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  • Le 31 janvier dernier la campagne Infolab de la Fing a fait le bilan de son programme Infolab Organisations 2016 : 4 productions inédites sur la culture de la data, réalisées collectivement avec 6 grandes organisations partenaires (l'ADEME, la MAIF, la Région PACA, la Poste, le SGMAP et le groupe UP).

    Retrouvez le résumé complet sur internetactu.net, ainsi que les 4 productions en ligne, soit 3 cahiers et une méthodologie documentée :

    Le poster des 10 commandements de l'expérimentation data fait en outre l'objet d'une publication particulière : http://infolabs.io/cd-xp

    En 2017, dans le cadre sa campagne Infolab, la Fing poursuit ses travaux à travers un nouveau programme intitulé “Parlez-vous data ?”. Ce dernier explorera le déploiement concret de la culture de la donnée dans les organisations, notamment à travers des phases de terrain in-situ : http://fing.org/?Infolab  Pour devenir une organisation partenaire, contactez-nous ! (charles.nepote@fing.org et cchristodoulou@fing.org).



    Article importé: http://infolabs.io/content/infolab-organisations-2016-4-productions-inedites-sur-la-culture-de-la-data
    Par: Charles Nepote
    Publié: February 8, 2017, 3:58 pm

  • Nous avons tenu la seconde de nos Rencontres Du Self Data le 13 décembre 2016. Elle s’inscrit dans le cadre du pilote MesInfos – qui rassemble l’effort collectif de différentes entreprises de s’engager concrètement dans le Self Data. Ces entreprises restituent ainsi en 2016 et 2017 pour la première fois de manière pérenne les données de leurs clients à leurs clients, pour qu’ils en fassent ce qui a du sens pour eux.

    L’objectif de cette seconde rencontre était d’explorer plus profondément les défis techniques du Self Data : comment les organisations restituent-elles les données ? Via quels canaux de transmission ? Sur quels espaces de stockage et d’administration personnel pour les individus ? Pour quelle sécurité ?

    Sans réponses à ces questions, le Self Data, ne deviendra jamais réalité. Quatre intervenants ont pu présenter leurs pistes de réflexions et d’action, leurs questionnements, leurs impressions et échanger avec les participants sur ce défi technique essentiel à la création d’un monde de Self Data :

    - Serge Abiteboul chercheur à l’Inria replace le contexte actuel « data-esque » dans lequel nous évoluons en tant qu’individu et dessine un horizon de solutions de systèmes d’informations personnels : les Pims (Personal Information Management System) ;

    - Guillaume Jacquart coordinateur technique du Pilote MesInfos nous raconte comment le pilote offre lui-même quelque pistes de réponses, car il met en pratique le Self Data : méthode employée pour restituer les données, difficultés rencontrées, pistes pour l’avenir… ;

    - Paul Tran-Van, doctorant chez Cozycloud (Pims) et à l’Inria, partage ses travaux sur les moyens techniques et les problématiques de restitution des données aux individus ainsi que sur les supports de récupération, de stockage et d’administration des données par les individus ;

    - Jorick Lartigau, responsable R&D de MatchupBox, solution de partage et de stockage de ses données nous parle de « Privacy by design » et de leur architecture orientée « P2P/Blockchain.

    Cet article est une adaptation écrite de leurs interventions.

    1 – Serge Abiteboul : Les Personal Information Management Systems (Pims), outils techniques du Self Data ?

    Serge Abiteboul commence par nous interpeller : essayez de comptabiliser le nombre de données que vous générez chaque jour ; recensez les organisations avec lesquelles vous êtes en relation en ligne et hors ligne. Le nombre de données donne le vertige mais c’est surtout la fragmentation de celles-ci sur tant de système différent qui frappe. Vous n’avez ni vue globale ni contrôle, vous êtes le prisonnier de ce système, vous perdez votre vie privée et votre liberté.

    Un constat plutôt inquiétant, qu’il contrebalance en nous proposant trois alternatives :
    - Ne faites rien, c’est trop tard et ça va devenir de pire en pire
    - Collectez vos données, changez de fournisseurs de service, organisez votre gestion de données, passez-y des heures (seulement pour ceux qui en ont la capacité techniques, les “geeks”).
    - Donc si vous n’êtes pas geeks, mettez-vous au boulot pour le devenir rapidement.

    Vous l’aurez compris, ce ne sont pas vraiment des alternatives très alléchantes… Une solution pourtant semble se distinguer, au nom encore un peu complexe : les Pims (Personal Information Management System) – un système d’information personnel qui permet d’agréger toute ses données, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer, d’en tirer une valeur d’usage grâce à des services tiers, des applications, qui tournent dans le Pims.

    Certains parlent d’un système “dans les nuages”, accessible partout et à tout moment, d’autres estiment qu’il faut centraliser ce système personnel… Mais l’idée est bien celle d’un même système personnel pour toutes ses données. Une idée aussi vieille que l’informatique nous révèle Serge Abiteboul. Tous les 10 ans, un nouveau gourou nous l’annonce, sous un nom différent mais couvrant le même genre d’idée.

    Si on me l’annonce tous les 10 ans, alors pourquoi devrait-on prendre l’annonce des “Pims” au sérieux ?

    D’abord parce que le volume d’information augmente, la façon dont on travaille aujourd’hui fait que les données des services web, sont sur des machines on ne sait où, dans on ne sait quel pays, sous on ne sait quelle législation, avec quel logiciel… L’idée du Pims est donc de pouvoir avoir mes données sur ma machine, avec un logiciel dont je sais ce qu’il fait, en lequel je peux avoir confiance.

    La difficulté est que ces services web éparpillés sont particulièrement utilisés et qu’il est difficile de les quitter pour tout faire depuis son propre serveur. Je peux donc en tant qu’individu accepter que le service que j’utilise dispose de mes données, mais le minimum c’est que moi aussi je puisse en disposer, en avoir une copie.

