le 2 Juillet 2019 [lien]

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-self-data-au-service-des-ados-un-sujet-a-explorer-des-maintenant/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: December 21, 2018, 11:41 am

  • Citations

    « Nous ne vivons pas une crise sur ce qui est vrai, nous vivons une crise sur la façon dont nous savons si quelque chose est vrai. Nous ne sommes pas en désaccord sur les faits : nous sommes en désaccord sur l’épistémologie. » Cory Doctorow, auteur et journaliste.

    « Mais la responsabilité informationnelle des organisations politiques doit se conjuguer avec un renouvellement des modèles économiques des médias sociaux numériques, qui ont reposé jusqu’à présent sur l’expropriation des données personnelles de leurs usagers à des fins publicitaires et sur la mise en place de longues chaînes de sous-traitance de tâches informationnelles vers des pays dits « du Sud ». C’est non seulement leur viabilité économique, mais aussi leurs admissibilités politique et éthique qui doivent être aujourd’hui questionnées. » Antonio Casilli, chercheur à Télécom ParisTech.  

     

    Pourquoi nous avons besoin d’un “reset” (ce qui se passe mal, ce qui ne peut plus durer)

    Usines à fausses nouvelles, prolifération des chatbots, instrumentalisation du terme “fake news”… Pourtant à l’opposition de la vision originale d’internet comme porte d’entrée inédite au savoir, il semble que le web 2.0 soit devenu un écosystème peu accueillant pour la vérité. Comment expliquer ce retournement de situation ?

    D’une part, on peut pointer du doigt l’architecture même des réseaux qui relaient massivement les informations : celle-ci est intrinsèquement pensée pour générer de l’engagement (des likes, des partages), quel qu’en soit le contenu, en stimulant l’émotion des utilisateurs. La publicité est également au coeur du modèle économique de la plupart des sites web, lesquels cèdent souvent à l’achat d’annonces automatisé, oubliant de filtrer celles qui divulguent de fausses nouvelles.

    Du côté de la réception de l’information, le problème principal semble être que chacun d’entre nous se sent protégé de la crédulité. Or la perméabilité aux fake news n’est pas une question de degré d’éducation, et donc touche potentiellement tout le monde : nos réseaux sont si bien modelés à nos croyances que les informations qui arrivent à nous ont de fortes chances d’être déjà ajustées à notre représentation du monde. Les informations déjà peu remises en cause sont ensuite renforcées par nos biais de confirmation.

     

    Des visions alternatives existent déjà

    La première réaction face à l’avalanche de fake news ayant inondé Internet au cours des dernières années fût le fact-checking. En France, l’initiative la plus connue est celle du Monde, sous le nom des Décodeurs. Plus récemment, une plateforme de fact-checking collaborative du nom de CaptainFact propose un système de “vigilance participative” permettant de contourner la défiance envers une vision de la vérité pré-machée par les médias. En fin de compte, le fact-checking s’est révélé n’avoir que peu d’influence, ayant du mal à percer les bulles de filtres et donc à toucher un public véritablement difficile à convaincre.

    Afin de contrer la méfiance envers les médias, Matthew Jordan proposait la mise en place d’une nouvelle “éthique médiatique”. Google annonçait de son côté la mise en place d’un label pour épingler les fausses nouvelles figurant dans Google News.

    Du côté de l’éducation aux médias, de nombreux professeurs travaillent à faire prendre conscience à leurs élèves des biais cognitifs dont chacun est victime et ainsi à leur faire prendre du recul par rapport à eux. Ce travail de déconstruction permettrait d’ouvrir la voie pour forger un esprit critique solide aux jeunes, qui sont les plus touchés par la désinformation. Facebook elle-même lançait mi-novembre en France un appel à projet afin de recueillir des initiatives favorable au “développement de l’esprit critique”. Seulement tout cela nécessite de s’entendre sur ce qu’est une “source fiable” – or le doute s’est immiscé profondément dans les interstices du web, et donc dans les esprits. Certains spécialistes, tels que danah boyd, craignent que remettre une couche de doute (pour forger un “esprit critique”) sans proposer de nouvelles clés de lecture du monde ne finisse par renforcer la polarisation.

    Puisque l’on constate que l’économie même du web attire les fake news, on pourrait imaginer concevoir des plateformes et algorithmes de recommandation qui favorisent une plus grande diversité de point-de-vue. À ce titre, Zuckerberg assurait en 2016 être prêt à perturber l’équilibre économique de Facebook pour mieux filtrer les fake news, mais il reste soucieux de ce qu’on lui délègue le statut glissant d'”arbitre de la vérité”.

    De leur côté, un nombre grandissant d'États refusent d’attendre le remaniement des grandes plateformes et préfèrent se protéger de manière artisanale face aux campagnes de fausses informations perturbant les élections autour du monde depuis 2016. Le gouvernement français proposait en juin 2018 un projet de “loi de fiabilité et de confiance de l’information”, fortement controversé pour cette même attribution du statut de détenteur de la vérité et les craintes de censure qui s’y attachent, ainsi que pour les doutes concernant son efficacité.

     

    Acteurs qui y travaillent déjà

    Du côté des chercheurs : danah boyd, André Gunters, Filippo Menczer, Yasodara Cordova, Antonio Casilli, Francesca Tripodi, Cory Doctorow, Farhad Manjoo

    Mais aussi : Hoaxy, Pix, Les Décodeurs et leur plateforme Décodex, prochainement Facebook avec leur “fonds pour le civisme en ligne”, Public Data Lab qui a publié "Field Guide to Fake News", le Centre pour l’éducation aux média et à l’information (CLEMI), Fréquence Écoles qui accompagne les pratiques numériques et médiatiques des jeunes.

     

     

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