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    Le pilote MesInfos, 1 an après

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    Par MesInfos dans le groupe MesInfos le 24 juillet 2017

    Lorsque nous avons lancé le pilote MesInfos, début 2016, après quatre années de travaux sur le sujet du “retour des données personnelles aux individus”, l’ambition était claire : “faire franchir un cap” au Self Data. Pourquoi, après ces premières années d’exploration et d’expérimentation, avions-nous jugé temps d’accélérer les choses ?

    Essentiellement pour trois raisons :
    > Le sentiment que la situation (montée de la défiance des individus vis-à-vis des organisations, en particulier sur le sujet des données, asymétrie totale entre l’accès à l’information et les capacités de traitement des uns et des autres…) ne pouvait plus durer pour penser une économie durable et surtout une société désirable.
    > Le sentiment que quelque chose était en train de bouger : un écosystème émergent de services et plateformes autour des données personnelles (cloud personnels, services se revendiquant de “VRM”…), la multiplication des conférences sur le sujet, les échanges nourris avec des entreprises partageant un intérêt pour lancer des expérimentations voire des stratégies autour du Self Data, l’évolution à venir de la loi européenne en matière de protection des données personnelles, avec le RGPD
    > Enfin, après quatre années de travaux avec des partenaires et complices – dont certains creusent avec nous le sujet depuis le début, le sentiment que pour apprendre davantage de ce que signifierait le Self Data (en termes de défis techniques, organisationnels, économiques, en termes de valeur et d’usages, etc.), nous devions nous confronter au terrain, avec un projet pilote ambitieux.

    Le format que nous avions choisi pour ce pilote, nous l’avions déjà – en partie – éprouvé en 2013 lors d’une première expérimentation, limitée dans le temps et les dispositifs techniques (transfert de fichiers de données et non pas développement d’API pour transférer les données, par exemple). Il s’agissait, avec ce pilote de réunir autour de la table de grandes organisations détentrices de données – publiques ou privées, de les inciter à restituer les données qu’elles détiennent et utilisent dans leur SI à 3000 de leurs clients ou usagers volontaires (contre 300 pour la 1re expérimentation) ; pour cela, il était nécessaire que les futurs testeurs disposent de leur propre outillage, qui leur permettrait de recevoir les données, de les visualiser, les comprendre, les stocker en toute sécurité, et les réutiliser grâce à de nouveaux services tiers (c’est cela, que nous nommons le Self Data). Nous avons ainsi choisi de collaborer pour ce projet pilote avec la startup française de cloud personnel Cozy Cloud, pour donner corps à cette vision. Enfin, puisque nous cherchions à apprendre, nous avons constitué une équipe de chercheurs issus de disciplines diverses (sociologie, marketing, ergonomie…)

    Un an après, où en sommes-nous ?

    Un peu plus d’un an après le lancement du pilote, quel bilan pouvons-nous en dresser ? Difficile de parler de véritable bilan, puisque nous sommes en réalité au milieu du gué : nous avons déjà beaucoup appris, notamment sur tous les défis et difficultés inhérentes à la mise en oeuvre de la restitution des données personnelles pour les organisations. Mais beaucoup reste encore à apprendre, puisque la majeure partie des testeurs du pilote ne sont pas encore officiellement investis. Mais alors, que s’est-il passé pendant cette première année, durant laquelle nous avons beaucoup travaillé en sous-marin ?

    Un travail de fond sur la mise à disposition des données : Identifier les données, mettre en place les process de restitution – souvent, développer des API ou s’appuyer sur des API existantes, les documenter pour les rendre “réutilisables par des acteurs tiers” est un long chantier en soi. Mais travailler sur la restitution elle-même signifie également travailler sur le cadre global (juridique et technique), clarifier les responsabilités sur la chaîne de transfert des données, rassurer les détenteurs sur la plateforme de mise à disposition des données, notamment en matière de sécurité. Même si une fois que les données sont entre les mains des individus, sur leur cloud personnel, les testeurs peuvent théoriquement en faire ce qu’ils veulent – les détenteurs ne sont plus responsables – c’est un saut dans l’inconnu à faire pour des organisations qui découvrent juste le Self Data. Le chantier “données” est complexe, et à lui seul a pris près de 6 mois pour porter ses fruits.

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    Des cas d’usage… aux services prototypés, un défi : Un des enjeux du pilote est de faire émerger des cas d’usage et des services Self Data que les testeurs pourront expérimenter depuis leur Cozy. Il s’agit peut-être d’un des chantiers les plus complexes du pilote, pour certaines raisons que nous avions déjà identifiées lors de la première expérimentation : la difficulté d’attirer des startups et entrepreneurs sur un marché émergent, en particulier sur une plateforme nouvelle (Cozy en l’occurrence) ; la complexité d’appréhender un sujet neuf, un périmètre de données mis à disposition parfois un peu limité pour imaginer des cas très riches de croisement de données… Si le chantier est amorcé depuis un an environ (produisant une dizaine de services prototypés), ces points sont des obstacles majeurs dans son déroulement, qui nous restent toujours à surmonter… Force est aussi de reconnaître que l’écosystème du Self Data – au-delà du pilote, en France et internationalement – est encore tout juste balbutiant. Les plateformes et services Self Data ont besoin de données pour se développer et fonctionner, et les détenteurs de données sont souvent en attente de cas d’usage voire de modèles économiques pour se lancer dans la restitution des données, ce qui limite à ce jour la structuration de ce marché.