    Les 3 raisons pour lesquelles l’avènement des Pims est proche

    1) les raisons sociétales

    ●    Les gens en ont assez de la façon dont leurs données sont exploitées, de l’asymétrie entre eux et les organisations
    ●    Les gouvernements européens passent des lois et des règlements qui vont dans le sens des Pims : protection, portabilité, transparence…
    ●    Des initiatives pour que les organisations partagent avec les individus les données qu’elles ont sur eux existent : le projet Mesinfos porté par la Fing et d’autres (MiData, Les “Buttons” américains, …)

    2) les raisons technologiques

    ●    Le prix des machines est tombé. Il y a 10 ans si l’on voulait s’acheter une machine, l’installer « chez soi » coûtait très cher. Aujourd’hui une machine virtuelle hébergée par OVH coûte quelques euros par mois.

    ●    De nombreuses personnes développent des technologies (par exemple CozyCloud) et n’importe qui aujourd’hui peut décider d’avoir son propre serveur pour ses mails.

    3) les raisons industrielles

    ●    Les entreprises préindustrielles (banque, assurance…) savent gérer leurs clients mais ne sont pas les plus douées numériquement. A titre d’exemple, la plateforme Booking s’est placée entre les hôteliers et leurs clients et “mangent” leur marge. Avec les Pims, elles peuvent aller sur un terrain plus familier.

    ●    Certaines entreprises disposent déjà d’un capital “confiance” : les individus installent chez eux la boxe de leurs fournisseur internet, c’est comme si ils acceptaient d’installer leur ordinateur chez eux. Pourtant, ces entreprises ne sont pas assez proactives sur la question du serveur personnel, selon Serge Abiteboul, c’est un peu décevant car elles seraient en pôle position pour proposer des Pims.

    ●    Les “Pure Internet Players” adorent les données personnelles – leur ADN repose sur elles, particulièrement leur business model, car ils les commercialisent. Ils seraient les meilleurs pour proposer des Pims, mais le passage de la commercialisation à la protection des données personnelles n’est pas dans leur état d’esprit.

    Les avantages des Pims sont nombreux…

    Si les individus ont leurs données dans un même système, ils pourront faire des choses nouvelles. C’est vraiment la différence entre une vision “service web” éparpillés et une vision “Pims”.

    16.Pims.fing

    ●    A l’horizontale, sont présents tous les services web utilisés ou utilisables par un individu, ses données sont éparpillées.
    ●    A la verticale, la vision Pims – l’individu peut faire du croisement de données, la valeur d’usage est beaucoup plus forte.

     

    … mais les difficultés sont également fortes !

    ●    “Je veux bien que le monde soit meilleur mais je ne veux pas changer de téléphone, J’aime beaucoup mon éditeur de texte, je veux bien un nouvel éditeur qui protège mes données mais je veux exactement le même”. Les gens n’adhèrent pas à de nouveaux services comme les Pims sur le seul argument moral.

    ●    Comment faire de la 0 administration ? Si les individus décident d’avoir un Pims, ils ne souhaitent pas l’administrer quotidiennement, cela ne doit pas demander trop de travail.
    ●    La sécurité : à partir du moment où j’agrège toutes mes données dans un même espace, il faut qu’il soit extrêmement sécurisé. Car si quelqu’un rentre dans votre Pims, il aura toutes vos données. Même si le stockage des différents Pims est décentralisé, la sécurité pour chacun d’entre eux est une priorité.

    Rebondissant sur la présentation de Serge Abiteboul, les participants soulèvent la question du volume des données : l’espace de stockage de mon Pims ne devra-t-il pas s’élever à des chiffres très élevés ? Et surtout, à quoi servent réellement les Pims ? Quelle est la valeur d’usage pour l’individu ? Il existe déjà des choses assez bluffantes sur le croisement des données avec les services d’assistants personnels, les services prédictifs. S’ils “tournaient” au sein du Pims de l’individu, ils seraient bien moins risqués pour la vie privée de ce dernier. Le projet MesInfos travaille à déterminer les usages possibles du Self Data et en recense de nombreux cas.

    La vision globale dont l’individu dispose grâce à son Pims est une force, c’est aussi un espace qui permet à chacun de se “libérer” des services web actuel, la plupart des individus se servant de ces derniers pour stocker et administrer certaines données (par exemple Facebook pour les photos). Quelle est la valeur pour le système ? Cette valeur sera-t-elle suffisamment forte pour tirer les Pims vers le haut de l’affiche ? Le fait qu’un Pims puisse croiser les données permet d’imaginer de nouveaux usages supposés transformer nos vies. Par exemple les secteurs des transports, de médecine, demandent ce genre de croisement de données diverses et multiples.

    Retrouver la présentation de Serge Abiteboul ici.

    2 – Guillaume Jacquart, coordinateur technique du projet MesInfos : quels sont les grands enjeux techniques du Self Data ?

    En 2016 la Fing a lancé un pilote ambitieux, des partenaires (entreprises, collectivités) s’engagent à restituer les données personnelles qu’elles détiennent sur 3000 de leurs clients et usagers.

    Il ne s’agit pas d’une expérimentation mais bien d’une restitution de manière pérenne, les entreprises ont dû recenser les données, développer les canaux de transmission des données (API), et s’assurer que les individus puissent les récupérer et les utiliser de manière sécurisée sur leur espace personnel, leurs “Pims” (Cozy Cloud pour les 3000 testeurs, avec comme objectif d’ouvrir à d’autres plateformes).

    Mais quelles sont les différences d’hébergement entre “Pims” ?

    ●    Cozy Cloud : l’hébergement de son serveur personnel peut se faire chez OVH en France ou sur une machine, chez soi.
    ●    Digime : l’hébergement peut se faire sur son téléphone portable ou sur des services en lignes de stockage (comme DropBox). Dans ce dernier cas les données sont cryptées.
    ●    Matchupbox : L’hébergement se fait de manière distribuée, en P2P. Jorick Lartigau le présente plus bas.
    ●    Autres solutions : l’hébergement se fait sur un serveur centralisé (chez un fournisseur d’hébergement), et repose sur la confiance que les individus ont dans la sécurité du serveur.

    Quelques leviers de développement du Self Data :

    ●    Une augmentation du volume et de la diversité des données – des services peuvent faire des premiers croisements de données et ouvrir de nouveaux univers d’usage.

    ●    Le GDPR instaure le droit à la portabilité, les entreprises doivent se mettre en conformité pour 2018 et permettre aux clients qui le leur demandent d’“emporter” leurs données ailleurs (dans leur “chez eux numérique”, chez une autre organisation, chez un service tiers, …).

    Dans le cadre de ce droit à la portabilité, les organisations cherchent des solutions pour mieux se rendre compte d’où se trouvent les données personnelles dans leur système d’information, comment identifier dans leur système les individus qui demandent à exercer leur droit à la portabilité afin d’être sûr de restituer les données aux bonnes personnes… C’est le travail que la Fing et ses partenaires réalisent dans le cadre du Pilote MesInfos. Les testeurs du pilotent “emportent” leurs données depuis l’organisation avec laquelle ils sont en relation jusqu’à leur Cloud Personnel, leur “chez eux numérique”, bref leur Cozy, pour en tirer une valeur d’usage. C’est un moyen de concilier deux élans : reconstruire la relation client et répondre à la mise en conformité avec la nouvelle régulation européenne.

    Un autre règlement européen fait levier : l’”eIDAS” qui oblige chaque Etat à disposer d’un moyen standard pour permettre à chaque citoyen de s’identifier/s’authentifier facilement face à une organisation, un service public. En France le dispositif est France Connect. Ces genres de dispositifs sont des socles importants pour le Self Data : on pourrait imaginer se connecter avec un seul et même identifiant à toutes les organisations avec lesquelles on est en relation pour récupérer ses données.

    Un débat sur l’intérêt de la BlockChain dans ce cas précis de l’identification est ensuite soulevé par les participants. C’est en effet possible d’imaginer cela nous raconte Guillaume Jacquart, après tout Ethernum cherche à fédérer les identités stockées dans la BlockChain, mais elle sert alors plus de base de données distribuée que d’outil d’identification/d’authentification. La question principale de lier identité réelle et identité numérique n’est pas réglée magiquement par l’utilisation de la BlockChain, nous avons besoin d’outils comme France Connect. Et Jorick Lartigau de continuer sur cette lancée : “la blockchain n’est pas figée, elle peut-être vue comme une base de données distribuée, l’usage que vous en faite vous appartient”.

    Quelle interopérabilité entre Pims ?

    Aujourd’hui beaucoup d’acteurs se connaissent, se parlent de manière amicale, affichent qu’ils font des choses ensemble, mais beaucoup se voient comme concurrents. Or la logique de “il n’en restera qu’un à la fin” n’a pas vraiment de sens dans un monde de Self Data capacitant pour les individus : le  vrai pouvoir des individus est de leur laisser la possibilité de changer de plateforme de gestion de leurs données personnelles.

    Serge Abiteboul renchérit : l’attractivité d’un service comme Booking est justement d’avoir tout le marché, or les Pims n’ont pas besoin de cela pour être attractifs.

    C’est le sens que Guillaume Jacquart donne à cette coopération entre Pims : la grande partie de la valeur viendra des usages proposés, or aucun Pims n’est capable de produire seul tous les cas d’usages possibles et imaginables. L’ouverture entre Pims est donc nécessaire pour favoriser une dynamique de réseau : les individus doivent en effet pouvoir tirer parti de leurs données grâce à des services tiers, installés si possible sur leur Pims. Un service qui se développe sur Cozy devrait donc être compatible avec Pickio, Digime ou toute autre plateforme.

    Peut-on imaginer des “standards de services” pour des plateformes aux architectures assez diverses ?  Quelques pistes existent déjà :
    - Remote storage : cela peut constituer une brique de base – on pourrait avoir des services web qui demandent à l’individu où il souhaite stocker ses données.
    - Des standards utiles entre les détenteurs de données et les plateformes – par exemple le protocole OSE2. Certaines difficultés apparaissent par contre avec les différences d’architecture des Pims.
    - Un protocole dédié à cet univers : UMA (User Manage Access), un système qui va permettre le contrôle par une machine de l’autorisation de l’individu sur l’accès des services tiers à ses différentes données. Par exemple si vous donnez quelques règles à votre Cozy, et que vous “branchez” votre Cozy à votre Frigo, il va  pouvoir converser avec les API de distributeur, sous votre contrôle.

    Et la planète ?

    La question environnementale lorsqu’on parle données relève aujourd’hui d’une volonté personnelle ou politique, sera peut-être une nécessité dans 10 ans. Si le Self Data permet à l’individu de mieux se connaître, d’agir selon ses valeurs et de consommer de manière plus éthique ou plus écologique, comment comparer ces bénéfices par rapport à l’empreinte écologique des outils du Self Data (Pims, Applications, API, stockage des données …) ?

     

    Retrouver la description du pilote MesInfos ici : http://mesinfos.fing.org/participer/

     

    3 – Paul Tran-Van, doctorant, CozyCloud et Inria : agréger, sécuriser et partager des données personnelles, 3 défis du Self Data.

    Le modèle actuel d’internet pose de gros problèmes de sécurité et d’usage, les données étant dispersées. Mais une nouvelle tendance (que certains appellent Pims, VRM, Self Data) va vers l’inversement de cette chaîne de valeur : l’individu sera au centre de ses données.

    pres_fing_self_data

    Les plateformes de Cloud Personnels, les Pims comme Guillaume Jacquart et Serge Abiteboul les ont appelés précédemment – par exemple Cozy – sont des outils pour permettre aux individus d’être au centre de leurs données.

    Premier défi : agréger les données

    L’application Konnectors dans Cozy permet aux individus de rapatrier leurs données dans leurs Cozy. Ils sélectionnent l’organisation avec laquelle ils sont en relation (SFR, Améli, DirectEnergie, …), renseignent leur mot de passe et leur identifiant et le “konnector” va fonctionner comme un logiciel de scraping pour collecter l’ensemble des données et documents de leurs espaces clients et les stocker dans leurs Cozy.

    Deux problèmes avec cette pratique :
    - Si l’organisation effectue une refonte de son site/espace client, il faut entièrement recréer le “konnector”.
    - Ces “konnectors” ne sont pas particulièrement appréciés par les organisations, et parfois sont interdit dans les CGU que les utilisateurs signent.

    Avec l’application du droit à la portabilité du GDPR en mai 2018, on peut espérer un développement d’API par les organisations qui permettrait de résoudre cela.