    Le travail sur la plateforme
    Comment présenter les données, mais aussi ce nouvel espace “personnel” qu’est le cloud personnel ? Visualiser des données, mais aussi le concept du cloud personnel sont des choses familières pour les profils les plus technophiles, beaucoup moins pour la plupart des individus. C’est toujours un défi : comment rendre intelligible, appropriable, simple d’usage… le Self Data et le cloud personnel ? Il a été nécessaire pour Cozy de faire évoluer son interface, de façon radicale, au cours du pilote, afin de s’adresser à un plus grand public.

    L’évolution du contexte réglementaire : un levier, un frein
    Le pilote MesInfos a été conçu dès le départ comme un projet collectif (associant les partenaires aux grandes décisions et au pilotage du projet) ; le développement du Self Data repose nécessairement sur un écosystème, comprenant détenteurs de données, plateformes personnelles de données, services tiers, individus… Nous avons passé du temps à réfléchir aux évolutions de cet écosystème international, aux perspectives de développement du Self Data à plus long terme, à ce que devrait / pourrait devenir MesInfos à partir de 2018…
    Le tout dans un contexte réglementaire en mouvement, puisque le GDPR signifie des évolutions réglementaires significatives en matière de données personnelles, instaurant notamment un droit à la portabilité des données. Le périmètre de ce droit a été soumis à de nombreuses interrogations entre l’automne 2016 et le printemps 2017 ; le G29 a depuis apporté une série de lignes directrices précisant l’étendue, les données concernées et les modalités d’application possibles. L’article 20 a donc été le sujet de nombreux débats – parfois paradoxaux – entre les acteurs impliqués dans le pilote MesInfos, et plus globalement de la communauté du Self Data : le périmètre des données et les modalités de restitution devaient-ils s’aligner sur ce que serait ce droit ? Tester des choses dans le pilote signifie-t-il jurisprudence en matière de restitution des données personnelles ? Comment penser dès à présent des modalités de portabilité des données dimensionnées pour plus de 3 000 personnes, puisque le droit à la portabilité concerne à partir de 2018 tous les citoyens ?

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    (Via Tristan Nitot)

    Pour ne pas perdre de vue les objectifs du pilote, nous avons choisi de lancer une réflexion autour de l’application du droit à la portabilité (comment accompagner les organisations dans la mise en oeuvre de ce droit et faire en sorte que cela soit porteur de valeur partagée, pour elle comme pour les individus ?), tout en dissociant cette réflexion du pilote. Le projet Rainbow Button était né, avançant parallèlement au pilote MesInfos : ce dernier vise à tester, apprendre, mettre en oeuvre le Self Data en bénéficiant d’un bac à sable concret ; le Rainbow Button vise quant à lui à définir un cahier des charges, un cadre commun (UX, technique, juridique…) de mise en oeuvre de la portabilité applicable à compter de mai 2018. Les deux se nourrissent et sont complémentaires ; cet édifice a mis du temps à mûrir et à se mettre en oeuvre, mais commence à prendre corps.

    >> Retrouvez la documentation de l’amorçage du projet sur 2016 et début 2017 (.pdf, un document qui évoluera à mesure des avancées et enseignements du pilote).

    Demain, quelles suites ?

    La marche que nous nous étions fixée était très haute. Aucun de ces chantiers n’est totalement terminé – il reste beaucoup à faire, notamment du côté des prototypes de services ; les mois prochains seront aussi le temps des retours d’usage, de la recherche, des enseignements, de la documentation et de la formalisation. Pour en avoir discuté avec d’autres acteurs de l’écosystème international autour du Self Data (MyData dans les pays scandinaves, VRM ailleurs…), un an après son lancement, le pilote MesInfos reste une expérience inédite et excitante. Le “passage de cap” dépendra, au-delà du déroulement du pilote lui-même, de la structuration de l’écosystème que nous mentionnions et de l’engagement pérenne de détenteurs de données. En cela, le droit à la portabilité pourrait bien aider le Self Data, ouvrant la porte d’un tout nouveau marché, si chacun joue le jeu.




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-pilote-mesinfos-1-an-apres/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-pilote-mesinfos-1-an-apres
    Par: Marine Albarède
    Publié: July 24, 2017, 10:51 am

  • Pour la seconde année consécutive, la Fing (au travers de l’équipe MesInfos) contribue à l’organisation et au programme de la conférence internationale MyData, qui se tiendra à Tallinn (Estonie) et Helsinki (Finlande) du 30 août au 1er septembre 2017.

    Près de 800 participants venus du monde entier y partageront leurs connaissances, expériences et projets à propos du développement du Self Data – l’utilisation des données personnelles par les individus eux-mêmes, à leur initiative et sous leur contrôle.

    Les conférences et ateliers s’organisent autour de 12 thèmes qui couvrent à la fois les usages, les modèles économiques, les défis techniques et juridiques, les initiatives en cours dans différents pays ou territoires… Plusieurs partenaires de MesInfos y interviendront.

    La conclusion de la conférence sera l’occasion d’annoncer la création d’une organisation globale qui fédérera les acteurs du Self Data. La Fing fait partie de ses initiateurs.

    Programme et inscription : mydata2017.org




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/mydata-2017-30-aout-au-1er-septembre-tallinn-helsinki/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mydata-2017-30-aout-au-1er-septembre-tallinn-helsinki
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: July 20, 2017, 12:19 pm

  • Présentation publique du cahier Questions Numériques “Think Small, Prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle” le 14 septembre - 17h-19h

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    La numérisation a mis le monde dans notre poche : tout en prenant au sérieux le « big », ne doit-on pas considérer la puissance du « small » ?