    Certaines entreprises se spécialisent par exemple dans le développement de connecteurs bancaires. L’intérêt des plateformes de Cloud Personnel comme Cozy, c’est que cela permet le croisement de données qui apporteront une valeur d’usage à l’individu (par exemple croiser données bancaires et données de consommation énergétique).

    Ce premier défi résumé par Paul Tran Van interroge : comment un service va pouvoir utiliser des données d’origines différentes? Quels sont les formats des données que je peux récupérer ? Dans beaucoup de cas les konnectors de Cozy donnent du PDF, les données ne sont alors pas machine-readable mais human-readable. D’où l’intérêt de voir se développer des API par les organisations.

    Second défi : sécuriser les données

    Autre grand défi : la sécurité. Un sondage des utilisateurs de Cozy cette année permet de se rendre compte que pour eux la priorité la plus importante pour un Cloud Personnel étaient l’éthique (le Cloud ne doit pas m’espionner) et la sécurité, loin devant l’expérience utilisateur !

    Ce qui est également difficile c’est que si les utilisateurs souhaitent la sécurité ils ne sont pas prêts à faire des concessions sur la facilité d’usage.

    Une autre expérimentation menée permet de se représenter cette priorité de sécurité chez les utilisateurs.
    - un groupe doit répondre à des questions personnelles, on leur précise que leurs réponses seront stockées sur un serveur centralisé
    - un groupe doit répondre à des questions personnelles, on leur précise que leurs réponses seront stockées sur une clé USB à laquelle personne n’aura accès.

    Il y a t-il une différence dans les réponses aux questions ? Aucune ! Ils sont sensibles à la vie privée mais répondent aux mêmes questions quelque soit la façon dont leurs données sont stockées. Cela démontre la difficulté qu’il y a à faire comprendre la sécurité d’un système à des utilisateurs.

    Troisième défi : partager les données

    Agréger ses données dans un espace sécurisé c’est bien mais les utilisateurs ont envie de les partager, pas de les enfermer. L’une des questions récurrente des utilisateurs de Cozy est donc “quand est-ce que je vais pouvoir partager certaines données de mon Cozy avec des amis, de la famille, des organisations ?”

    Le Laboratoire SMIS (Inria) a développé une solution de stockage sécurisée : PlugDB, une clef USB sur laquelle les données sont chiffrées avec un moteur de données embarqué pour requêter les données chiffrées et faire du traitement dessus sans jamais qu’elles sortent de la clef. C’est une garantie de sécurité très forte et on peut faire du traitement des données car le code est léger. En ce moment Cozy et le laboratoire SMIS travaillent ensemble. L’objectif est de brancher cette clef sur les serveurs Cozy et cela va être en charge du contrôle d’accès (« qui a accès à quelle donnée ») et du chiffrement.

    Le sujet de l’interopérabilité est important pour le partage : un utilisateur de Pims veux pouvoir partager avec n’importe qui, même ce dernier n’est pas sur ce Pims. La priorité est donc de pouvoir partager au sein d’un même Pims (De Cozy à Cozy par exemple) mais également entre Pims de différents fournisseurs (de Cozy à OwnCloud par exemple).

    Comment avancer sur ces questions ? Cozy a travaillé avec un community group du W3C, a écrit un dossier pour l’IETF et a conçu un POC pour créer les outils de partage entre Cozy et OwnCloud.

    Sur cette dernière question du partage, la discussion avec les participants s’est tournée sur deux questions :
    - La question du web sémantique, qui permettrait un partage efficace, mais qui demandent de créer des ontologies, de nouveaux protocoles. La première pierre à apporter est donc le partage via l’interopérabilité.
    - La question de l’authentification et de la certification des données. Si je partage avec un tiers mes données, comment peut-il s’assurer que je l’ai modifié ou non ?

    Retrouver la présentation de Paul Tran Van ici.

     

    4 – Jorick Lartigau, responsable R&D de MatchupBox : privacy by design et architecture orientée P2P/Blockchain

    MatchUpBox est une start-up qui est partie d’une idée folle il y a deux ans de faire un Facebook décentralisé, sans serveur. Beaucoup de choses existent déjà, si l’on remonte l’histoire de l’internet on trouve le P2P, le TCP/IP…

    MatchUpBox et le stockage P2P

    Pour une jeune start-up, réduire le coup de serveur à presque 0 est un avantage non négligeable. Un objectif : indexer les data, permettre aux utilisateurs de les utiliser, sans serveur.

    Aujourd’hui si un utilisateur cherche un ami sur Facebook, il le cherche dans une grosse base de données, un énorme annuaire. Sans serveur (avec la technologie DHT utilisée par la BlockChain) chaque utilisateur peut héberger une partie de cet annuaire. Si l’utilisateur cherche Arthur, il va voir un noeud qui le renvoi vers Arthur. Tor permet d’anonymiser ces liens d’échanges. Si un tiers regarde le réseau et les utilisateurs qui communiquent en P2P, il va voir les adresses IP qui communiquent. Mais si il y a des intermédiaires entre eux, il ne peut voir que le noeud, et ni le receveur, ni l’envoyeur.

    Comment ça marche ? Matryochka et BlockChain

    Un individu A qui veut communiquer avec un autre individu B ne va pas le faire directement mais va le faire avec le point le plus éloigné qui dépend que du cercle de B. Une clef privée, sur la machine de A, permet également de signer les envois afin que B puisse certifier que le message vient bien de A.

    MesInfos_matchupbox

    Plusieurs problèmes sont identifiés dans la BlockChain. En dehors du réseau, rien ne rattache l’identifiant de A à son identité réelle (c’est pour cela que l’on dit que le Bitcoin est formidable pour le blanchiment d’argent).

    La matryochka est un système de lettre digitale. La Blockchain permet elle de créer un système de lettre digitale recommandée.

    Jorick Lartigau prend un exemple dans la santé : une entreprise qui permet à des patients à risques – équipés d’objets connectés – de recevoir des alertes ou d’en envoyer à des services d’urgence doit pouvoir faire remonter aux services d’urgences des données fiables (par exemple : Mr A est en train de faire un infarctus, il est de groupe AB+), d’où l’intérêt d’un échange “recommandé”. Cela n’évite pas l’erreur si Mr A a mal renseigné son groupe sanguin, mais cela permet à l’entreprise qui alerte de prouver qu’elle a bien reçu cette donnée de cette personne.