    Cette édition du cycle de prospective Questions Numériques s’est proposée de prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle et de la confronter aux grands défis collectifs – économiques, techniques, sociaux, environnementaux . Elle fournit plusieurs éléments de culture Think Small, ces premiers résultats seront exposés et débattus. Nous introduirons ensuite une 2e saison du cycle « Think Small , Se transformer à la petite échelle" en prenant appui sur des modèles du vivant.

    INSCRIPTION

    Programme

    • 17h : Introduction au "Think Small" et présensation du cahier d'enjeu Questions Numériques
    • 17h40 : Se transformer à la petite échelle, vraiment ?
    • 18h : Think Small, numérique et modèles du vivant
    • 19h : Cocktail networking

    Informations pratiques

    Lieu parisien à confirmer

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle continu de prospective créative de la Fing  « Questions Numériques ». L'angle Think Small s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. 

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     

  • Suite de la série de micro-billets pris sur le vif pendant le séminaire Marsouin 2017 (18 et 19 mai) #marsouin2017

    Bénédicte Havard Duclos est sociologue au LABERS (Laboratoire d’études et de recherche en sociologie) à Brest. Dans des questionnements voisins de ceux de Capacity développés dans l’ANR Poplog, elle s’interroge sur les aspects capacitants du numérique dans pratiques de reconnaissance de l’activité des assistantes maternelles.

    Quels impacts du numérique dans les identités professionnelles ?

    Une des hypothèses de travail est que le numérique peut s’avérer révélateur du rapport au travail des individus.

    Le métier d’assistante maternelle diffère d’autres professions à vocation pédagogique : il n’y a pas d’injonction à utiliser du numérique, de type ENT. La profession se professionnalise de plus en plus, tant en matière de conditions d’accueil que d’aptitudes pédagogiques, cette dernière dimension est plus neuve.

    Mais quid des « anciennes » assistante maternelle ? Comment se sont-elles adaptées et saisies de cette injonction à être de plus en plus qualifié ?

    Quels sont les usages numériques des assistantes maternelles ?

    • Ils sont plutôt privés
    • récréatifs, à visée documentaire et communicationnelles, mais aussi expressive (prise de parole)
    • ils visent plus ou moins les pairs, mais concernent aussi les parents et les enfants

    Bénédicte a mené des entretiens longs, mais s’est aussi intéressée à des pratiques en ligne (sur le forum assistantes-maternelles.net, très vivant, des messages lus plusieurs milliers de fois, qui mobilisent beaucoup de réponses), mais aussi en « aspirant » quelques comptes Facebook.

    Les messages sont considérés dans une double « fonction » (Madeleine Ackrich) : ils sont porteurs de contenus, mais aussi de communication, d’une relation : à qui on répond ? comment les discussions s’enchaînent ?

    Le forum présente les caractéristiques assez classique de la “loi de puissance » : un petit nombre de contributeurs postent beaucoup de contributions »

    Qu’est-ce qui peut motiver les assistantes maternelles à chercher de la reconnaissance ?

    Malgré une tendance à la professionalisation plus importante de l’activité (notamment en matière de formation pédagogique) :

    • les rémunérations restent faibles, avec de grandes disparités
    • lutter contre l’isolement relationnel
    • une attention importante à ne pas déborder sur la vie professionnelle : par exemple, sous prétexte que c’est du travail à la maison, les parents arrivent plus facilement en avance ou en retard, et les individus doivent développer des stratégies fines de de partage entre activités professionnelles et personnelles, y compris dans l’aménagement de la maison.

    Sur le forum, les prises de parole en ligne sont plutôt bien écrites, respectent des codes de civilité ordinaire, sans de vulgarité : il s’agit de pratiques assez ténue, qui semble aller dans le sens de la recherche de reconnaissance.

    A quelques exceptions prêt, ça ne dérape pas.

    Au fond, à quoi sert l’internet ?

    D’abord à “faire voir” qu’on a des savoirs, mais aussi rompre l’isolement.

    De quoi parle t-on ?

    • des aspects liés au droit du travail
    • des méthodes éducatives
    • de la relation à l’agrément envers les PNI (qui sont de fait les les supérieurs hiérarchiques)
    • l’amélioration de son travail : équipement, bon plans, etc.

    Du côté des indépendantes, il y a concurrence les unes avec les autres. Les pratiques en ligne l’illustrent bien : la seule question restée sans réponse concernait une question posée par une personne qui chercher à s’installer à un endroit et se demandait s’il y avait du « potentiel client »

    Au fond, il semble que l’internet fonctionne comme un accélérateur de diffusion des nouvelles normes éducatives et comme un accélérateur de la professionnalisation du métier. Ce qui génère des inégalités pour celles qui ont du mal à prendre la parole en public « correctement »

    Sur le non usage : celles (parmi le panel) qui utilisent le moins sont paradoxalement les plus diplômées, mais qui ont assez de confiance en elles pour dealer d’égal à égal avec la PNI. On est plutôt dans non-usage « actif », en tout cas qui n’est pas subi : « je n’ai pas besoin d’internet puisque en cas de problème, je suis assez à l’aise pour passer un coup de fil pour m’expliquer avec la PNI ».

  • Suite de la série de micro-billets pris sur le vif pendant le séminaire Marsouin 2017 (18 et 19 mai) #marsouin2017

    Benjamin Agi, doctorant à IMT Atlantique en sciences de gestion, s’intéresse aux individus qui s’attachent à la protection de leurs données en ligne, en particulier à leur parcours : comment se forme l’opinion des citoyens vis-à-vis de la protection de leur vie privée au regard de la protection de leur vie ?

    Selon une enquête de la CNIL, 27% des usagers jonglent avec leurs paramètres de protection, et 45% des individus ont des pratiques d’obfuscation et diffusent de fausses informations pour protéger leur vie privée.

    La littérature en sciences de gestion s’intéresse généralement à la relation entre les organisations privées et les consommateurs. Mais on prend généralement peu en compte le type de consommateurs. En psychologie, on s’intéresse à la perception d’inquiétude vis à vis des technologies, la sociologie, elle, va s’intéresser aux parcours d’usage, aux expériences passées.

    Pour Benjamin, on ne considère pas assez l’individu dans la durée, et on ne traite pas l’individu dans ses relations avec l’acteur public.

    D’où les questions de recherche qu’il a formulé :

    • existe t-il différentes sensibilités vis à vis de la vie privée ?
    • y’a t-il des étapes dans les parcours des individus ?

    Benjamin distingue 5 attitudes vis à vis la défense de la vie privée en ligne, qu’il décrit selon 3 variables : l’attachement à la protection de la vie privée, l’implication actuelle et la diffusion et la propagation des outils et méthodes.

    Les 5 profils types :

    • Les confus, au 1er stade, assez mal à l’aise avec les enjeux et les solutions
    • les convertis
    • les propagateurs, qui transmettent les infos sans former
    • les formateurs, qui ont un rôle dans la transmission des outils techniques de protection
    • les opportunistes, qui utilisent ça à des fins professionnelles
    • les inconditionnels

    Quels éléments communs de parcours retrouve t-on ?

    Il est trop tôt pour avoir des conclusions, le travail de thèse n’en est qu’à mi-parcours.
    Reste que toutes les personnes interrogées ont cité l’ “affaire Snowden” comme déterminant dans leur parcours : est-ce la marque d’une césure, qui a marqué les comportements ? C’est à vérifier : aujourd’hui, le profil type du défenseur de la vie privée est soit actif dans le libre et ou bien provient du monde des bibliothèques.

    L’autre piste à creuser est la manière dont l’environnement social des individus affecte les perception de la protection.

  • Suite de la série de micro-billets pris sur le vif pendant le séminaire Marsouin 2017 (18 et 19 mai) #marsouin2017

    Dans un travail avec Françoise Paquienséguy, Valentyna Dymytrova s’est interrogé aux enjeux de transformation des Métropoles via l’Open Data menée dans le cadre du projet ANR OpenSensing City.

    Plusieurs facteurs ont favorisé ces dernières années la mise en place de stratégies Open Data métropolitaines : réforme territoriale (loi MAPAM), directives européennes et stratégies de marketing territoriales (projets de Smart City)

    Sur cette toile de fond, les chercheuses se sont posé deux questions :

    • A qui profite les portails Open Data des métropoles ? A quel niveau les stratégies d’Open Data renforce leur pouvoir ?
    • Que disent les portails métropolitaines des stratégies des métropoles et des acteurs et qu’elles fédèrent ?

    Le travail de recherche a abouti à établir une typologie des portails, 3 idéaux-types :

    1. L’idéal de la transparence lié à l’ouverture des données publiques
      Il s’agit le plus souvent une réponse à la directive Inspire (accessibilité des informations publiques et protection de l’environnement)
      C’est le cas des portails de Berlin et Montpellier, qui sont en train de bouger vers les deux autres catégories.
      Les caractéristiques de ces types de portail : un fort ancrage territorial du côté des contenus (les données locales sont mises en avant sur la page d’accueil), les logos mettent en avant la métropole et l’ancrage territorial.
      Egalement, ces portails sont accessibles par plusieurs entrées, et pas uniquement pour les « geeks » : les données mises en avant concernent les pré-occupations quotidiennes des individus, en proposant par exemple des visualisations (nombre de marché dans la ville, d’aires de jeux pour les enfants, etc.)

    2. L’idéal de la Smart City compétititive et attractive.
      Ici, les données privilégiées sont celles qui concernent le transport et l’économie. Les villes sont mises en avant comme des “marchés de données », le champ lexical dans ce sens est très explicite.
      Ces portails s’adresse d’abord aux acteurs économiques et aux développeurs.
      C’est le cas des portails de Londres, Bordeaux ou Lyon.

    3. L’idéal top de la Smart City citoyenne et responsable
      Parmi les portails emblématiques de cet idéal : New-York, Séoul, Rennes.
      L’accent est mis sur les données crowdsourcées. Les interfaces sont orientées vers les citoyens. Un travail sur les icônes témoigne de la volonté de baisser les barrières à l’entrée.
      Précision de l’intervenant : contrairement aux autres, le portail héberge un forum interne, mais ne propose pas de prolongement vers les réseaux socio-numériques. 
      Ici, de nombreux contenus éditoriaux cherchent à donner du sens aux données
  • Le séminaire Marsouin 2017 (18 et 19 mai) a permis de partager quelques pistes et résultats de Capacity. En voici quelques morceaux choisis. #marsouin2017

    Margot Beauchamps est géographe, et s’intéresse depuis longtemps aux usages numériques et leur inscription dans les dimensions territoriales.

    Elle coordonne le groupement de recherche Marsouin en Bretagne. A ce titre, elle a animé la réalisation de l’enquête nationale Marsouin destinée à tirer des enseignements sur le pouvoir d’Agir (le rapport d’enquête, .pdf).