    Pour quels usages ? Pikcio, un Pims pour agréger et partager ses données

    Pikcio utilise le réseau de MatchUpBox. C’est un service qui permet d’échanger de façon sécurisée. Le serveur de données est sur les machines des utilisateurs donc tout ce qu’ils peuvent échanger au sein de ce réseau est sur leurs machines. Il existe ensuite des API pour se connecter au réseau MatchUpBox.

    “Pikcio est une plateforme de services intelligente. Elle utilise le réseau propriétaire MatchUpBox, de type Blockchain. Pikcio centralise des données de différentes sources (compte personnel ameli.fr, centres de soins, dossier médical partagé…) et de différents types (santé, identité, banque, assurance, etc.) pour faciliter et protéger les échanges entre consommateurs, médecins et établissements de santé.”

    L’ambition de Pikcio est de devenir un Pims (Personal Information Management System) : un espace d’agrégation des données de l’individu, aujourd’hui éparpillées dans différents services.

    Pourquoi cette ambition ? Parce que le grand problème du P2P est l’usurpation d’identité, la validation de l’identité sur le réseau (pour reprendre l’exemple précédent : comment justifier que c’est bien Arthur qui me demande comme ami et pas quelqu’un d’autre ?). L’objectif premier était donc de récupérer des données éparpillées par l’individu et d’en faire l’analyse pour donner un indice de confiance aux profils utilisateurs.

    En faisant ça, on permettait à l’individu de récupérer beaucoup de données : les données Facebook, les données Twitter etc. Récupérer de la donnée pour permettre de vérifier l’identité d’un utilisateur c’est bien, en faire d’autres choses, c’est encore mieux ! Un travail est réalisé en ce moment pour permettre aux utilisateurs d’agréger des données de différentes sources. Par exemple un travail avec les API de Qwant. Mais cela doit se faire toujours sous le contrôle de l’individu, qui doit être le déclencheur de cette agrégation.

    Retrouver la présentation de Jorick Lartigau ici.

     

    Quatre interventions, quatre visions du Self Data qui se rejoignent dans les principes, dans les enjeux et qui démontrent que si les pistes techniques sont là en terme d’architecture, de stockage, de moyen d’identification/d’authentification ou d’agrégation des données, elles doivent encore être discutées, unifiées pour s’articuler et permettre à ce nouveau marché du Self Data de se développer.

    Merci à tous les participants de cette rencontre, et retrouvez-nous pour la prochaine des Rencontres du Self Data le 22 février après-midi pour un moment d’échange sur les défis juridiques du Self Data !




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    Par: Manon Molins
    Publié: February 7, 2017, 7:36 am

  • Rejoignez-nous le 22 février après-midi pour un moment d’échange sur les défis juridiques du Self Data.

     

    Le Self Data est un secteur en construction, qui soulève encore de nombreuses questions juridiques, techniques, économiques, sociologiques… Le pilote MesInfos sera l’occasion de tester des éléments de réponses, d’élaborer des pistes et de les expérimenter. En lien avec le pilote, des Rencontres du Self Data, ouverts à tous et regroupant chercheurs et praticiens, auront lieu régulièrement, pour relever ensemble ces défis.

    La troisième des rencontres du Self Data portera sur les défis juridiques : comment garantir que les individus seront véritablement maîtres de ce qui est fait de leurs données : quelles CGU « nouvelles générations » imaginer, quels outils sont disponibles ? Comment faire en sorte qu’un monde de Self Data fournisse aux individus à la fois plus de pouvoir et de sécurité sans créer d’incertitudes juridiques pour les organisations ? Quelle relation entre Self Data et le nouveau droit à la portabilité instauré par le GDPR ?

    Cette rencontre sera nourrie par des contributeurs qui nous feront partager leurs étonnements, les résultats nouveaux, contre-intuitifs qu’ils ont pu rencontrer dans leurs recherches et travaux de terrains :

    - Un membre de la Cnil sur le travail engagé avec eux sur le chantier juridique du pilote MesInfos et les questions inhérentes à la restitution des données (responsabilité, droit d’accès, droit à la portabilité) ainsi que sur les initiatives propres à la Cnil (CookieViz, …)

    - Hugo Roy nous présentera le projet ToS;DR (Terms of Service; Didn’t Read) et sa vision des enjeux de privacy.

    - Thomas Saint Aubin nous racontera les résultats, avancées et prochaines étapes du projet collaboratif « design your privacy ».

     

    Bref l’occasion de découvrir et d’échanger sur des questions et éléments de réponses juridiques essentiels à la mise en place d’une démarche Self Data !

    La rencontre aura lieu à l’espace du Laboratoire d’Innovation Numérique de la CNIL. Rendez-vous le 22 février de 15h à 17h, au 3 Place de Fontenoy, 75007 Paris, pour un moment d’échange !

     

     >> INSCRIPTION ICI <<

    NB : l’inscription est gratuite mais nécessaire. Munissez-vous d’une pièce d’identité le 22 février pour accéder à la rencontre.


    Objet : Les Rencontres du Self Data « les défis juridiques : portabilité, CGU, responsabilité… »

    Lieu : CNIL – Place de Fontenoy, 75007 Paris – Munissez-vous d’une pièce d’identité.

    Date&Heure : 22 Février 2017 // 15h-17h




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/22-fevrier-les-rencontres-du-self-data-les-defis-juridiques-du-self-data-portabilite-cgu/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=22-fevrier-les-rencontres-du-self-data-les-defis-juridiques-du-self-data-portabilite-cgu
    Par: Manon Molins
    Publié: January 30, 2017, 3:35 pm

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    De septembre 2015 à octobre 2016, le projet FuturEduc a conduit une réflexion sur le futur de l’éducation placée sous le double signe du numérique et de l’imaginaire. Ce travail collectif animé par la Fing et Éducation & Territoires s’est appuyé sur trois groupes d’acteurs de l’éducation (directeurs d’établissement, professeurs, ingénieurs pédagogiques, chercheurs) en France, au Canada et en Suisse.