    L’enjeu de l’enquête : les Français bénéficient-ils tous au même degré des potentialités offertes par l’internet en termes d’augmentation du pouvoir d’agir ?

    5 dimension de l’empowerment ont été considérées dans l’enquête :

    • La sociabilité
    • La connaissance
    • Le pouvoir d’achat
    • La participation politique
    • L’organisation de la vie quotidienne : gagner (ou perdre) du temps

    Quelques résultats tirés des premiers résultats de l’enquête autour de ces 5 « déterminants » du pouvoir d’agir — ces résultats devant être à prendre avec des pincettes puisqu’ils feront l’objet de croisement avec les autres travaux de terrain de Capacity.

    45% des internautes déclarent s’être ouverts à d’autres milieux sociaux : parmi ceux-ci, beaucoup ont des revenus faibles. Peut-on en déduire que l’internet a joué un rôle de correcteur dans les inégalités de capital ? C’est en tout cas une hypothèse à creuser.

    (…) Internet est un facteur de correction des inégalités de capital social, dont on sait qu’il est d’autant plus fort que les revenus sont élevés. (…) Le niveau d’étude, en revanche, ne joue pas sur la manière de répondre à cette question.

    Pour explorer l’accès à la connaissance, l’enquête a cherché à regarder des apprentissages formels (sanctionnés par un diplôme, une certification, etc.) et informelles (comme consulter les tutoriels à distance, chercher des informations en ligne, etc.).

    Ici, l’internet semble renforcer les inégalités : les internautes qui décident de suivre des cours en ligne sont aussi ceux qui sont le plus diplômés. Pour autant, côté modalités informelles, internet semble être un facilitateur — mais là aussi le diplôme joue.

    Le résultat le plus marquant concernant le profil des internautes suivant des cours en ligne est la très forte surreprésentation des plus diplômés (bac +3 et plus) et la sous-représentation des détenteurs d’un niveau CAP/BEP ou moindre : ainsi, ceux qui tirent le meilleur parti d’Internet pour élargir leur gamme de connaissances et compétences dans des dispositifs d’apprentissage formels sont ceux dont les compétences sont déjà reconnues à travers des diplômes (…)

    Côté pouvoir d’achat, les internautes se retrouvent plus en situation de force, mieux outillés pour comprendre, comparer, voire se proposer comme offreur (en louant une pièce, un objet, etc.). Les internautes les plus aisés déclarent d’avantage que les autres que l’internet leur a permis d’augmenter leur pouvoir d’achat.

    (…) L’âge, la catégorie socioprofessionnelle et le revenu mensuel du foyer déterminent en partie la probabilité de faire des achats sur des sites de e-commerce. Les internautes de 25 à 49 ans sont plus nombreux en proportion à le faire que les autres classes d’âge, y compris les plus jeunes (18–24 ans), dont la consommation générale est probablement moins intense.

    Quelques points d’approfondissement évoqués :

    • A qui profite le plus les usages d’internet ? Quels profils ?
    • Les différences de sexe sont à creuser.
    • Les compétences numériques sont-elles décisives ? C’est une question encore aujourd’hui sans réponse.
  • Que signifie pour une organisation se lancer dans le Self Data ? Comment faire pour restituer des données personnelles à ses clients ou usagers ? Une année de travail dans le cadre du pilote MesInfos nous a permis de documenter le process, les écueils, les leviers, les étapes… de la restitution des données, pour un détenteur qui souhaiterait se lancer dans le Self Data.

    Nous avons identifié 4 questions clés pour les organisations qui souhaitent lancer un projet de Self Data. Mais une partie de ces enseignements peut aussi nourrir les projets de mise en oeuvre de la portabilité, telle que définie par le GDPR (Règlement Européen de Protection des Données Personnelles).

    Ces éléments ont vocation à s’enrichir au fil de l’année, mais nous espérons qu’ils pourront d’ores et déjà nourrir les réflexions des uns et des autres !

    “Je souhaite engager mon organisation dans la restitution des données personnelles, mais je ne sais pas par où commencer. Quels collaborateurs associer en interne ? Quel est le premier chantier ?”

    La restitution des données personnelles aux clients ou aux individus est de fait un projet très transverse. Différents services et plusieurs personnes seront à associer à un moment ou à un autre du projet : innovation, marketing, DSI, services juridiques, métiers… un bon point de départ est de commencer par identifier des interlocuteurs, afin de présenter le projet en interne à plusieurs de ces collaborateurs, éventuellement en associant des acteurs de l’écosystème Self Data (Fing ou acteurs similaires, plateformes Self Data, etc.).

    Quelles étapes pour la restitution des données à proprement parler ? Comment mettre cela en oeuvre ?

    On peut décrire le processus avec les phases suivantes.

    1. Formuler une liste des données : établir une liste de ce qu’il y a dans vos systèmes d’information en termes de données, que vous envisagez de transmettre aux individus qu’elles concernent (idéalement en mobilisant des collaborateurs de la DSI – voire de la gouvernance de la donnée – des métiers, habitués à travailler avec ces données au quotidien, et de la relation client / marketing)

    2. Initier une procédure d’approbation de l’initiative, du principe et des modalités de transmission des données, et de la liste des données par votre organisation.

    Tous les partenaires qui transmettent des données en 2016 dans le pilote MesInfos ont dû passer par là. Ces procédures internes étaient dans chaque cas différentes, mais en général assez longues, et demandant de porter le message en interne dans différents services. Ici encore, associer des acteurs extérieurs peut être opportun.