    La réflexion de FuturEduc s’est faite au niveau de l’établissement scolaire et non du système éducatif national lui-même. Les actions proposées n’impliquent donc pas une refonte globale de celui-ci. Lorsque nous parlons du « système école », il s’agit des éléments constitutifs de l’école (cursus, programme, temps, espace, professeurs, élèves…) et de son environnement (communautés, acteurs autour de l’établissement - collectivités territoriales, entreprises, acteurs associatifs…).

    Pourquoi le numérique ?

    Le numérique[1] n’est ni une solution à tous les problèmes auxquels l’institution éducative fait face, ni une menace existentielle. En revanche, il devient un outil essentiel dans la production de connaissances, l’accès à l’information, le travail et la communication. Cela en fait un bon point d’entrée à partir duquel penser le futur de l’éducation.

    Dans le travail de réflexion avec ces trois groupes d’acteurs de l’éducation, le numérique suscite des enthousiasmes, du plaisir, de l’envie, il ouvre et décloisonne, il incite au collectif, il fournit des outils pratiques. Il suscite également des inquiétudes chez certains d’entre eux, comme la disparition des professeurs. Il n’y a pas un seul numérique mais plusieurs. C’est ce potentiel que nous avons exploité et exploré.

    Pourquoi l’imaginaire ?

    L’avenir de l’éducation ne se décrète pas. L’école du futur ne résultera pas du brainstorming d’un groupe d’experts et pas davantage de l’imagination d’un pédagogue inspiré. En revanche, l’avenir de l’école peut s’imaginer de façon collective et le fruit de ce travail d’imagination peut s’incarner en projets et en actions concrètes.

    La réflexion collective au sein des trois groupes, nourrie par les apports d’une communauté élargie d’acteurs gravitant autour du champ de l’éducation, a ainsi permis de dégager des visions partagées et de dessiner des leviers de changement sur lesquels l’école à l’ère numérique pourrait se déployer.

    Des visions partagées

    Les trois groupes ont convergé vers trois visions partagées du futur de l’école :

    • "L’école engageante et ouverte" systématise la démarche de projet, comme entrée dans le savoir et la culture, permettant à l’élève de s’engager pour lui-même et au service d’un collectif, selon ses goûts, ses envies, ses capacités.
    • "L’école de l’autonomie" permet à la fois d’individualiser les apprentissages et d’impliquer les élèves aux projets de l’établissement. L’école fournit à chaque élève les instruments les plus sophistiqués de contrôle et de pilotage de ses apprentissages.
    • Dans "Le lycée à la mesure des élèves", les lycéens, assistés de leurs professeurs, décident ensemble de leurs parcours. Ils l’organisent avec des temps d’apprentissage présentiels, en ligne, des choix d’approfondissement et des savoirs à la demande. C’est la fin des diplômes au profit de badges.

    Des leviers de changement

    L’école dans son environnement

    Pour assurer la sérénité de l’apprentissage et pour limiter les déterminismes sociaux, l’école s’est largement coupée de son environnement - local, social, économique, écologique. Sans l’ouvrir à tous les vents, peut-on en abaisser les murs, en ouvrir les fenêtres ? Un apprentissage à base de projets par exemple, sera plus efficace (et exigeant) si ces projets ont un public et/ou un usage dans la vie réelle, ce qui suppose de collaborer avec des acteurs extérieurs à la classe. Dans l’établissement et alentour, il est également possible d’éprouver (ou d’acquérir par l’expérience, avant de les formaliser) la plupart des compétences et connaissances scolaires. Un tel décloisement relierait mieux les connaissances à leurs usages ; il permettrait plus aisément à différents types d’élèves de trouver les chemins vers la connaissance ; il aiderait les élèves à décrypter le fonctionnement de leur établissement comme de ce qui les environne, et à s’en penser comme acteurs. Nous suggérons donc de relier la classe à l’établissement, l’établissement à son environnement, les classes et les établissements entre eux...dans des configurations multiples, toutes au service de l’apprentissage.

    Les données

    Les données sont de plus en plus nombreuses, elles augmentent à un rythme sans précédent. Elles sont la matière première de la connaissance, de la décision, de l’administration et de la gestion, et éventuellement de la délibération collective (si l’on sait l’interpréter). Les données font l’objet de débats et de tensions, à propos de leur propriété et de leur accès, de la vie privée, du degré de confiance à leur accorder - ainsi qu’aux décisions dont elles forment le support, etc. L’école en tant qu’institution n’échappe ni à l’avalanche de données, ni à ces débats. Mais ceux-ci restent extérieurs à l’enseignement proprement dit. Nous pensons qu’il est nécessaire et possible de mettre fin à cette dissociation. Nous proposons de faire des données de l’institution elle-même (la gestion de l’établissement, les évaluations, le fonctionnement du système, etc.) des objets et des supports, d’une part de l’enseignement, et d’autre part de l’implication de tous (élèves compris) dans le fonctionnement de l’établissement.

    Individuel-collectif

    Le numérique est incontestablement un vecteur d’individualisation : apprendre à son rythme, ajuster ses parcours en empruntant des chemins divers, être son propre pilote, accompagné par ses professeurs. Le numérique est un vecteur de socialisation. Apprendre à travailler à plusieurs, coopérer au sein de groupes et entre groupes, en présence et à distance. Tout à la fois, le numérique sépare et relie. Nous suggérons de rendre cette tension productive. D’une part, en pensant l’individualisation, non pas comme une transformation de l’élève en consommateur d’éducation, mais comme un empowerment, une capacitation : rendre l’élève capable de formuler et de partager ses objectifs, d’évaluer les moyens de les atteindre, et d’agir au sein du collectif. D’autre part, en s’appuyant sur le numérique pour faciliter et encourager la collaboration et plus encore, l’investissement dans le collectif : la réalisation de projets, mais aussi l’implication dans la vie et la gestion de l’établissement.

    Des pistes d’action prioritaires

    Nous en avons déduit 9 pistes d’action très concrètes qui pourraient être engagées (pas toutes ensembles !) par un ou plusieurs établissements, une collectivité locale, etc. Tout en soumettant ces pistes et en invitant les acteurs de l’éducation à s’en saisir, nous ne pensons évidemment pas avoir défini à nous tout seuls l’avenir de l’éducation. Nous croyons avoir expérimenté une méthode originale et féconde pour y réfléchir, par-delà les idiosyncrasies de chaque système éducatif.

    Nous avons donc fait oeuvre utile si :

    • certaines des pistes que nous dégageons connaissaient un début de mise en oeuvre ;
    • d’autres groupes, dans nos pays et dans d’autres, mettaient en oeuvre (et amélioraient) la même méthodologie pour en tirer leurs propres conclusions.


     Sophie Fourquet-MahéoSophie Fourquet-Mahéo
     
    Serge POUTS-LAJUSSerge Pouts-Lajus
     Véronique RoutinVéronique Routin

     

    Le bilan de FuturEduc et la synthèse de celui-ci sont disponibles en ligne : reseau.fing.org/p/futureduc   / #futureduc
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    [1] Nous entendons ici le terme numérique au-delà de la technologie, nous nous intéressons globalement au phénomène technique (pour simplifier, l’informatique et les réseaux), cognitif (pour simplifier, la “data” comme support essentiel de la production d’informations, de connaissances et de décisions), social et culturel (formes de communication, de socialisation, d’expression, de travail...) et économique (au sens large, réunissant toutes les formes de coopération et d’échange).

  • Transitions²

    Le DÉFInnovation Mobilités actives livre ses résultats

    Par Transitions² dans le groupe Transitions² le 23 janvier 2017

    Depuis le 30 Nov 1999 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Présentation de 3 maquettes inédites de projets issus du défi mobilités actives autour de la Rencontre nationale du CVTC

    Lancé fin 2015 par la Fing et le Club des Villes et Territoires cyclables dans le cadre du programme Transitions² le Définnovations mobilités actives a pour ambition de concrétiser des pistes de nouveaux services au croisement du numérique et du vélo.

    Ce programme s’est déroule en 3 phases :

    • une exploration créative pour ouvrir des pistes ;
    • l’élaboration de scénarios à partir d’une sélection de pistes créatives ;
    • la réalisation de maquettes sur la base de scénarios choisis en partenariat avec des territoires

    Le 23 janvier après-midi, à l’occasion de la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires cyclables, les 3 maquettes des projets accélérés seront présentées :

    • CycloHUB

    Un modèle d’organisation de la mobilité à vélo qui offre aux habitants et aux acteurs du territoire des services favorisant l’usage du vélo à travers un équipement physique, une plateforme web et une application mobile. L’équipement se définit comme un espace central d’informations matérialisé par un abri à vélo multi-services, dont les services sont définis selon les besoins et les caractéristiques du territoire et les usages de ses habitants. Ceci ayant pour objectif de rendre visible la politique locale d’aménagement.

    Projet associant Natural Idées et Cyl@pass.

    • Cycles & Co

    S’appuyant sur une carte communautaire des trajets réguliers domicile/travail (tout ou partie) à vélo, l’application fournit des trajets praticables : éprouvés et notés. Des volontaires sont même disponibles pour montrer leur trajet. C’est une aide efficace pour les cyclistes avertis, et un catalyseur pour les cyclistes occasionnels et les nos cyclistes. Les usagers peuvent utiliser ou non leur propre vélo. Les vélocistes peuvent l’utiliser comme base pour proposer des services récurrents aux usagers.

    Projet associant Géovélo smartdata et Bus Cycliste Multimodaux.

    • Velop

    Inventer un service de partage de vélos, « sur mesure » adapté aux caractéristiques d’un territoire et de sa population en développant un système intelligent et communautaire de partage de vélos. Il s’appuie sur la mobilisation du gisement de vélos non utilisés à l’échelle d’une communauté d’utilisateurs + une couche de service numérique qui permet d’amplifier et de sécuriser le partage, et de fournir des données sur les usages pour améliorer le service.

    Projet associant Virez Vélo, AxESS’Cycle, Spartime et Velocomotion.

    En savoir plus sur les 3 projets

    Contact Fing : Denis Pansu

    La rencontre du 23 janvier est réservée aux membres du Club des Villes et Territoires cyclables et de Transitions²

    Programme

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1476/le-definnovation-mobilites-actives-livre-ses-resultats
    Par: Sophie Maheo
    Publié: January 23, 2017, 11:41 am

  • Transitions²

    Le DÉFInnovation Mobilités actives livre ses résultats

    Par Transitions² dans le groupe Transitions² le 23 janvier 2017

    Depuis le 30 Nov 1999 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Présentation de 3 maquettes inédites de projets issus du défi mobilités actives autour de la Rencontre nationale du CVTC

    Lancé fin 2015 par la Fing et le Club des Villes et Territoires cyclables dans le cadre du programme Transitions² le Définnovations mobilités actives a pour ambition de concrétiser des pistes de nouveaux services au croisement du numérique et du vélo.

    Ce programme s’est déroule en 3 phases :

    • une exploration créative pour ouvrir des pistes ;
    • l’élaboration de scénarios à partir d’une sélection de pistes créatives ;
    • la réalisation de maquettes sur la base de scénarios choisis en partenariat avec des territoires

    Le 23 janvier après-midi, à l’occasion de la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires cyclables, les 3 maquettes des projets accélérés seront présentées :

    • CycloHUB

    Un modèle d’organisation de la mobilité à vélo qui offre aux habitants et aux acteurs du territoire des services favorisant l’usage du vélo à travers un équipement physique, une plateforme web et une application mobile. L’équipement se définit comme un espace central d’informations matérialisé par un abri à vélo multi-services, dont les services sont définis selon les besoins et les caractéristiques du territoire et les usages de ses habitants. Ceci ayant pour objectif de rendre visible la politique locale d’aménagement.

    Projet associant Natural Idées et Cyl@pass.

    • Cycles & Co

    S’appuyant sur une carte communautaire des trajets réguliers domicile/travail (tout ou partie) à vélo, l’application fournit des trajets praticables : éprouvés et notés. Des volontaires sont même disponibles pour montrer leur trajet. C’est une aide efficace pour les cyclistes avertis, et un catalyseur pour les cyclistes occasionnels et les nos cyclistes. Les usagers peuvent utiliser ou non leur propre vélo. Les vélocistes peuvent l’utiliser comme base pour proposer des services récurrents aux usagers.