    3. Formaliser la liste des données, en commencer la documentation. Cela permettra notamment de l’ajouter dans un outil indispensable au pilote : http://mesinfos.fing.org/cartographies/datapilote/. Cet outil est un support d’échange clé avec les acteurs du projet, et permet de faciliter l’appropriation des données par des ré-utilisateurs (cela mobilisera la DSI et ses métiers pour élaborer la documentation précise).

    4. Préparer un système de transmission : nous penchons vers des éléments automatiques, mais pour l’instant cela reste des solutions assez légères, dimensionnées pour les quelques milliers de testeurs du pilote.

    Ici, les questions à traiter (qui mobiliseront principalement la DSI) :

    - identification : comment relier l’individu qui demande ses données, à son identifiant client dans le SI (et ainsi à ses données) ?
    - authentification : comment s’assurer que la personne qui demande ses données est bien celle qu’elle prétend être ?
    - transmission : comment transmettre de manière sécurisée les données ?

    De quelles données parle-t-on ? Quel format, quel standard ? Quelles possibilités de visualisation ?

    On trouve en général différentes catégories de données personnelles :

    - Les données administratives et sur la relation client (CRM) : fiche client, données de segmentation, facturation, contrat, … On les retrouve dans toutes les organisations, souvent avec quelques spécificités. Elles amènent des cas d’usages assez administratifs. Par exemple, le cas d’usage de mise à jour automatique de ces données, de l’individu vers l’organisation, souvent évoqué comme une perspective intéressante par les organisations.

    - Des données transactionnelles souvent très liées et spécifiques au métier de l’organisation. Ce sont les relevés de consommation d’énergie (des compteurs connectés), les relevés de comptes, les sinistres (assurances), le journal d’appel, … Elles offrent souvent un regard et un point de vue objectif à l’individu sur des actions dont il n’a pas forcément pleinement conscience. Ce sont ces données qui ouvrent le plus les potentiels de cas d’utilisation, et la valeur d’usage des services sur les Self Data.

    - Des traces et des communications et points de contact entre l’organisation et son client, tels que les horodatages de connexion sur l’espace client Web, les dossiers de suivi du service client… On imagine immédiatement une exploitation partagée de ces données par l’organisation et l’individu, tant la transparence et l’efficacité sont précieuses dans ces moments pour les deux parties.

    Les modèles de données et formats sont peu challengés, mais font l’objet d’une traduction dans la plateforme (Cozy), afin de les rendre plus cohérents, d’un point de vue transsectoriel.

    Capture d’écran 2017-05-24 à 16.06.31

    Quelle responsabilité pour le détenteur de données ?

    De manière relativement simple, une société détentrice de données personnelles, qualifiée de responsable du traitement au regard de la loi « Informatique et Libertés », n’est plus responsable des données une fois que :

    - Celles-ci ont été transférées à la personne concernée ;

    - Et qu’elle n’opère plus de traitement sur lesdites données (ce qui exclut tout traitement, y compris par une application fournie par le détenteur sur le cloud privé).

    En d’autres termes, la responsabilité de traitement du détenteur s’arrête au moment où il n’a plus la maîtrise des données (en termes de finalité d’usage et de moyens de traitement) dans la mesure où il transmet ces dernières à la personne concernée.

    Par ailleurs, de manière plus générale, la transmission des données est sans incidence, d’un point de vue juridique, sur les obligations du détenteur quant au traitement initialement opéré sur les données.

     

    Mais alors, quel lien entre le pilote MesInfos et le GDPR ?

    Quel lien peut-on faire avec l’évolution de la réglementation européenne concernant les données personnelles, notamment au regard de l’article sur le droit à la portabilité du GDPR (General Data Protection Regulation) ?

    Le périmètre de ce droit, tel que défini notamment par la CNIL et le G29, est large. Il comprend toutes les données personnelles qu’un individu donné a fourni (“provided”) au détenteur de données/responsable de traitement (voir question suivante).

    L’article 20 du GDPR engage dans tous les cas les organisations à rendre ce droit à la portabilité effectif dans les deux années qui viennent (d’ici mai 2018).

    Ainsi, le pilote MesInfos est une manière pour les partenaires de réfléchir à ce droit ; une occasion de déterminer les manières de se mettre en conformité avec le règlement et donc d’appliquer le règlement le plus vite possible, pour prendre un temps d’avance et créer pour eux comme pour leurs clients de la valeur autour de ce nouveau droit. Pour le dire autrement ce droit n’a jamais été mis en pratique ;  en ce sens, le pilote MesInfos est une manière d’expérimenter des réponses techniques et juridiques. Il sera l’occasion de lister les questions et d’explorer des pistes qui permettent aux partenaires du pilote d’alimenter le travail des juristes dans les entreprises, en vue de l’implémentation du droit à la portabilité.

    Quelles données sont concernées par ce droit ?

    Le périmètre des données restituées dans le cadre du pilote MesInfos (qui correspond, en quelque sorte, à une mise en pratique du droit d’accès) ne sera probablement pas identique à celui du droit à la portabilité.

    En effet, la mise en oeuvre du droit à la portabilité ne concerne pas toutes les données concernées par le droit d’accès. Le règlement fait références aux données “fournies” par l’utilisateur d’un service ; le périmètre est ainsi évidemment plus large que les seules données de formulaire, fournies par un utilisateur à l’inscription.  Ces données “fournies” par l’individu couvrent à la fois (1) des données fournies proactivement (par exemple, adresse mail, âge, nom, etc.) et (2) des données “fournies” passivement par l’individu qui utiliserait un service.  Ce second cas concerne par exemple des données d’historique de recherche, de géolocalisation, de trafic, ou d’autres données “brutes” telles que les mesures effectuées par des capteurs, objets ou applications (par exemple “nombres de pas” dans le cas du quantified self, données de consommation des compteurs communicants, etc.).

    NB : Il peut y avoir des impossibilités justifiées de rendre ce droit à la portabilité pour certaines données (impossibilité technique, etc.), mais les motifs qui peuvent être invoqués sont très limités.

    Qui est le responsable de traitement lorsque les données sont portables ?

    La cascade de responsabilité est encore à définir. Mais globalement, la responsabilité d’un détenteur de données A s’éteint à partir du moment où il y a transfert des données vers un détenteur B.

     

     

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/restituer-les-donnees-ca-veut-dire-quoi-1er-mode-demploi-pour-les-organisations/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=restituer-les-donnees-ca-veut-dire-quoi-1er-mode-demploi-pour-les-organisations
    Par: Marine Albarède
    Publié: May 24, 2017, 4:27 pm

  • Depuis le 04 Jul 2017 à 09:00
    Jusqu'au 04 Jul 2017 à 17:30


    Le 4 juillet. L'enjeu : explorer de nouveaux chemins pour la transition écologique, à partir des envies d’action exprimées par chacun(e)s.

    Transitions² / L’Agenda du Futur

    Open Conference #2

     

    Mardi 4 juillet, 9h - 17h30 / Le Square Paris, 3 passage Saint-Pierre Amelot, 75011

     

    Cette 2e rencontre de la communauté Transitions² rassemble 80 personnes au Square Paris (innovateurs, acteurs publics, chercheurs, associations, designers…) issus des mondes de l’écologie et du numérique.

    Elle poursuivra le travail engagé le 23 mars dernier  pour construire, un « Agenda commun pour le Futur » au croisement du numérique et de l’écologie.

     

    INSCRIPTION

     

     

    PROGRAMME DE L'EVENEMENT
     

    >>> Il est encore temps de contribuer au programme de la journée en proposant, de manière très simple, un sujet à discuter ou un projet à présenter !
    Décrivez-les en 3 lignes et mettez-les au programme de la journée !
     

    >> REMPLIR LE FORMULAIRE

     

    9h-9h30 : accueil café, remplissage de la « traditionnelle » frise Transitions²

     

    9h30-11h30 : SESSION #1 : Construire une culture commune Transition numérique et écologique

    Intervenants :

    • Walter Bouvais, Androids & Sheep
      Patagonia, Fairphone, Interface, ... l'innovation "Facteur 4" existe, nous l'avons rencontrée !
       
    • Daniel Kaplan & Renaud Francou, Fing
      Présentation du nouveau référentiel “Innovation Facteur 4”, pour analyser les projets à fort impact
       
    • Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle
      Comment le numérique s'est immiscé dans 30 ans d'implication citoyenne au service de la transition écologique ...

    11h30 - 11h45 : pause

    11h45 - 12h30 : SESSION #2 : Open stage : accélérateur de projets (“Dating”)

    Les premiers « daters » :

    • Les Energiques (David Bourguignon) : un rassemblement de communautés d'action engagées dans la transition des territoires
    • Open Source Politics (Valentin Chaput) : des solutions civic tech open source faciliter la prise décision collective.
    • The ShiftProject (Zeynep Kahraman et Hugues Ferreboeuf) : think-tank sur les moyens, pour une transition vers une économie libérée de la dépendance aux énergies fossiles
    • Shamengo (Catherine Berthillier) : communauté d'innovateurs et d'entrepreneurs sociaux
    • ... et vos propositions !

    12h30 - 14h : SESSION #lunch : déjeuner en commun offert, sur place

     

    14h-14h45 : SESSION #3 : Inspiration(s)
     

    • Rémi Sussan, internetactu.net
       

    15h - 17h : SESSION #4 : nouveaux chemins de transition écologique

    A partir d'initiatives existantes portés et/ou connues des participants, les ateliers se proposent d'explorer de nouveaux chemins de transition écologique, appuyés sur le numérique : à quoi ressemble la transition écologique outillée par le numérique ? Qu'est-ce qui manque pour réaliser les impacts promis ? Peut-on faire autrement ?

    Premiers thèmes d’atelier :

    • Innovation Facteur 4 : quelles conditions doit-on réunir pour réaliser une "stratégie Innovation Facteur 4" ? Et si nous avions tout ce qu’il faut autour de nous pour faire passer un cap à la transition écologique ?
    • La Fabrique des mobilités : quels besoins communs aux projets de "mobilités actives", même s'ils sont concurrents ? Sur quoi on devrait travailler qui feraient faire un bond à 1000 projets ?
    • Data Litteracie Territoriale : quand les initiatives de capture citoyenne et les démarches territoriales se rencontrent...
    • ... et vos propositions !
       

    17h-17h30 : partage, discussion et feuille de route commune de l'Agenda pour le Futur !

     

    PROPOSER UNE INITIATIVE OU UN SUJET DE DISCUSSION DANS LA JOURNEE : MODE D’EMPLOI

     

    A celles et ceux qui souhaitent se saisir de la journée pour partager une envie d’action commune ou accélérer un de leurs projets, Transitions² propose 2 modalités :
    > remplir le formulaire de contribution

    1- ACCELERATEUR DE PROJETS / DATING (le matin)
     

    Le format : 3 courtes sessions de 20 minutes chacune pour accélérer ces projets, les aider à grandir, leur ouvrir des perspectives et créer des connexions.