    Projet associant Géovélo smartdata et Bus Cycliste Multimodaux.

    • Velop

    Inventer un service de partage de vélos, « sur mesure » adapté aux caractéristiques d’un territoire et de sa population en développant un système intelligent et communautaire de partage de vélos. Il s’appuie sur la mobilisation du gisement de vélos non utilisés à l’échelle d’une communauté d’utilisateurs + une couche de service numérique qui permet d’amplifier et de sécuriser le partage, et de fournir des données sur les usages pour améliorer le service.

    Projet associant Virez Vélo, AxESS’Cycle, Spartime et Velocomotion.

    En savoir plus sur les 3 projets

    Contact Fing : Denis Pansu

    La rencontre du 23 janvier est réservée aux membres du Club des Villes et Territoires cyclables et de Transitions²

    Programme

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1476/le-definnovation-mobilites-actives-livre-ses-resultats
    Par: Sophie Maheo
    Publié: January 23, 2017, 11:41 am

  • La Fing vous proposent un workshop sur le potentiel de transformation à la petite échelle et l’articulation entre « petits » et grands acteurs le 30 janvier à 14h au Square, le nouveau lieu d'open innovation de Renault à Paris.

    L’État, les grandes entreprises, réseaux et écosystèmes propres à chaque situation se posent la question des rapports entre grande et petite échelle. Quelles dynamiques de transition activer à la petite échelle dans les transformations en cours et à venir ? Quelles articulations entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    INSCRIPTION

    Programme

    • 14h: Accueil
    • 14h10 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h40 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 16h - 18h : Sessions de production collaborative d’une micro histoire prospective 

    Informations pratiques

    Le worshop aura lieu au Square, 100 rue Amelot Paris, 75011 France (l'entrée se fait par le passage Saint-Pierre Amelot)

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques. Edition Questions Numériques Think Small de la Fing

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     ​​
    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • L’ADEME et la Fing, avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, vous proposent un atelier d’échanges et de production collaborative de micro-histoires prospectives le 17 janvier de 13h30 à 17h30

    Participation citoyenne, innovations sociales, systèmes de production d'énergie décentralisée, autorénovation, financement participatif, crowdsourcing, microfinancement, auto-entrepreneuriat et start ups.... quels potentiels de transformation à la petite échelle, quelle articulation entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    Inscription​

    Programme

    • 13h30 : Accueil Café
    • 13h40 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h15 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 15h45 - 17h30 : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective

    Informations pratiques

    Le workshop aura lieu dans les locaux de l’ADEME Sophia, 500 route des Lucioles, Valbonne.

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • La Fing, dans le cadre de sa campagne Mes Infos, publie une charte sur les données de santé : http://mesinfos.fing.org/mes-donnees-ma-sante/

    Le projet MesInfos Santé bénéficie de l'expertise de la Cnil et du parrainage du Ministère des Affaires Sociales et de la Santé.

    La charte est dors et déjà signée par plusieurs signataires, vous en trouverez la liste page 2 du document.

     



    Article importé: http://infolabs.io/content/charte-mes-donnees-ma-sante-de-la-campagne-mes-infos-sante
    Par: Armelle Gilliard
    Publié: December 7, 2016, 11:46 am

  • Campagne Infolab.

    MA DATA AU CANADA !

    Par Campagne Infolab. dans le groupe Campagne Infolab. le 7 décembre 2016

    À l'invitation du Consulat général de France à Québec, pour la FING et CIVITEO  retour sur plusieurs rencontres, conférences et débats avec nos cousins québécois. L'occasion de mesurer que de nombreuses questions se posent en termes identiques des deux côtés de l'Atlantique.

    Données ouvertes d'abord. Comme en France, l'Opendata du Quebec cherche un second souffle. Un haut niveau de standardisation, des données de qualité, des collectivités pionnières et exemplaires ne garantissent ni la généralisation de l'ouverture des données, ni surtout un bon niveau de réemploi. Qu'il s'agisse de renforcer la transparence des politiques publiques, de susciter l'appropriation citoyenne, de favoriser un usage pertinent des données, le chemin vers des changements profonds est long et délicat. Les hackathons ne suffisent pas à l'émergence d'une nouvelle culture. Le programme Infolab de la FING intéresse Outre-Atlantique ! Rendez-vous à Paris lors du sommet Opengov des 7, 8 et 9 décembre prochain !

    Algorithmes et Bigdata ensuite. Des échanges avec les chercheurs de l'école polytechnique de Montréal, je ressors avec deux certitudes. D'abord que l'algorithmie va nous conduire vers des modèles prédictifs de plus en plus puissants et performants, et que ces modèles pourront être utilisés au service de l'intérêt général. La prévention de catastrophes et d'accidents par l'analyse combinée de signaux très faibles est déjà techniquement possible. Encore faut-il collecter les données pertinentes. Deuxième conviction : l'avenir de l'algorithmie est open source. Les polémiques naissantes, et justifiées, sur l'opacité de certains processus de traitement de données individuelles disparaîtront lorsque la communauté scientifique et les développeurs généraliseront l'ouverture de leurs algorithmes. 

    Troisième sujet de ce périple quebecois : les données électorales. Sujet ô combien d'actualité chez nos cousins, qui assistent effarés aux derniers rebondissements de la campagne américaine. Répondant à l'invitation de Radio-Canada, j'ai pris part à une émission sur la mise à mal des travaux des politologues par le phénomène Trump. L'occasion d'évoquer les perspectives futures du "Bigdata électoral". Tests grandeur nature en France pour 2017 !

    Enfin, ce séjour intense a été clôturé, par une conférence à Québec sur le "Bigdata et les données personnelles". Quelques jours à peine après le début de la polémique sur le super fichier des identités en France, il a été facile de voir que nous partageons avec nos cousins des préoccupations similaires. Le programme MesInfos de la FING est l'une des pistes vers le "Safe data". À suivre !





    Article importé: http://infolabs.io/content/ma-data-au-canada
    Par: Jacques Priol
    Publié: November 15, 2016, 3:57 pm

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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