    Le mode d’emploi :
    •    Les “daters” proposent un projet, une envie, une idée…  en 140 caractères sur un formulaire avant l’événement
    •    Le jour J, ils la présentent 2 fois en 10 minutes , avec à chaque fois du public différent.
    •    L’équipe Transitions² fournit aux participants des outils simples, pour que chacun se mette, simplement, au service de l'initiative pendant 15 minutes
     
    Degré de préparation nécessaire pour proposer une “session dating” et y présenter une initiative : pas grand chose, juste beaucoup d'enthousiasme !

    2- ATELIER DE TRAVAIL « AGENDA POUR LE FUTUR » (l’après-midi)


    Avant le 4 juillet : exprimer un sujet, une intention, une envie de collaboration ou de discussion… parce qu’il est déjà dans votre feuille de route, parce que c’est déjà une priorité pour vous ! (et dites-nous pourquoi :)
    Le jour J, nous animons l’atelier ensemble, avec celles et ceux que vous envie d'inviter !

     

    FORMULAIRE DE CONTRIBUTION

     

     

    Frise T2




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1674/agenda-du-futur-transitions%C2%B2-open-conference-2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 9, 2017, 11:44 am

  • Le Blue Button américain – qui permet à 150 millions d’Américains de télécharger leurs données de santé et de les transmettre à des services tiers – a toujours été une inspiration pour le projet MesInfos. Mais les données de santé ne sont pas des données comme les autres. Éminemment sensible, la question du Self Data en Santé nous a semblé demander une approche différente de celle que nous menons dans le cadre de MesInfos.

    C’est pourquoi en 2015, le groupe MesInfos Santé – piloté par la Fing – rassemblait acteurs publics, privés et associatifs, issus pour les uns du monde de la santé et pour les autres du numérique, pour commencer à explorer la perspective d’un Blue Button à la française : partager le pouvoir des données de santé avec les individus qu’elles concernent. Nous avons organisé des ateliers de « chasse à la donnée », afin de cartographier les données pertinentes pour la santé des individus, des ateliers de co-conception de services pour imaginer les usages que les individus pourraient faire de leurs données et nous avons exploré plus en détail les défis et pistes de réponses qu’implique ce changement de paradigme.

    En 2016 nous avons voulu faire franchir un pas au Self Data en santé, en allant au-delà de l’exploration. Nous nous sommes associés à la Commission TIC&Santé (initiative interpoles de compétitivité) afin de créer un groupe de travail pour imaginer collectivement les conditions d’expérimentation du “Blue Button à la française”. Nous avons pu bénéficier des retours de terrain du Blue Button américain par la doctorante Sarah Medjek (Fing/Université Paris 10 – Nanterre) qui a rencontré de nombreux acteurs clefs aux États-Unis. Pendant plusieurs mois, associations de patients, professionnels de santé, Sécurité Sociale, mutuelles, industriels, startups, chercheurs, régulateurs… se sont réunis autour de deux objectifs. Le premier : coproduire une “Charte” commune, formalisant objectifs, principes et exigences, associés au retour des données de santé aux individus. Nous avons ainsi publié en novembre dernier la charte « mes données, ma santé », signée par les membres du groupe de travail. Le second objectif visait à préparer l’année 2017 et la mise en action des principes de cette charte : nous avons décrit le scénario d’une expérimentation du partage des données de santé avec les individus qu’elles concernent.

    En 2017, c’est donc cette expérimentation imaginée par des acteurs aux profils complémentaires qui se profile ! Portée par Cap Digital – en collaboration avec la Fing – elle réunira de grandes organisations détentrices de données acceptant de les restituer aux testeurs (assureurs, hôpitaux, laboratoires, institutions …), ainsi que des associations de patients, startups, acteurs de la donnée, chercheurs… Elle porte le nom « Mes Données, Ma Santé » et a pour objectif principal de démontrer la valeur d’usage du Self Data en matière de santé : quels bénéfices les individus peuvent-ils tirer d’un véritable accès à leurs données, mais aussi quelle valeur d’usage pour les autres acteurs du système de santé ?

    Comme prélude à cette expérimentation, nous publions aujourd’hui le résultat des deux années de travaux sur le Self Data en santé. Ce livret actualise une première publication de mai 2016. Il présente les grands enjeux de ce que pourrait être un dispositif “Blue Button” en France et s’enrichit des enseignements de l’année écoulée, de paroles d’acteurs membres du groupe de travail, des retours de terrain du Blue Button américain, de la charte « Mes données, Ma Santé » et du scénario d’expérimentation du même nom.

     

    > Télécharger directement Livret MesInfos Santé : « mes données, ma santé : pour un Blue Button à la française » 2e édition, Avril 2017, 56p, PDF

     

    L’expérimentation « Mes Données, Ma Santé » constitue une exploration inédite des opportunités et des défis de la reprise en main de leurs données par les individus en termes de santé et de bien-être, mais aussi d’innovation et de création de valeur. A vous de faire partie de la dynamique en rejoignant l’expérimentation et les réflexions à venir !




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/de-lexploration-a-lexperimentation-publication-du-livret-mesinfos-sante-2e-edition/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=de-lexploration-a-lexperimentation-publication-du-livret-mesinfos-sante-2e-edition
    Par: Manon Molins
    Publié: April 25, 2017, 11:32 am

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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